Publié dans Grossesse

Bilan du deuxième trimestre – #MissMogetteInProgress

Mercredi dernier sonnait [déjà] [seulement] le glas de mon second trimestre de ma grossesse.

Déjà.

Seulement.

Tant de chemin parcouru et pourtant encore beaucoup trop à parcourir. Je n’arrive pas trop à me décider, c’est ça aussi, la bipolarité de la femme enceinte.
Pourtant, les deux tiers sont déjà faits, et je ne sais que trop bien que tout va arriver très vite maintenant. Et en même temps, je me dis que janvier est très loin. C’est l’année prochaine après tout. Sauf que, c’est dans à peine 3 mois, que les fêtes de Noël vont arrivées entre temps et que tout va s’enchaîner à une allure folle.

Nous avons fini leur chambre, celle qu’ils partageront tous les deux. Les photos sont à venir! Tout est quasiment prêt, et pourtant, nous avons encore beaucoup de choses à faire, laver le landau, le transat, remonter le matelas et tout plein d’autres petits trucs qui accumulés me semblent énormes. Nous n’avons pas encore réfléchi à la question des premières nuits, car nous comptons la prendre avec nous au début pour ne pas trop perturber Zarico. Dans quoi dormira-t-elle? Je ne sais pas… Je n’y ai pas encore trop pensé et, c’est ma belle-soeur, qui, a juste titre, m’a rappelé que 2mois et demi ça passe très vite… Il faut donc que je m’active un peu de ce côté là!

Je ne l’ai pas vu filer ce second trimestre. Il s’est écoulé paisiblement, rapidement et sans gros soucis contrairement au premier trimestre, sans grandes angoisses non plus. Il y a bien sûr eu quelques maux de grossesse mais rien comparés à ceux que j’ai pu subir pour Zarico. Je pense que le monumental coup de pied psychologique que je me suis mise aux fesses a très bien fonctionné. Je ne ressens quasiment aucun stress, ni angoisse. Il faut dire que Lady Mogette bouge beaucoup, et dort très peu, ce qui me rassure énormément.
Je me sens sereine et arrive à me projeter, contrairement à ma précédente grossesse où le « et si » restait terriblement présent.

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Nous attendions avec impatience l’échographie des 22 SA. Malheureusement, M’sieur Stache n’a pu y assisté et c’est ma petite sœur qui a pu profiter de la place vacante. Les heures voire les quelques jours qui précèdent les échographies sont toujours un peu angoissantes pour nous. Est-ce que tout va bien aller? Y aura-t-il un problème? Tellement de questions se bousculent dans nos têtes… Bref, nous n’y allons jamais sereinement.
L’examen est très austère, l’ambiance lourde, et les premières secondes où l’appareil est posé sur mon ventre interminables. Je connais notre échographe par cœur, elle nous suit depuis l’IMG, je connais chacune de ses expressions de visage, les bonnes comme les mauvaises. J’attends qu’elle déride son front et son petit sourire en coin comme j’attendais le Père Noël enfant. Ça me semble toujours une éternité.
Mes échographies ne sont pas douces et paisibles, elles laissent en suspens ma respiration, je suis souvent tendue comme une dalle de béton, jusqu’à entendre le « tout va bien ». Pas d’échographie 3D pour moi, pas d’attardement sur le profil du bébé. J’ai tout juste droit à un cliché. Elle préfère rester de longues minutes qui paraissent des heures sur la colonne vertébrale, la vessie autres organes internes, les pieds et le cervelet, pour écarter tout risque de spina bifida.

Ses mots me rassurent toujours. C’est une femme d’une rare bienveillance et j’ai une confiance aveugle en elle. Elle a toujours su trouver les bons mots. Alors à la fin de l’examen quand elle m’a dit que notre Lady Mogette allait merveilleusement bien, qu’elle était très très tonique et qu’elle n’avait aucune inquiétude pour la fin de la grossesse et pour l’arrivée saine et sauve de notre petit pois sauteur, j’ai esquissé une énorme sourire qui a eu du mal à partir de mon visage.

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Entre temps, la famille Stache a écopé du vilain virus qui n’a épargné personne. Zarico a eu un beau rhume bien carabiné, que j’ai forcément attrapé. Comme je ne fais jamais les choses à moitié, tout ce beau monde m’est tombé sur les bronches et s’est en même temps installé dans mes sinus.
Notre médecin de famille m’a mise sous antibiotiques, il fallait que l’infection parte au plus vite pour ne pas que les bronches soient trop touchées. Et bien qu’allergique à la pénicilline, elle a voulu tenter un cousin de cette molécule. Bien évidemment, la réaction ne s’est pas faite attendre… Urticaire géant, vertiges, malaises, chute de tension, tachycardie et tout le tralala. Ô joie!
Finalement, tout est rentré dans l’ordre mais j’en suis sortie bien épuisée et anémiée.

Sinon, qui dit 2nd trimestre, dit test de glucose. Le fameux test O’Sullivan. Quelle joie de passer 2 heures dans un laboratoire d’analyses médicales bondé de gens qui au choix parlent fort, respirent fort, sentent trop fort le parfum ou la sueur, te bousculent, ou parlent de toi à « la dame » à la troisième personne parce que tu as le teint verdâtre et que mine de rien ça les inquiète.
J’ai donc avalé mes 75gr de glucose pur et « patienté » 2 heures au milieu de ce fourbi, oscillant entre nausées, bouffées de chaleur. Ce test est toujours une merveilleuse expérience pour l’agoraphobe et l’asociale que je suis…
Je suis sortie du laboratoire, comme on sort de taule. La joie de la libération fut telle que j’en suis tombée dans les vapes, à moins que ce ne soit le taux de sucre redescendu trop vite. J’hésite encore.
On ne m’y reprendra pas, si 3ème il y a, test O’Sullivan, il n’y aura pas!

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Niveau maux de grossesse, la fin du deuxième trimestre s’est terminé comme il avait commencé, bercé par les nausées. Les vomissements ont peu à peu cessé et cet état quasi permanent de mal de mer commence tout juste à disparaître.
Je suis toujours hypotendue, ce qui me fatigue très vite et les insomnies sont désormais quotidiennes, ce qui n’arrangent rien à cet état de zombie qui me poursuit.
Je commence à ressentir quelques contractions ce qui m’oblige à rester pas mal allongée. L’ennui commence à se faire sentir et surtout la culpabilité de ne pas pouvoir m’occuper de Zarico comme je le voudrais. On compense donc par de gros et longs câlins.

Le troisième trimestre a débuté paisiblement (avec mes amies Sc(h)iatique et remontées acides. Elles ne m’avaient pas manqué celles-ci). Mais je relativise! C’est ça aussi, le jeu de la grossesse!

Le prochain rendez-vous avec mon obstétricien devrait affiner la sortie finale, tenterons-nous l’accouchement pas voies basses ou serait-ce encore une césarienne, nous verrons bien..

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