Publié dans Grossesse, Papotage

L’arrivée surprenante de notre Facétieuse 2/2

Hier je vous parlais des prémices de mon accouchement, de ma préparation à la césarienne puisque le travail ne c’était pas mis en route tout seul, comme espéré

[ Fin du suspens… Quoique… ]

Nous étions donc dans l’expectative du retour de notre messagère de sage femme. Quand allait-elle revenir? Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire? Qu’est-ce qui lui prenait autant de temps? Elle n’était censée que prévenir le bloc et revenir finir de me préparer pour y descendre.

Les minutes m’ont semblé des heures…

Je m’attendais à la voir revenir avec un brancard, sauf qu’elle est revenue avec un fauteuil roulant. Mais pourquoi s’est-elle ramenée avec un fauteuil roulant? Pour Zarico, j’étais pourtant descendue sur un lit? Je n’y comprenais plus grand chose.

Elle s’est alors arrêtée et m’a annoncée avec un grand sourire « Alors? On va en salle de naissance? ». Je n’ai pas réalisé de suite, je venais de prendre un revers du droit imaginaire et j’étais totalement sonnée. Elle s’est alors reprise et m’a expliqué qu’elle avait discuté avec l’équipe médicale de garde et qu’ils avaient donné leur accord pour que je tente d’accoucher par voies basses, et, que, si j’étais toujours partante, je pouvais rejoindre la salle de naissance « verte ». Un seul mot est sorti de ma bouche « OUI! ». Je ne pensais plus à rien, la tête totalement vide, alors que, quelques minutes plus tôt, j’étais chamboulée d’interrogations, d’angoisses et de regrets.

Finalement, peut être allais-je l’avoir mon accouchement tant rêvé. Je dis bien peut être. Je savais pertinemment que le travail allait être plus que surveillé, à cause de mon utérus cicatriciel, et que les conditions devraient être entièrement remplies pour que tu sortes naturellement. Mais je ne voulais pas y penser. J’étais focalisée sur toi, un grand sourire sur le visage alors que les contractions s’intensifiaient. Je m’en fichais, j’allais tout faire pour que tu viennes au monde le plus naturellement possible.

Je découvrais enfin une salle de naissance. J’étais émue au possissible, parce qu’en fait, je re-découvrais ce qu’était salle de naissance. Une salle de naissance pour un moment heureux, je l’espérais de toutes mes forces.
La dernière fois que nous en avions côtoyé une, c’était pour mon interruption médicale de grossesse. Le terme étant trop avancé, il avait fallu que j’accouche par voies basses. Je pense d’ailleurs, que le fait de vouloir accoucher naturellement ne vient pas uniquement de ma césarienne, il vient aussi de ce foutu « accouchement » ou « non-accouchement ». J’ai souffert, j’ai attendu, j’ai poussé, pour rien du tout. Nous avions vécu tous les côtés « négatifs » sans connaître de dénouement heureux.

Bref, nous y étions enfin, c’était le principal.

A 10h30, mon col était à 2. Les contractions s’intensifiaient mais restaient plutôt supportables. Niaise que j’étais, je me répétais, toute contente, que si c’était ça la douleur, ce serait largement gérable… J’ai très vite compris que j’avais parlé trop vite. Vers 11h30, la douleur était bien là et les contractions très rapprochées. Il était temps de me faire poser cette sacro-sainte péridurale.

Autant l’équipe médicale de garde a été super, attentionnée et à l’écoute, autant l’anesthésiste… On m’avait prévenu qu’ils étaient souvent particuliers, mais à ce point. Il est entré dans la pièce, sans un bonjour, sans rien expliquer. Il a fait son truc, et est parti comme il est venu, en claquant la porte. Pas un seul mot n’est sorti de sa bouche, à un seul moment. Elle était posée, c’était le principal après tout!

Toutes les demi-heures, notre sage-femme, Juliette, passait nous voir afin de surveiller l’avancée du travail. Il fallait qu’il avance régulièrement et qu’il ne dure pas trop longtemps sous peine de se rendre directement au bloc. Je crois que je n’oublierai jamais cette femme. Elle m’a été d’une aide précieuse, une personne douce et patiente, et surtout, avec beaucoup d’humour.
A chaque fois qu’elle passait, elle nous motivait et semblait convaincue que je l’aurai mon accouchement miracle, ce qui me rassurait surtout quand j’étais désemparée, voyant poindre la césarienne qui me pendait au bout du nez. A chaque passage, elle me donnait des heures butoirs où les étapes devraient être franchies.

A 14h30, mon col était bloqué à 3 depuis deux heures. On me laissait jusqu’à 16h30 pour que les choses évoluent, sinon il faudrait passer par la chirurgie. Je commençais à fatiguer un peu mais la douleurs étaient très bien apaisée grâce à la péridurale. Pour faire avancer un peu les choses, Juliette m’a proposé de me mettre un peu sur le côté, ce que j’ai accepté avec grand plaisir. Je n’aurai pas dû, la péridurale s’est mise à mal se répartir et les douleurs sont devenue totalement insoutenables. Ma jambe droite s’est retrouvée totalement paralysée et je ressentais toutes les contractions, un calvaire.

Après m’être remise sur le dos et augmenté quelques doses supplémentaires d’anesthésiant, tout est rentré dans l’ordre, sauf ma jambe qui était totalement endormie, pour le moment ça ne me faisait pas grand chose.

Lorsque 16h30 est arrivé, j’étais totalement stressée, peur que rien n’est bougé, peur d’avoir eu mal pour rien, peur d’avoir attendu pour rien, mais c’était sans compter sur toi ma petite Facétieuse… Après examen, mon col était en fait passé de 3 à 8.

Tous mes espoirs étaient revenus et plus motivée que jamais, je retrouvais mes couleurs, ce qui a beaucoup étonné les sages-femmes. J’étais ravie (et un peu maso aussi). Je commençais à la sentir pousser et même si la sensation n’était pas des plus agréable, ça signifiait que les choses avançaient, et c’était bien là le principal.

Vers 19h, mon col était à enfin à 10, à partir du moment où il serait totalement ouvert, on me laisserait deux heures pour accoucher, pas plus. A partir de ce moment là, les examens se sont rapprochés car il ne fallait pas que mon utérus soit « en danger ».

10 heures que nous étions en salle de naissance. Bizarrement, moi qui suis si impatiente dans la vie et qui ne supporte absolument pas d’attendre, je n’ai pas vu le temps passer. Cette attente ne m’a pas semblé si longue, j’étais tellement heureuse que rien n’aurait pu tarir ce moment, même mon plus vilain défaut. J’étais fatiguée, oui, mais je gardais le sourire.

A 20h15, mon col était enfin à dilatation complète et tu commençais à t’engager sérieusement. Pour accélérer un peu les choses, les sages-femmes m’ont installée dans les étriers, sauf que ma jambe droite, encore totalement paralysée, n’y tenait pas. Elles ont alors pris la décision de couper la péridurale pour que je retrouve possession de ce corps mort et surtout pour ne pas que je me blesse si jamais elle venait à tomber de son pied d’estale.

A partir de ce moment, il me restait 2 heures, 2 petites heures. Plus d’autres choix, sinon ce serait césarienne en urgence, encore et toujours… Il fallait que tu descendes à tout prix.

20h30, 20h45, 21h15, rien, tu ne descendais pas.

A 21h30, les nouvelles n’étaient pas bonnes du tout. Tu étais bel et bien engagée mais tu n’avançais toujours pas. Il nous restait une demi-heure, un toute petite demi-heure pour que tu te décides, sans quoi tout ce travail n’aura servi à rien. Pour le coup, tout mon optimisme a été balayé en un tour de main. C’était sûr, nous avions fait tout ça pour rien… 13 heures de travail pour un dénouement chirurgical, j’étais dépitée. Les larmes coulaient toutes seules, sans que je ne puisse les retenir, tous mes espoirs s’effondraient au fur et à mesure que les minutes s’écoulaient.

Et, pourtant…

A 21h50, une douleur intense m’a décrochée de ma déception grandissante. Il fallait que je pousse, je ne pouvais plus me retenir. Après avoir appelé la sage-femme, j’avais du mal à me contenir. Tout s’est enchaîné à 10 minutes de l’heure fatidique, tu t’es décidée à descendre. Tu nous auras décidément tout fait!

Finalement, j’allais accouchée par voies basses avec ton papa à mes côtés. J’allais vivre cet accouchement que j’avais tant imaginé, tant rêvé, tant espéré. Nous allions vivre la naissance de notre enfant, ensemble, l’un à côté de l’autre. Nous allions ressentir cette invasion d’amour inexplicable, ensemble, en même temps. Bientôt, tu serais là, et nous te découvririons ensemble.
C’est tout ça aussi que je voulais vivre. Vivre ce moment, le plus beau d’une vie avec l’homme que j’aime, me sentir soutenue, me sentir aimée et surtout protégée. Il a rempli son rôle à merveille, quoiqu’il en dise. Lui, s’est senti impuissant et inutile, mais non, il a été la personne la plus importante pour moi ce jour-là. J’étais bien parce qu’il était là, à mes côtés.

Sa main contre ma nuque j’entamais donc ces fameuses poussées endiablée. La douleur était tenace, la fatigue m’envahissait, à ce moment là, je maudissais cette foutue jambe, je n’étais plus si sûr d’y arriver. Vers 22h15, tu étais bloquée, il a donc fallu t’aider un peu. Le gynécologue de garde, à la carrure digne d’un pilier du XV de France, t’a fait sortir en un tour de main, ou plutôt de forceps. J’ai senti chaque partie de ton corps sortir du mien. J’ai eu mal, vraiment mal, je n’ai jamais eu aussi mal, mais, bien que je ne voulais pas y croire avant ça, toute ces douleurs ont totalement été oubliée quand je t’ai aperçue.

22h22, le 02/02/2016, toi, notre deuxième bébé, notre fille, tu as enfin montré le bout de ton nez, avec 5 jours de retard, 13 heures de travail. Toi qui devait arriver la veille par césarienne programmée, toi qui n’était pas vraiment prévue au programme mais qui aura su se faire tant attendre, tu m’a offert l’un des plus beau cadeau du monde, l’un des plus beaux moments de ma vie.
Si tu savais comme j’ai pleuré quand j’ai entendu ton premier cri, quand on a déposé ton petit corps tout chaud sur le mien, quand je t’ai serré si fort dans mes bras, quand j’ai noyé mon regard dans le tien puis dans celui de ton papa, quand il t’a embrassé et qu’il t’a pris dans ses bras. Pas besoin de mots, d’ailleurs peu de mots sont sortis de nos bouches à cet instant. Ce fut si intense, si fort, qu’aucun mot ne pourrait décrire ce moment.

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Toi, ma toute petite, toi qui nous auras surpris jusqu’au bout, tu auras soigné mes blessures, tu m’auras permise de vivre ce que j’ai toujours voulu vivre.

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Publié dans Grossesse, Papotage

L’arrivée surprenante de notre facétieuse 1/2

Il m’aura fallu 20 jours. 20 jours pour réussir à poser les mots sur ton arrivée. Parce que je ne savais pas par où commencer, comment la raconter, et surtout comment ne rien oublier, tant les rebondissements ont été nombreux.

Notre histoire est tellement particulière qu’elle a déjà marqué pas mal d’esprits, ce qui t’a, d’ailleurs valu une petite notoriété au sein de la maternité, durant notre séjour.

« La Petite Surprise », voilà, le surnom qu’ils t’ont donné. Ils n’ont jamais eu autant raison.

Notre petite surprise, oui, sans aucun doute, mais l’une des plus belles de notre vie. Tu es celle que l’on attendait pas, mais que nous espérions tôt ou tard. Tu es venue t’installer parce que tu l’avais décidé. Tu es née quand tu l’as décidé, et, surtout, comme tu l’as décidé.

Toi, toute petite chose si minuscule tu auras révolutionné nos vies en 9 mois et 5 jours. Tu es arrivée par surprise mais tu auras su te faire désirer.

Tu nous auras surpris jusqu’au dernier moment. Tu nous auras fait patienter, plus que de raison, et crois-moi, tu apprendras avec le temps, que ce n’est pas ma première qualité.

Toi, notre jolie surprise que nous avons fini par surnommer « Désirée », tu es es venue au monde comme tu es venue t’installer, tout en rebondissements. Tu n’auras rien fait comme les autres, et rien que pour ça, j’en suis fière.

Ton frère est né à 37 semaines quasiment 38. Je n’en pouvais déjà plus à ce moment là. Je m’étais mise dans la tête que tu naîtrais à peu près au même stade, c’est ridicule quand on y pense. Je sais très bien qu’une grossesse ne fait pas l’autre mais il ne fallait pas que le terme soit trop avancé pour me laisser une chance d’accoucher par voies basses.

Zarico étant né par césarienne, je ne pouvais pas être déclenchée. Cette césarienne, je l’avais très mal vécu, même si, à l’époque, je n’avais pas voulu le reconnaître. Elle m’a beaucoup affaiblie, elle m’a « empêchée » de prendre mon rôle de maman aux premières heures, aux premiers jours de vie, de mon fils. J’ai ce sentiment qu’elle m’a volé quelque chose que je ne pourrai jamais rattraper. Je n’ai pas pu lui donner son premier repas, son premier bain. J’ai à peine pu lui donner son premier câlin. J’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre, quasiment 3 mois, pour récupérer la pleine possession de mes moyens.

Je ne voulais pas revivre ça.

Sauf que toi, ma petite Facétieuse, tu n’étais pas du tout décidée à sortir de ton cocon…

39 semaines, rien du tout.
40 semaines, toujours rien.
41 semaines, absolument rien du tout.

J’ai pourtant tenté à peu près tous les remèdes de grands-mères possibles et imaginables, surtout pour m’amuser, mais aussi parce que, avouons-le, j’étais totalement désemparée, épuisée… Les heures de randonnées quotidiennes se sont enchaînées, notre appartement n’a jamais été aussi propre et les carreaux aussi reluisants. J’ai même tenté une danse des canards endiablée avec ton frère pour que tu te décides, à un jour du terme. Mais, rien.

A mesure que la date, fatidique, du terme approchait, mes chances et mon souhait d’accoucher par voies basses s’amenuisaient. Il fallait se rendre à l’évidence et se faire une raison. Je ne pourrai de toute manière pas être déclenchée, au mieux, on pourrait me percer la poche des eaux, si le col s’y prêtait afin d’espérer une mise en route du travail.

La veille du terme est bel et bien arrivée, et, comme on me l’avait demandé, j’ai appelé la maternité afin de prendre un rendez-vous pour « dépassement de terme ».

Samedi 30 janvier, date à laquelle tu devais naître selon les savants calculs des médecins, nous nous sommes donc rendus à la clinique pour passer un monitoring de contrôle et une échographie. Après toutes ces vérifications, il s’est avéré, que le terme était déjà dépassé de deux jours, mais tout allait bien, tu allais bien, j’allais bien. Mon col n’étant pas prêt, le gynécologue de garde m’a laissé une dernière chance, 48 heures. Tu avais jusque lundi matin pour te décider à sortir toute seule. Sinon, je serai hospitalisée pour une césarienne dans la journée.

Nous sommes donc rentrés à la maison, toi encore au chaud, et moi un peu triste, tout de même. Tu as voulu nous jouer un dernier tour, enfin, c’est ce que je croyais.

Le week-end est passé très vite, malgré ce que j’aurais pu penser. Nous avons pu profiter de ton frère, une dernière fois notre enfant unique. Ce fut un long dimanche de câlins, intense et simple à la fois, mais qui restera dans ma mémoire.

Il fallait pourtant qu’il se termine et que nous déposions ton frère chez Mamithie et Papyben, car le lendemain, nous avions rendez-vous avec toi. Il avait été décidé que je serai hospitalisée à 08h30, lundi matin. La boule au ventre et le cœur serré, j’ai donc laissé Zarico. Je savais pertinemment que je quittais un bébé, pour retrouver un grand garçon… Les larmes aux yeux, je l’ai embrassé et nous partions pour une dernière nuit 2 en 1.

Demain, je te rencontrerai, enfin.

Nous y étions enfin. C’était la bonne.

Lundi 01 Février, 08h15 pétante, nous sonnions à la maternité. C’était le grand jour. Les sages femmes m’ont prise en main, fait tous les examens nécessaires. C’était désormais, clair et net, tu naîtrais par césarienne. A J+4, il n’était plus trop question d’attendre que tu daignes te décider. L’opération était prévue dans la journée, mais nous ne savions pas encore l’heure. beaucoup d’urgences, peu de places au bloc, comme nous allions bien toutes les deux, nous n’étions pas prioritaires. Il faudra, encore une fois, être patient.

Les heures sont passées, terriblement lentement. Installée dans ma chambre, j’ai préparé ton berceau, défait ma valise, rangé les tiroirs. Une fois, deux fois, mille fois, tant le temps était long. L’équipe médical passait de temps en temps pour m’annoncer que l’opération allait tantôt être en début d’après-midi, puis en fin, ou même en soirée, avant de m’annoncer vers 17h qu’il faudrait sûrement que je patiente jusqu’au lendemain, tant le bloc était surchargé.

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J’étais totalement dépitée. Une journée de plus à attendre. Une journée sans Zarico, enfermée dans une chambre d’hôpital. Nous étions perdus et tristes, mais je savais que mardi 02 février serait la bonne. Ils n’avaient plus d’autres choix que de te faire sortir.

Bizarrement, j’ai très bien dormi, comme ce n’était pas arrivé depuis des années. Je dors très mal depuis des années, pire depuis le dernier trimestre et ne parlons pas en chambre d’hôpital. Je ne sais pas pourquoi j’ai autant dormi, enfin, je ne savais pas encore pourquoi. Le corps est bien fait.

Le jour s’est levé en même temps que moi. Les sages femmes sont arrivées dans ma chambre vers 07h00 pour me préparer à l’opération qui aurait lieu, cette fois-ci, dans la matinée. J’ai essayé tant bien que mal d’être en paix avec moi-même bien que déçue de la tournure finale que cette grossesse allait prendre. Peut-être avais-je, en fin de compte, réussi à faire le deuil de cette accouchement par voies basses tant rêvé… J’appréhendais tout de même l’après, notre rencontre furtive avant que je ne sois envoyée en salle de réveil, deux longues heures sans toi, les douleurs post-opératoires, cette sensation qu’encore une fois on allait me voler cet instant si précieux qui est de mettre un enfant au monde.

Je ruminais, perdue dans mes pensées.

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Il était 09h00 quand j’ai ressenti un léger « ploc! » et de l’eau couler le long de mes jambes. Je vais être honnête avec toi, j’ai d’abord cru que ma sonde se faisait la mal et que je m’étais oubliée… Après avoir appelée une sage femme, il s’est avéré que je venais de perdre les eaux.

Pour le coup, je n’ai jamais vu l’équipe médical se précipitait autant! La sage femme est partie de la chambre en trombe me prévenant que nous allions descendre plus tôt que prévu au bloc et que cette fois-ci, c’était la bonne!

Ne la voyant pas revenir, je commençais à paniquer légèrement sentant les premières contractions arriver. Mais, ce que je ne savais pas encore, c’est qu’elle plaidait pour ma cause auprès du gynécologue et de l’équipe de garde. nous avions beaucoup discuté la veille sur mon désir profond d’accoucher par voies basses…

Allaient-ils accepter?

Voici la suite…

Publié dans Grossesse, Premiers pas de maman

Profite

« Profite! »

Voilà ce qu’on me répète, me ressasse, me rétorque, me rappelle depuis 3 semaines maintenant -bon, en fait, depuis 6 mois, mais jusqu’alors, ça ne me dérangeait pas-. Croyez-moi, tous autant que vous êtes, j’ai bien essayé de « profiter ».

Oui, ce sont nos derniers instants « 2en1 ». Je le sais, merci.
Oui, ce sont les derniers jours où je la sens bouger en moi, où elle n’est rien qu’à moi. Ça aussi, je le sais.
Oui, il faut laisser le temps au temps.
Oui, après ce ne sera plus pareil. J’ai déjà eu un enfant, et je ne souffre pas encore d’Alzheimer.
Oui, très certainement que ça va me manquer, au moins autant que ça m’avait manqué après la naissance de Zarico. Je répète, j’ai déjà eu un enfant.

Oui, je sais, je dois profiter, ce sont mes derniers moments « avec ce gros ventre » à tout jamais puisque c’est plus que très certainement ma dernière grossesse. Non, sans déconner? Je n’étais pas au courant!

Alors merci. Merci pour tous ces précieux conseils, que je connais par cœur, mais non merci. Non, vraiment, je n’ai plus envie de profiter.

J’ai profité, enfin, j’ai réussi à profiter de cette grossesse, mais j’ai profité, ça c’est sûr. Je me suis mise des coups de pieds monumentaux pendant ces 9 mois pour « profiter ». Pas parce qu’on me l’a conseillé, pas parce qu’on m’a dit de le faire. Non, parce que j’en ai décidé ainsi, toute seule, comme une grande fille. Je suis adulte et capable de prendre mes propres décisions, quoique l’on puisse en penser.

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J’ai voulu que cette grossesse, que cette dernière grossesse, soit heureuse, remplie de sérénité. Je n’ai voulu en aucun cas revivre ce que j’ai vécu en attendant Zarico. Je n’ai pas voulu, encore une fois, m’empêcher de vivre pendant 9 mois, me lever avec la peur au ventre, suspendue au moindre signe (que je jugeais toujours mauvais), me coucher en larmes, totalement engluée par la peur de le perdre. Pour le coup, je n’ai pas profité de ma grossesse, et c’est mon plus grand regret.
Alors, j’ai voulu vivre cette grossesse comme elle venait, ou plutôt comme elle est venue en fait, comme une jolie surprise, un cadeau. Un moyen de vivre enfin une grossesse comme je l’entendais, je le désirais.

Bien sûr, elle n’a pas été toute rose, mais j’ai décidé de passer outre parce que ce n’était pas le plus important. Les débuts ont été difficiles. Beaucoup de vomissements qui ont duré, duré, duré, sans jamais vraiment me quitter, en fait, une fatigue intense que je n’avais pas ressenti pour Z., un décollement et un hématome qui m’ont forcée a rester tranquille quelques mois, mais tout ça, ce n’était pas grave. Notre Lady allait bien et ce premier trimestre s’est tout de même terminé assez paisiblement pour laisser place à un deuxième trimestre plutôt calme et très serein. Je crois, j’en suis même sure, je peux le dire, je n’ai jamais autant été aussi heureuse et bien dans ma peau qu’à cette période.
Il est passé à une vitesse folle, ce second trimestre. Lundi commençait à peine que vendredi pointait le bout de son nez. Les semaines ont défilé sans que je ne parvienne jamais à les retenir un minimum.

Le troisième et dernier trimestre était déjà là, et avec lui, son lot de fatigue et de douleurs.

On m’avait prévenue, soit je serais tranquille tout au long de ma grossesse, soit la maladie prendrait ses aises. Elle a choisi la deuxième option et s’est même bien installée. Chaque pas, chaque mouvement est devenu un enfer. Faire 100 mètres à pieds relevait du parcours du combattant. Porter, laver, emmener Zarico aux toilettes, le faire manger, sont vite devenus intolérables. M’occuper de notre appartement, faire une tournée de linge ou même passer un coup de chiffon sur les meubles sont rapidement devenus une torture. J’ai dû tout arrêter, jusqu’à ne plus pouvoir m’occuper de mon fils.

Alors, oui, je l’avoue c’est peut être aussi, et surtout pour ça qu’au bout de 270 jours, je considère en avoir assez profité. Ne plus pouvoir s’occuper de son propre enfant pendant presque 3 mois porte plus du châtiment que du fait de « profiter ». Je n’ai plus envie de profiter, enfin si, mais plus de ma grossesse.

Je veux profiter de mon fils. Je veux pouvoir faire ce que je veux, quand je le veux ou plutôt quand lui le veut et me le demande sans avoir à lui dire « maman ne peut pas » au bord des larmes. Je veux pouvoir l’amener de nouveau au parc, je veux pouvoir lui redonner son bain, je veux pouvoir rejouer à cache-cache, je veux pouvoir lui refaire des câlins dans son lit le soir.
Je ne veux plus l’entendre me demander si je vais bien, si je n’ai pas trop mal là ou là, si j’ai besoin de mes béquilles pour me lever du lit, je ne veux plus l’entendre me murmurer que « ça va aller, je suis là maman ». Non, ce n’est absolument pas son rôle, pas à 2 ans.

Je suis sans doute exigeante, je suis sans doute peut être trop égocentrique. Je ne suis sans doute pas ou plus très courageuse, parce qu’au pire, il me reste quoi, 10 jours à tenir? Oui, mais pour moi ce sont 10 jours de trop. 10 jours à devoir encore patienter avant de retrouver « ma vie d’avant » celle où je pouvais m’occuper de mon enfant.

Et puis ne nous mentons pas, il y a toujours cette petite voix de derrière les fagots, qui aime me rappeler que la vie est une pute peut parfois se jouer de nous et qui ne me lâchera que lorsque notre Lady sera là, bien là et aura poussé son premier cri, celui qui me délivrera de cette angoisse que je tente tous les jours de refouler. Je crois que je pourrai vivre 15 grossesses que ces « et si » resurgiraient tôt ou tard. C’est un combat de chaque instant de les ignorer et de passer outre. J’ai à peu près réussi cette fois-ci quand j’ai totalement échoué pour Zarico. Je dois l’avouer, j’en suis assez fière. Mais, la fatigue et les nombreuses nuits blanches qui s’accumulent n’aident pas, et ces « et si » prennent peu à peu le dessus sur mon positivisme superficiel.

Je crois donc qu’il serait temps qu’on arrête de me dire de profiter parce qu’au fond même si j’ai réussi à profiter de cette grossesse, je pense que je m’interdirai toujours de profiter pleinement et de m’abandonner à cet état, qui je le sais, reste précaire et peut basculer à tout moment. Alors oui, c’est un peu triste quand même, quand je dresse le bilan de cette grossesse, mais je dois avouer que le seul moment où je profiterai totalement, c’est le moment où j’aurai mes deux enfants avec moi, dans mes bras. Voilà, là, j’en profiterai, c’est sûr.

Publié dans Grossesse, Papotage, Préparer la venue de bébé

La valise de maternité

La valise de maternité, un véritable lot de questions pour toutes les mamans, une prise de tête sans noms pour la plupart et le point d’orgue d’une procrastination non assumée pour quelques unes d’entre elles, dont moi…

Il est conseillé de la faire au début du 3ème trimestre quand tout se passe bien, c’est-à-dire vers 35/36 semaines d’aménorrhée. De toute façon, les médecins ou les sages femmes qui nous suivent nous préviennent dans le cas contraire, du moment idéal où la préparer.
Pour Zarico, par exemple, la fin de la grossesse ne se passant pas très bien, j’ai dû la préparer à partir de 32 semaines d’aménorrhée. Ça m’avait bien arrangée, j’étais tellement impatiente de la préparer que la moindre excuse aurait été bonne pour la boucler dès le premier trimestre… Cette valise fut très facile à préparer puisque la césarienne m’attendait au bout du fil. Je devais donc préparer des affaires pour 6 jours. Après avoir éplucher des blogs de mamans, j’étais parée et la valise bouclée. Rien ne m’avait manqué, ou presque.

Concernant cette grossesse-ci, c’est une tout autre histoire. Elle s’est tellement bien déroulée que je me suis laissée dépasser par le temps qui passe. J’ai voulu en profiter à fond quitte à oublier de préparer la venue au monde de Lady Mogette. Elle est bien à l’intérieur, puis j’ai le temps après tout… Sauf que l’on est très rapidement arrivé à 37 semaines et que rien n’était tout à fait prêt.
Après un monumental coup de pied aux fesses familial et personnel, je me suis attelée à la tâche.

Pour le coup, je me suis un peu retrouvée « penotte ». Le seul « soucis » avec cette grossesse, c’est que, oui, je sais qu’elle va sortir, mais je ne sais pas vraiment par quel moyen. J’ai choisi de tenter l’accouchement par voies basses coûte que coûte mais si le travail ne se déclenche pas, ou bien s’il est trop long, ou encore si elle s’engage mal, j’aurai une césarienne sans l’ombre d’un doute.

Ça peut paraître futile comme question, mais alors, dois-je faire une valise pour 3 jours ou pour une semaine?
Est-ce que je prends le risque de ne prévoir que pour 3 jours et demander à M’sieur Stache de nous ramener ce qui manquera en cas de césarienne ou bien prévois-je d’emblée pour 6 jours?

J’ai choisi la deuxième option. M’sieur Stache aura assez à gérer comme ça pour devoir, en plus, terminer ma valise si je dois avoir une césarienne.

Je suis donc partie sur une base de 6 jours d’hospitalisation.

Concernant le nécessaire de Lady Mogette, les questions ne se sont pas trop posées. J’avais assez bien géré pour Zarico grâce aux nombreux conseils glanés par ci, par là sur différents sites parentaux et blogs de maman. J’ai donc repris à peu près la même liste.
J’ai l’avantage d’avoir une super maman, qui tous les jours, me prend mon linge sale et le lave pour me le ramener le lendemain -ouai, elle est comme ça ma maman-.

Pour la maternité, il faut prévoir un sac pour la salle d’accouchement, puis une valise pour le séjour. Voici ce que j’ai mis dans chacun d’eux. Il faut garder à l’esprit que j’ai prévu le nécessaire pour 6 jours, au cas où je devrais passer par la case césarienne. En cas de séjour « classique », je pense que l’on peut aisément diviser par deux les quantités de la valise.

Le sac pour la salle de naissance : 
Pour bébé : 
* Un pyjama
* Un bodie manche longue ouverture à l’avant
* Un bonnet bien chaud
* Une paire de chaussettes
* Une brassière/gilet en laine ou coton bien épais
* Un bavoir
* Une couverture/turbulette
* Une serviette de bain
(* Des chaussons)
Pour Maman : 
* Une bombe d’eau
* Une paire de chaussettes
* Un pyjama/chemise de nuit qui ne craint pas, de préférence foncé
* Une culotte (pour éviter le merveilleux slip filet mignon, j’ai opté pour des lots de culottes en coton de marque grand distributeur)
* Chargeur de téléphone
* Ecouteurs+ de quoi écouter de la musique
Pour papa (ne l’oublions pas) : 
* De quoi manger
* De l’argent pour s’abreuver de café/chocolat/soda

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Les indispensables pour le séjour : 
* 10 bodies ouverture à l’avant (les fuites, les renvois et autres bavouilles salissent vite nos bébés, j’ai un TOC du bébé mouillé)
* 6 paires de chaussettes
* 2 paires de collants
* 4 bonnets (1 ou 2 suffisent mais je me suis faite plaisir)
* 5 pyjamas en velours
* 4 pyjamas en coton plus léger (il fait très vite chaud dans les chambre d’hôpital, surtout quand on reçoit du monde)
* 6 bavoirs
* 4 langes
* 2 gilets/brassières en coton
* 1 brassière en laine bien chaude

* 2 draps housse spécial berceau
* 1 turbulette
* 2 capes de bain
* 1 tétine physiologique
* 1 doudou que nous avons préalablement imprégnés de notre odeur (mis dans notre lit depuis décembre)

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Les pas indispensables, mais qui font plaisir (on ne va pas se mentir):
* Quelques tenues pour recevoir des visites, j’en ai prévu 4.
Nous avons opté pour des combinaisons qui restent confortables pour bébé. Pour Zarico, j’avais acheté des jeans, et on s’est vite rendu compte qu’il n’était pas à l’aise. 
* 2 petites robes, une en gros coton super agréable et une deuxième pour la sortie de la maternité.
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Les couches, le coton et le gel douche pour bébé sont souvent fournis par la maternité. Pour ma part, je prévois mon liniment maison et le savon pour Lady Mogette, car bien souvent ce sont des savons lavants remplis d’ingrédients crados qu’ils fournissent. Nous avons choisi la gamme Weleda bébé au calendula (articles à venir).

***

Concernant ma valise, c’est une tout autre histoire. Je ne savais pas trop quoi y mettre (j’hésite encore sur certaines choses d’ailleurs).
Quand j’avais fait ma valise pour la naissance de Zarico, je n’y avais pas prêté assez attention. J’avais embarqué mes fringues d’avant grossesse, trop pressée de les retrouver. La chose que je n’avais pas prévu, c’est que je ne dégonflerai pas aussi vite que je l’avais pensé. J’ai donc été boudiné tout mon séjour, et je ne peux regarder aucune photo sans ressentir un profond dégoût à mon égard.
Les autres pièces que j’avais prises, étaient surtout des tenues « d’intérieur » (pour ne pas dire pyjamas) et des robes, sauf que, étant partie en urgences à la maternité, je n’ai pas eu le temps de me raser les jambes. C’est con, je sais, mais ça m’a obsédée. Avec une cicatrice de césarienne, se raser les jambes, et donc, se plier en deux, relève du plus atroce des supplices. Je n’ai donc pas pu remédier à ce problème d’hirsutisme. Je te laisse imaginer le tableau de la fille en robe avec les jambes pleines de poils (encore une chance que je sois blonde)…

Quand on accouche, enfin, en tout cas pour ma part, on a un véritable besoin de retrouver sa féminité. Sauf que je ne savais pas que j’aurai cette envie, du coup je n’avais prévu -non plus – grand chose.

Cette fois-ci, je veux tout bien faire, et je veux être à l’aise sans pour autant me sentir « me laisser aller ». Je veux aussi penser un peu à moi. J’en ai besoin. J’ai donc opté pour des tenues féminines qui restent cocooning et surtout dans lesquelles je me sens à l’aise.

Pour la petite astuce, comme je le disais plus haut, et pour éviter ce truc, qui devrait être tout bonnement interdit, appelé « culottes jetables », j’ai acheté des culottes en coton (pas vraiment plus sexy mais qui évite de faire passer ton cucul pour un rôti de porc) à bas prix.

Voici donc ma valise : 
* 8 culottes
* 6 soutiens-gorges d’allaitement (3 avec armatures, 3 sans armatures)
* 6 coussinets d’allaitement
* 2 chemises de nuit spécial allaitement
* 2 pyjamas
* 3 leggins de grossesse (le truc le plus confortable du monde et aussi le plus tue-l’amour qu’on ait pu créer)
* 3 tuniques longues amples
* 2 robes d’allaitement
* 3 tee-shirts d’allaitement
* 1 jean de grossesse
* 1 gilet long
* 1 paire de collants
* 1 paire de bas de contentions
* 6 paires de chaussettes
* Des chaussons faciles à enfiler
* Une serviette de bain (foncée et qui ne craint pas)
* 4 gants de toilette

Ma trousse de toilette : 
* Dentifrice+brosse à dent
* Démaquillant+Lingettes réutilisables
* Gel lavant intime+shampoing+gel douche
* Crème hydratante+ huile d’amande douce pour le ventre
* Fond de teint+ anti-cerne (indispensable)+ trousse de maquillage
* déodorant
* sèche cheveux (prévoir un sèche cheveux soufflant de l’air pas trop chaux, en cas d’épisio pour sécher la cicatrice)
* brosse à cheveux
* coton tiges (ça on oublie souvent)

J’ai prévu en plus de la lecture pas trop prenante et que je peux lâcher à tout instant, un carnet et un stylo pour noter nos premiers instants, la petite écharpe sans nœud de JPMBB pour les premières nuits parfois difficiles.

Publié dans Grossesse

C’est la fin…

Et voilà…

« This is the End » comme dirait Adele.

Il fallait bien que ça arrive, tu me diras.

Pourtant, je me plains. Oh, que je me plains, je ne sais même pas comment M’sieur Stache, et tout mon entourage d’ailleurs, peuvent décemment encore me supporter sans avoir comme arrière pensée, l’irrépressible envie de me trucider.
Je répète que c’est long, que je n’en peux plus, que je me traîne. Chaque mouvement est à la limite de l’ouverture des vannes qui me servent de glandes lacrymales. Il y a des moments, j’ai tellement envie de l’expulser de son 1 pièce, que je serais presque prête à tenter un saut à l’élastique, pour ne plus avoir cette sensation que mon bassin va sortir de mon corps.

Puis, l’instant d’après, je me dis qu’il ne nous reste plus tant de temps que ça. C’est une histoire de semaines maintenant, 2 tout au plus, voir quelques jours. Que ce 2en1 va bientôt cesser, et qu’il faudra la partager, la laisser être porter par « les autres », laisser ces « autres » s’en occuper.

Je me dis aussi que c’est très certainement ma toute dernière grossesse. Ce sont mes tout derniers instants avec ces formes que je chéris tant, celles qui me font me sentir bien dans mon corps. Réellement. Je sais qu’une fois qu’elle sera là, je retrouverai ce ventre « tout rayés » comme dirait Zarico. Je sais pertinemment qu’il me faudra du temps pour le regarder ou oser le croiser dans le miroir. Je sais que je recommencerai à cacher toutes ces formes disgracieuses qui s’insupportent. Je repasserai de la fille « épanouie et joyeuse » à celle qui se laisse aller et qui n’a aucune volonté. Je devrais de nouveau me justifier quand on me demandera où en est ma perte de poids.

Enfin, nous y voilà, on ne peut plus reculer, nous sommes au dernier mois, au tout dernier. C’est la fin de notre cohabitation.

Elle sera bientôt là. Notre Petite Surprise, celle que l’on n’attendait pas. Celle que l’on espérait pas tout de suite, mais qui nous rendu les plus heureux du monde. Celle qui nous a fait le plus beau cadeau. Celle qui aura éclairé cette sombre année 2015 et redonné un peu d’espoir à nous, pauvres adultes, perdus dans le vacarme des atrocités des Hhommes, va très bientôt pointer le bout de son nez.
Cette toute petite chose va faire de nous à nouveau des parents, va faire de notre tout petit Zarico un GRAND frère.

Au départ, je voulais faire un bilan de chaque mois de grossesse mais je suis comme ça. Je me dis que je le ferai demain, que j’ai largement le temps. Sauf que non, tout est passé si vite. Faire le bilan, c’est aussi dresser le compte-rendu de quelque chose de passée, c’est en quelque sorte poser les mots sur quelque chose de terminée. Si je pose les mots, tout devient trop concret. Je suis comme ça, ça me file la frousse de faire des bilans.
Alors, j’ai remis au lendemain, et je n’en ai fait aucun. Je crois que je regrette un peu en fait parce que je me rends compte que 3 ans après, j’ai oublié pas mal de choses de ma Zarico’s grossesse.

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Ce qui me restera comme souvenir, ou plutôt comme sentiment, de cette grossesse, c’est qu’elle aura été paisible malgré ses débuts difficiles. Elle aura réussi à me faire oublier les angoisses terribles que j’ai pu ressentir pour celle de Zarico. J’ai voulu en profiter à fond, et m’autoriser cette grossesse papillon, que jusqu’alors, je pensais être inatteignable. Finalement, j’aurai réussi, sans trop m’en donner les moyens, de vivre une grossesse sereine, sans trop me poser de questions. Sans doute parce que dès le début, je me suis dit que c’était une grossesse surprise et qu’il fallait la prendre comme elle venait.

Pourtant, au départ, elle a pris le même chemin que celle de Zarico, un placenta bas inséré, un hématome rétro placentaire qui m’obligeait à rester au repos quasi total. Ça ne présageait rien de bon pour ces 9 mois. J’ai eu peur de devoir revivre dans une bulle jusqu’à l’accouchement. Heureusement, tout est rentré dans l’ordre assez rapidement.
Certes les crises articulaires ont vite pris le dessus mais j’ai décidé de ne pas les retenir, ce serait leur accorder trop d’importance.

Voilà pourquoi, tout ce que je retiendrai, ou que je veux retenir, de cette grossesse, c’est une grossesse sereine, en accord avec moi-même, sans trop d’angoisses, mises à part les classiques, que toute femme enceinte se pose. J’ai l’impression d’avoir su, enfin, profiter à fond de ces 9 mois, d’avoir chéri chacun de ces moments. Je me suis sentie tellement bien, tellement accomplie, tellement heureuse.
C’est peut être aussi pour ça que je n’ai pas vraiment hâte que cette aventure se termine.

Puis en même temps, j’ai tellement, tellement hâte qu’elle arrive. J’ai tellement hâte de voir à quoi elle ressemble. Je sais que je la trouverai belle quoiqu’il arrive. J’ai tellement hâte de la serrer dans mes bras, de l’embrasser, de voir les yeux de M’sieur Stache quand il verra sa fille pour la première fois.
J’ai tellement, tellement, tellement, hâte de voir Zarico la découvrir, de voir sa réaction, de voir comment il va se comporter face à ce tout petit bébé. J’ai tellement hâte que l’on commence cette nouvelle vie à quatre, même si cette nouvelle vie, inconnue, me fout la trouille.
Puis ne nous mentons pas non plus, j’ai hâte de pouvoir me mouvoir normalement, de pouvoir dormir la nuit, de reprendre une activité normale, de pouvoir reprendre possession de mon corps, de pouvoir m’occuper de nouveau de mon Z. comme je l’entends.

Voilà, c’est la fin. Ce n’est plus qu’une question de jours maintenant, 18 tout au plus. Alors j’essaie de profiter de ces derniers instant tout en étant folle d’impatience de rencontrer cette petite Lady.
En fin de compte, la grossesse, du début à la fin,  ce n’est qu’une terrible histoire de bipolarité

Maintenant, on peut le dire, on t’attend terriblement impatiemment!

Publié dans Grossesse, Préparer la venue de bébé

Tu ne procrastineras point

Ma toute petite,

Tu le verras bien assez vite, je ne suis pas le genre de maman à faire tout tout de suite dans la seconde. Non. Je suis plutôt de celles qui remettent à demain, voir au surlendemain, ou même carrément à la semaine d’après, ce qu’elles pourraient faire le jour même.

C’est un fait, je procrastine. C’est dans ma nature, un instinct bestial ou un truc du genre.

Je me retrouve souvent à tout faire dans l’urgence parce que j’ai trop attendu. J’ai toujours agi de la sorte, que ce soit pour la révision de mes contrôles puis de mes partiels, pour la rédaction de mes exposés à la fac, ou même pour les papiers supers ultra urgent à rendre ou a récupérer. Ça me met un challenge, je sens la pression monter en moi, l’adrénaline me procure cette sensation que je ne peux dénigrer et j’adore ça. Non, je m’emporte là…

En fait, je suis juste la reine de la procrastination. J’adore remettre à plus tard. Ce n’est même pas que j’aime ça, c’est juste que c’est devenu une putain d’habitude dont je ne parviens pas à me défaire.
Combien de fois, à l’approche de la nouvelle année, je me suis fixée comme bonne résolution de faire ce que j’ai à faire quand ça doit être fait, et non le lendemain et le mois suivant? Et combien de fois au 1er de l’an je me suis dit que je verrai ça plus tard, la semaine d’après, « c’est juré! » (à moi-même forcément) parce qu’autant commencer un lundi. C’est toujours mieux de commencer de nouvelles choses le lundi. Le lundi c’est carré, et ça marque le début d’un commencement (ça marche aussi avec le régime, l’arrêt de la clope, la reprise du sport…). Toutes les bonnes résolutions débutent un lundi.

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Source : JaimeLaGrenadine.tumblr.com

Voilà donc le 53ème lundis de 2015 passé et l’arrêt de ma procrastination n’a trouvé aucun lundi à son pied. En tant que bonne procrastinatrice, je n’ai pas dit quel lundi allait changer ma vie de « je remets tout à demain » aguerrie.

Le soucis ici, vois-tu, c’est que je dois préparer tes affaires parce que mine de rien dans 4 semaines, tout au plus, tu seras là. Tu vas arriver dans ce nouveau monde, ce grand monde, déjà trop grand pour ta maman qui s’y sent souvent perdue, et je voudrais qu’il soit le plus accueillant possible pour toi, toute petite chose.
Mais voilà, pour une malheureuse histoire de trouille, je n’arrive pas à préparer ton arrivée.

C’est une peur lancinante qui se cache derrière une mine fardée d’hormones réjouie à l’idée d’avoir un nouveau bébé, une petite sœur pour mon Zarico, et qui se donne un malin plaisir à sortir la nuit tombée. Le pire, c’est qu’elles ne sont pas qu’une, elles sont plusieurs.
Toutes ces peurs, je les ai déjà éprouvées avant l’arrivée de ton frère, ce n’est pas un secret. De nouvelles sont s’y greffer. Elles se bousculent dans ma tête et m’empêchent d’avancer. Quand on est déjà de nature à remettre à plus tard les choses que l’on devrait faire à l’instant, la tâche se complique grandement.

Si je me mets à préparer tes affaires, alors ça voudra dire que ton arrivée est imminente (elle est imminente), que notre vie à 3 va changer, que notre quotidien va être chamboulée. Ce qui m’effraie le plus c’est ton grand frère. Tu sais, c’est le seul enfant de notre entourage alors il est choyé (pour ne pas dire pourri), et, ta venue risque de changer bien des choses… Pour le moment, c’est le centre de mon monde, et je ne vois que par lui et pour lui. J’ai tellement peur que nous n’ayons plus assez de temps pour lui, qu’il m’en veuille, ou pire qu’il ne m’aime plus (la femme enceinte a des peurs débiles).

Si je me mets à préparer tes affaires, alors ça voudra dire que tu seras bientôt là en chair et en os. Tu ne seras plus qu’une idée, une projection. Tu sais avec ce qu’on a vécu ton papa et moi, on a un peu de mal à se projeter. Alors, jusqu’à ce que j’entende tes pleurs retentir à ta sortie, je resterai le souffle coupé, comme je l’ai été ces 9 derniers mois. Je sais ce que je vais ressentir quand tu vas pousser tes premiers cris, cette sensation merveilleuse d’un amour qui envahit tout ton corps et dont tu ne sais même plus quoi faire. Du moins je l’espère. Il paraît que tout parent ressent cette peur de ne pas aimer assez son enfant. Je le sais, c’est une peur idiote, mais comme toute future maman, elle m’envahit aussi. Surtout que j’ai un point de comparaison, j’ai tellement été submergée par cet amour maternel quand Zarico est né, quand ils l’ont posé sur moi, que j’ai peur de ne pas pouvoir ressentir la même chose à ta naissance.

Si je me mets à préparer tes affaires, alors ça voudra dire que le fait que je t’ai pour moi toute seule s’arrêtera net. Il faudra « te partager ». Je devrais me séparer de toi. J’aime tellement que tu sois avec moi, tout le temps. Je sais que je vais regretter bien assez tôt ces moments où tu me détruis le peu de muscles abdominaux qu’il me reste… Pour ton frère, ce fut une terrible douleur de ne plus le sentir dans mon ventre. Je sais que je vais ressentir un vide immense. J’ai peur de revivre cette sensation indescriptibles et incompréhensibles.

Si je me mets à préparer tes affaires, alors ça voudra dire que je ne serais certainement plus jamais enceinte. Mes grossesses n’ont pas été des plus idylliques, j’ai souffert, j’ai angoissé (beaucoup trop pour ton frère, je m’en rends compte aujourd’hui), j’ai patienté (moi qui ne le suis pas pour un rond), mais j’ai aimé ça. J’ai aimé me sentir bien dans mon corps. Ces 18 mois accumulés ont été et resteront ceux où je me suis acceptée dans mon corps, où j’ai accepté mes rondeurs comme le plus beau cadeau que l’on puisse me faire. J’ai aimé me regarder dans le miroir et me trouver à peu près jolie. Lorsque tu seras là, tout ça, je devrais tirer un trait dessus. Tu seras sans doute mon dernier bébé, et c’est assez difficile à entendre.

Si je prépare tes affaires, alors ça voudra dire que tu arrives, et que, quand tu seras là, mon ventre retombera, mes rondeurs n’auront plus d’excuses, et redeviendront les rondeurs d’une fille qui aime un peu trop la bouffe. Les gens ne me diront plus qu’ils me trouvent resplendissante ou jolie ou pulpeuse. Je redeviendrai la fille qui se laisse aller, qui ne fait pas d’efforts.

Finalement, toutes ces peurs sont idiotes, et je m’en rends bien compte en les extériorisant sur mon clavier. Elles disparaîtront quand tu arriveras, tout du moins pour certaines. Alors, je me suis enfin mise un coup de pied au derrière. J’ai enfin préparer ta valise. Tu peux donc arriver comme bon te semblera (attends 2016 quand même).

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Publié dans Grossesse, Tests

La Wishlist de naissance de Lady Mogette

La liste de naissance, un vaste sujet, de grandes questions… Faut-il en faire une, oui ou non?

Lorsque j’attendais Zarico, ça ne m’avait même pas effleuré l’esprit… Jusqu’à ce que l’on me la demande. J’étais bien embêtée. Je ne savais ni par où commencer, ni  comment m’y prendre, ni où la faire et encore moins quoi y mettre.

Devais-je la faire en magasin? Sur un site internet de puériculture? Sur un site plus général où je pourrai y mettre tous les liens des produits qui m’intéressent?

J’ai tout d’abord pensé, sur les conseils des mamans de mon entourage à la faire en magasin, pour faciliter les choses (c’est surtout qu’elles avaient fait comme ça et que, du coup, ça leur semblait le plus judicieux). Je me suis donc rendue dans les magasins de puériculture classique, type Bébé 9 ou Aubert.
Il y avait certes du choix, on ne peut pas dire le contraire, mais il n’y avait pas tous les produits que je voulais, dans la marque que je voulais (tu la sens la fille exigeante?). Il faut dire que les 7 mois d’immobilisation pour diverses complications pendant ma grossesse m’ont laissé le temps d’errer sur le net, et j’avais, du coup repéré plusieurs choses mais dans des magasins/sites différents.

En fouillant, j’avais trouvé un site, mesenvies.fr, qui permet de créer une liste de naissance en y ajoutant tous les produits que l’on souhaite, et venant de différents sites internet. Sur le coup, ça m’avait paru être l’idéal. Sauf que les retours ont été plus unanimes : pas vraiment pratique et les gens s’y sont plutôt « perdus », surtout pour ceux qui désiraient prendre plusieurs articles, mais sur des sites différents.

J’y avais mis un peu de tout, à tous les prix sur les conseils de mamans et d’articles que j’avais pu lire ça et là, des produits indispensables (chaise haute, transat, cocoonababy…), des produits qui restent (livre souvenir, doudous…) et des jouets premier âge (tapis d’éveil, hochet, Sophie la Girafe…).

Pour Lady Mogette, je voulais faire une liste plus simple, ou du moins sur un support plus simple, mais en ayant toujours la liberté de choix. Les magasins de puériculture sont géniaux mais comme pour Zarico, j’ai vu des produits à droite et à gauche.

Nous avons alors pensé à Berceau Magique, un site de puériculture que j’ai découvert l’an dernier aux Efluent Mums. Ce site est une mine d’or. On y trouve absolument tout parmi un large choix de plus de 34 000 produits. Toutes les plus grandes marques de puériculture (environ 350) y sont condensées (Bébé Confort, Béaba, MAM, Avent, Babymoov, RedCastle, JPMBB, Aden+Anaïs, et j’en passe).

Dès que j’ai besoin d’un produit, ou que je souhaite faire un cadeau à un petit, je vais directement sur ce site. Je trouve toujours ce que je veux, et en quelques cliques.
Berceau Magique est un site très simple d’utilisation et très bien « rangé » (ce n’est pas toujours le cas. On peut directement chercher la marque ou bien fouiller dans les différents onglets qui nous sont proposés (cadeaux, décoration, jouets, linge, mobilier, puériculture, habillement, promenade, etc.).

Pour créer une liste de naissance, ou de baptême, d’anniversaire ou de Noël (d’ailleurs), c’est tout aussi simple. La création est claire, nette, précise et très simple.

Elle est, en plus, avantageuse, puisque, à la clôture de la liste, les parents reçoivent jusqu’à 15% du montant total des cadeaux en bon d’achat à valoir sur le site.

Il suffit de créer sa liste, d’y ajouter les produits que l’on souhaite, au fur et à mesure (j’en ajoute encore, quand il me vient une insomnie). Il suffit d’aller sur le produit qui nous intéresse et de cliquer sur l’onglet « ajouter à ma liste ».

Ce que j’ai apprécié sur ce site c’est qu’il y a énormément d’aide. On peut y consulter des listes de naissance type afin de ne rien y oublier. Cela m’aurait bien aidé lors de la création de la liste de naissance de Zarico, car en fait, il me manquait plein de choses à la naissance de notre Féculent.
Si vous êtes totalement perdu, il y a même un numéro client à appeler pour vous aider.

Il y a même une vidéo explicative :

Une fois la liste de naissance prête, comment ça se passe?

Une fois la liste prête, on peut alors la partager avec ses proches en leur envoyant par mail, directement sur le site Berceau Magique, il suffit d’entrer les adresses mail des personnes, ou bien en la partageant sur Facebook.

Vos proches peuvent alors commander ce qu’ils souhaitent, soit en achetant un produit, soit en donnant la somme qu’ils souhaitent. L’argent est alors crédité sur votre compte client sous forme de points étoiles et il vous suffira de commander les produits que vous souhaitez.
Si un des articles choisis par l’un de vos proches ne vous plaît plus, vous pouvez le changer à votre gré.
En effet, vos proches prennent les articles qui leurs plaisent, et l’argent est crédité sur votre compte. Ils ne paient, bien sûr, aucun frais de port.

Vous recevez les produits quand vous le désirez. L’expédition est réalisée selon les délais de livraison indiqués sur la fiche produit (il faut donc penser à commander assez à l’avance les produits indispensables pour la naissance de bébé).
Les frais de port sont offerts à partir de 5 produits commandés par téléphone ou bien par internet avec le code personnel de client liste.

C’est bien tout ça, mais qu’est-ce qu’elle contient cette liste?!
Voici quelques idées directement sorti de notre Wishlist pour vous parents, en manque d’inspiration (la liste complète est ici!)

 

1

Boulier Jolis Pas Beaux – Moulin Roty – 46,50€

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Echarpe de portage JPMBB BASIC – 68,50€

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Coussin d’activités Alice – Lilliputiens – 59,99€

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Jouet à suspendre George Acti-Lémurien – Lilliputiens – 33€

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Langes – Aden+Anaïs – 26€

 

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Lapin Ange – Trousselier – 19€

 

 

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Protège carnet de Santé – Moulin Roty – Personnalisable – 39,90€

 

baignoire

Baignoire TummyTub – 21,90€

doomoo

Doomoo nid Flower – Babymoov – 129,90€

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Sac à jouet – 3 Sprouts – 39,95€

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Chat musical les Pachats – Moulin Roty – 33,90€

tapis

Tapis d’éveil Simon – Lilliputiens – 99,99€

musique

Mobile musical les Pachats – Moulin Roty – 79€

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Hochet Anneau gris Chamalo les Pachats – Moulin Roty – 13,50€

Voilà un petit aperçu de notre liste, j’y ai également mis des produits de premières nécessités comme des biberons, des draps housses, un plan à langer pour la baignoire, des capes de bain, des ustensiles de toilettes, etc…
L’avantage avec le deuxième, c’est que l’on a déjà le plus gros de la puériculture, pas besoin d’acheter de poussettes, de lit, de chaise haute…  On peut mettre des choses un peu plus « farfelues » sur la liste de naissance!

Et vous, où avez-vous fait votre liste de naissance?