Publié dans Grossesse

Premier trimestre en eaux troubles #MissMogetteinprogress

A l’annonce de cette toute nouvelle grossesse surprise, il a fallu avaler la nouvelle. Le bonheur était là bien sûr, aucune question à se poser là dessus. Mais je savais que tôt ou tard, l’euphorie passée, elle referait son apparition. Celle dont je ne pourrai jamais vraiment me séparer.

L’angoisse.

Pourtant, j’en avais pris mon partie. J’en ai même fait le deuil de cette grossesse rêvée, de ma grossesse papillon. Lorsqu’on perd un bébé, on se dit que jamais on ne pourra vivre une grossesse sereine.

Le premier trimestre, reste sans doute le pire des moments pour moi -comme pour beaucoup de femmes, d’ailleurs-. L’IMG et la fausse couche qui a suivi quelques mois après continuent et continueront de me hanter, même après 15 grossesses.

Mais pas cette fois.

Je ne voulais pas revivre la grossesse que j’avais vécu pour Zarico. Je ne voulais pas angoisser, stresser, pleurer comme j’ai pu pleurer au moindre signe étrange, je ne voulais pas redevenir cette femme exécrable parce que bouffée par la peur que j’avais été pendant ces presque 9 mois.
Ce bébé qui allait arriver, était surprise. S’il était là, c’est qu’il avait bien voulu s’accrocher, bien que je sois sous pilule. Alors il adviendrait, ce qu’il adviendrait. Voilà, ce que je me suis dit. Pour tenir. Je n’y croyais bien sûr, au fond de moi, pas une seule seconde. Mais il fallait que je tienne ce cap que je m’étais fixée. Pour Zarico. Pour moi.

Et pourtant.

Elle était toujours là. Cachée sans trop l’être. Prête à resurgir au moindre signe, à la moindre alarme.

Les toutes premières semaines ont coulé plutôt paisiblement. Les terribles nausées et vomissements dont j’étais la proie me rassuraient. Je vomissais mes tripes, matin, midi et soir. Et ça me faisait presque plaisir.
Je vomissais en me levant, en me lavant les dents. En allant au travail, je devais m’arrêter, une, deux voire trois fois sur le bord de la route pour rendre ce que je n’avais pas dans l’estomac.
Mes seins prêts à exploser, mon soutien gorge soudain devenu tellement trop petit, m’ont presque faite sauter de joie.
Tous ces symptômes que j’avais à peine eu pour Zarico étaient là, bien là même.

La grossesse a ce don de te rendre totalement cinglée, maso presque.

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Ça ne pouvait pas durer.

Comme une vieille habitude, un truc indéfectible, j’épiais mon boxer quand j’allais aux toilettes à la recherche de la moindre trace de sang, annonciatrice d’un deuil qui te serait de toute façon interdit.. Un toc un peu étrange que l’on garde quand on fait une fausse couche m’a-t-on dit.

Ce jour-là, il y en a eu . J’étais à 9 SA.

Un rendez-vous en urgence. Une échographie dans la foulée. Le verdict tombait. Bébé allait bien, ouf! Mais il y avait un décollement du placenta, un hématome décidual.

Un hématome décidual est une complication de la grossesse survenant lorsqu’une portion marginale du placenta se décolle, ce qui entraîne un saignement entre placenta et utérus. Ce processus est proche de celui de l’hématome rétro-placentaire, mais n’a pas des conséquences aussi graves : l’hématome décidual marginal est plus fréquent, et n’entraîne pas de souffrance fœtale dans la très grande majorité des cas (car l’hématome est périphérique et de petite taille, il ne peut donc pas altérer les échanges materno-fœtaux).

Wikipedia, un ami qui vous veut du bien.

Je connaissais le topo. J’en avais eu un pour Zarico. On me mettais donc au repos forcé. Plus d’efforts, plus de voiture, plus de marche. Je devais rester allongée un maximum de temps dans la journée, histoire que tout se recolle. Je ne pourrai pas/plus m’occuper de mon Z. jusqu’au prochain contrôle, 3 semaines plus tard. Le plus difficile.

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L’échographie des 12 SA est très particulière pour nous. C’est à cette échographie, que, 4 ans plus tôt, le corps médical avait découvert le spina bifida de notre premier bébé. Nous attendons toujours cette écho avec beaucoup d’angoisses et d’inquiétudes.

Heureusement, nous sommes suivis par un médecin échographe spécialisée dans les grossesses à risque depuis Zarico. Elle nous connaît bien maintenant et sait être très rassurante.
Le jour de l’examen arrivé, elle a vraiment pris son temps, pour nous montrer que tous les signes de spina bifida n’étaient pas là. Nous pouvions souffler. Sa colonne était bien finie, sa peau se refermait dessus correctement, la vessie était bien formée et avait une bonne taille, le cervelet contenait l’eau adéquat, les pieds étaient bien positionnés. Nous étions rassurés même si tout risque serait vraiment écarté lors de l’échographie des 18SA.

Une fois la date de conception corrigée, nous apprenions qu’il/elle était prévu(e) pour le 30 janvier 2016. Nous étions tout simplement heureux!

Le seul point négatif, c’était toujours ce décollement qui nous polluerait encore un peu la vie.

Mais le bébé allait bien, c’était le principal. C’était tout ce que je voulais savoir.

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Le premier trimestre s’est terminé paisiblement fin juillet entre deux vomitos. J’arrivais enfin à profiter de ma grossesse, pour la première fois de ma vie. Je découvrais les vraies joies d’être enceinte et prenais conscience de ce que je voulais dire « profiter de l’instant présent ».

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Nous avons même eu la permission de partir un peu en vacances!

NDLR : À bientôt pour la suite de #MissMogetteInProgress =)

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4 commentaires sur « Premier trimestre en eaux troubles #MissMogetteinprogress »

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