Publié dans Grossesse, Papotage

L’arrivée surprenante de notre facétieuse 1/2

Il m’aura fallu 20 jours. 20 jours pour réussir à poser les mots sur ton arrivée. Parce que je ne savais pas par où commencer, comment la raconter, et surtout comment ne rien oublier, tant les rebondissements ont été nombreux.

Notre histoire est tellement particulière qu’elle a déjà marqué pas mal d’esprits, ce qui t’a, d’ailleurs valu une petite notoriété au sein de la maternité, durant notre séjour.

« La Petite Surprise », voilà, le surnom qu’ils t’ont donné. Ils n’ont jamais eu autant raison.

Notre petite surprise, oui, sans aucun doute, mais l’une des plus belles de notre vie. Tu es celle que l’on attendait pas, mais que nous espérions tôt ou tard. Tu es venue t’installer parce que tu l’avais décidé. Tu es née quand tu l’as décidé, et, surtout, comme tu l’as décidé.

Toi, toute petite chose si minuscule tu auras révolutionné nos vies en 9 mois et 5 jours. Tu es arrivée par surprise mais tu auras su te faire désirer.

Tu nous auras surpris jusqu’au dernier moment. Tu nous auras fait patienter, plus que de raison, et crois-moi, tu apprendras avec le temps, que ce n’est pas ma première qualité.

Toi, notre jolie surprise que nous avons fini par surnommer « Désirée », tu es es venue au monde comme tu es venue t’installer, tout en rebondissements. Tu n’auras rien fait comme les autres, et rien que pour ça, j’en suis fière.

Ton frère est né à 37 semaines quasiment 38. Je n’en pouvais déjà plus à ce moment là. Je m’étais mise dans la tête que tu naîtrais à peu près au même stade, c’est ridicule quand on y pense. Je sais très bien qu’une grossesse ne fait pas l’autre mais il ne fallait pas que le terme soit trop avancé pour me laisser une chance d’accoucher par voies basses.

Zarico étant né par césarienne, je ne pouvais pas être déclenchée. Cette césarienne, je l’avais très mal vécu, même si, à l’époque, je n’avais pas voulu le reconnaître. Elle m’a beaucoup affaiblie, elle m’a « empêchée » de prendre mon rôle de maman aux premières heures, aux premiers jours de vie, de mon fils. J’ai ce sentiment qu’elle m’a volé quelque chose que je ne pourrai jamais rattraper. Je n’ai pas pu lui donner son premier repas, son premier bain. J’ai à peine pu lui donner son premier câlin. J’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre, quasiment 3 mois, pour récupérer la pleine possession de mes moyens.

Je ne voulais pas revivre ça.

Sauf que toi, ma petite Facétieuse, tu n’étais pas du tout décidée à sortir de ton cocon…

39 semaines, rien du tout.
40 semaines, toujours rien.
41 semaines, absolument rien du tout.

J’ai pourtant tenté à peu près tous les remèdes de grands-mères possibles et imaginables, surtout pour m’amuser, mais aussi parce que, avouons-le, j’étais totalement désemparée, épuisée… Les heures de randonnées quotidiennes se sont enchaînées, notre appartement n’a jamais été aussi propre et les carreaux aussi reluisants. J’ai même tenté une danse des canards endiablée avec ton frère pour que tu te décides, à un jour du terme. Mais, rien.

A mesure que la date, fatidique, du terme approchait, mes chances et mon souhait d’accoucher par voies basses s’amenuisaient. Il fallait se rendre à l’évidence et se faire une raison. Je ne pourrai de toute manière pas être déclenchée, au mieux, on pourrait me percer la poche des eaux, si le col s’y prêtait afin d’espérer une mise en route du travail.

La veille du terme est bel et bien arrivée, et, comme on me l’avait demandé, j’ai appelé la maternité afin de prendre un rendez-vous pour « dépassement de terme ».

Samedi 30 janvier, date à laquelle tu devais naître selon les savants calculs des médecins, nous nous sommes donc rendus à la clinique pour passer un monitoring de contrôle et une échographie. Après toutes ces vérifications, il s’est avéré, que le terme était déjà dépassé de deux jours, mais tout allait bien, tu allais bien, j’allais bien. Mon col n’étant pas prêt, le gynécologue de garde m’a laissé une dernière chance, 48 heures. Tu avais jusque lundi matin pour te décider à sortir toute seule. Sinon, je serai hospitalisée pour une césarienne dans la journée.

Nous sommes donc rentrés à la maison, toi encore au chaud, et moi un peu triste, tout de même. Tu as voulu nous jouer un dernier tour, enfin, c’est ce que je croyais.

Le week-end est passé très vite, malgré ce que j’aurais pu penser. Nous avons pu profiter de ton frère, une dernière fois notre enfant unique. Ce fut un long dimanche de câlins, intense et simple à la fois, mais qui restera dans ma mémoire.

Il fallait pourtant qu’il se termine et que nous déposions ton frère chez Mamithie et Papyben, car le lendemain, nous avions rendez-vous avec toi. Il avait été décidé que je serai hospitalisée à 08h30, lundi matin. La boule au ventre et le cœur serré, j’ai donc laissé Zarico. Je savais pertinemment que je quittais un bébé, pour retrouver un grand garçon… Les larmes aux yeux, je l’ai embrassé et nous partions pour une dernière nuit 2 en 1.

Demain, je te rencontrerai, enfin.

Nous y étions enfin. C’était la bonne.

Lundi 01 Février, 08h15 pétante, nous sonnions à la maternité. C’était le grand jour. Les sages femmes m’ont prise en main, fait tous les examens nécessaires. C’était désormais, clair et net, tu naîtrais par césarienne. A J+4, il n’était plus trop question d’attendre que tu daignes te décider. L’opération était prévue dans la journée, mais nous ne savions pas encore l’heure. beaucoup d’urgences, peu de places au bloc, comme nous allions bien toutes les deux, nous n’étions pas prioritaires. Il faudra, encore une fois, être patient.

Les heures sont passées, terriblement lentement. Installée dans ma chambre, j’ai préparé ton berceau, défait ma valise, rangé les tiroirs. Une fois, deux fois, mille fois, tant le temps était long. L’équipe médical passait de temps en temps pour m’annoncer que l’opération allait tantôt être en début d’après-midi, puis en fin, ou même en soirée, avant de m’annoncer vers 17h qu’il faudrait sûrement que je patiente jusqu’au lendemain, tant le bloc était surchargé.

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J’étais totalement dépitée. Une journée de plus à attendre. Une journée sans Zarico, enfermée dans une chambre d’hôpital. Nous étions perdus et tristes, mais je savais que mardi 02 février serait la bonne. Ils n’avaient plus d’autres choix que de te faire sortir.

Bizarrement, j’ai très bien dormi, comme ce n’était pas arrivé depuis des années. Je dors très mal depuis des années, pire depuis le dernier trimestre et ne parlons pas en chambre d’hôpital. Je ne sais pas pourquoi j’ai autant dormi, enfin, je ne savais pas encore pourquoi. Le corps est bien fait.

Le jour s’est levé en même temps que moi. Les sages femmes sont arrivées dans ma chambre vers 07h00 pour me préparer à l’opération qui aurait lieu, cette fois-ci, dans la matinée. J’ai essayé tant bien que mal d’être en paix avec moi-même bien que déçue de la tournure finale que cette grossesse allait prendre. Peut-être avais-je, en fin de compte, réussi à faire le deuil de cette accouchement par voies basses tant rêvé… J’appréhendais tout de même l’après, notre rencontre furtive avant que je ne sois envoyée en salle de réveil, deux longues heures sans toi, les douleurs post-opératoires, cette sensation qu’encore une fois on allait me voler cet instant si précieux qui est de mettre un enfant au monde.

Je ruminais, perdue dans mes pensées.

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Il était 09h00 quand j’ai ressenti un léger « ploc! » et de l’eau couler le long de mes jambes. Je vais être honnête avec toi, j’ai d’abord cru que ma sonde se faisait la mal et que je m’étais oubliée… Après avoir appelée une sage femme, il s’est avéré que je venais de perdre les eaux.

Pour le coup, je n’ai jamais vu l’équipe médical se précipitait autant! La sage femme est partie de la chambre en trombe me prévenant que nous allions descendre plus tôt que prévu au bloc et que cette fois-ci, c’était la bonne!

Ne la voyant pas revenir, je commençais à paniquer légèrement sentant les premières contractions arriver. Mais, ce que je ne savais pas encore, c’est qu’elle plaidait pour ma cause auprès du gynécologue et de l’équipe de garde. nous avions beaucoup discuté la veille sur mon désir profond d’accoucher par voies basses…

Allaient-ils accepter?

Voici la suite…

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