Publié dans Mumcha vous dit tout, Préparer la venue de bébé

De l’entretien du bébé

Un bébé c’est bien, c’est joli, c’est mignon, ça sent bon, mais paraît-il qu’il faut l’entretenir.

Lorsque tu attends un enfant, tu  n’as qu’une hâte -oui, je fais de mon cas, une généralité- acheter tout ce qu’il faut pour l’accueillir, et c’est là que tu te rends compte qu’il en faut des trucs et des machins pour une si petite chose d’à peine un demi mètre.

Et ça, le monde de la puériculture l’a bien compris. Ce nouvel univers que tu découvres à mesure que ton ventre s’arrondit est rempli de pièges à futurs parents gagas. Tu te feras avoir, on se fait tous avoir, du moins pour le premier. On achète des trucs totalement inutiles, des choses dont on ne se servira qu’une fois parce qu’on nous les a vendues comme THE objets indispensables.

Ceci s’applique aux gros objets de puériculture mais aussi, et plus simplement, aux produits d’hygiène de bébé. Si tu es comme moi, tu as dû lire, voir boire, les écrits des magasines pour futurs parents. Tu leur as voué une confiance aveugle. Un peu paumé(e), tu as écouté les conseils autour de toi, qui, à tour de rôle, t’ont vanté les mérites d’une multitude de produits qui laisseront une douce odeur à ton futur bébé Cadum.

Un bébé CA DOIT sentir bon. Tu dois pouvoir caler ton nez dans son cou et que ça sente le bébé chimique. Une petite crème bourrée de parfum par-ci, une eau parfumée par-là, un gel douche qui sent bon le bébé tout propre, et cette toute petite merveille que tu te tues à protéger de toutes les agressions extérieures se retrouvent bouffés par les parfums, conservateurs, allergènes et autres produits dégoûtants juste parce qu’il doit sentir bon. Sauf qu’un bébé, ça sent bon naturellement, tu le découvriras bien assez vite!

Moi aussi, j’ai acheté le gel douche qui « sent bon le bébé », moi aussi j’ai acheté une crème pour le change, une pour les érythèmes fessiers, une pour le corps, une pour le visage, une eau pour lui laver le visage, une pour les pieds, une pour ses aisselles (bon j’en rajoute un peu là), parce que c’était comme ça, parce qu’on m’a dit de faire comme ça et que je voulais tout faire comme il faut, et surtout que je n’y connaissais rien du tout.
De toute façon, ces produits on vous les propose à la maternité, on vous les offre même en miniature dans des jolies petites trousses réutilisables.

Le premier constat, peu de temps (très peu de temps mais trop en même temps) après la naissance de Zarico, fut que je ne me servais absolument pas de tous ces produits. Je revenais toujours au même, le nettoyant pour les fesses : du liniment oléo-calcaire, sa crème pour le visage en cas d’irritation, son gel douche bébé et puis c’était tout.

Puis, un jour dans un éclair de lucidité, j’ai commencé à m’intéresser à ce qu’il y a avait sur les étiquettes (la meuf à retardement). Et là, je suis tombée de haut de très très haut même. J’avais donc bardé mon fils de crèmes, de gels douches, qui, bien que me coûtant un bras et une jambe en pharmacie et de grandes marques qui plus est, étaient en fait remplis de saloperies en tout genre. J’ai vite arrêté.

On a revu notre copie et on s’est mis à utiliser des produits plus sains, mais ce n’était pas suffisant, j’arrivais toujours à retrouver un ingrédient à l’appellation bizarre, qui après vérification, n’était absolument pas bon, que ce soit pour lui ou pour nous. Même le liniment, qui est, pourtant, censé être un produit naturel, comportait toujours soit allergisant soit des conservateurs.

A force de recherches et de lectures, nous avons peu à peu réussi à évincer les produits suspects. Il en sera donc de même pour les produits d’entretien de notre nouveau bébé.

Pour entretenir bébé, il n’y a pas besoin de dizaine de produits, quatre tout au plus. En fait, nous n’avons rien acheté de plus que ce que nous utilisons d’habitude pour toute la famille, ou du moins pour Zarico:

De l’huile d’amande douce bio (Aroma-Zone) pour nourrir les peaux sèches, calmer les irritations et protéger du dessèchement ou tout simplement en massage hebdomadaire. Un joli moment à partager avec bébé que je renouvellerai avec Lady Mogette. J’aimais énormément ces moments privilégiés avec Zarico. Cette huile peut servir à toute la famille. Elle fait partie de mon quotidien depuis mon adolescence, je ne pourrai plus m’en passer. Elle calme mon eczéma et hydrate ma peau quotidiennement.

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Pour la toilette, nous avons porté notre dévolu sur la gamme au Calendula et à la Mauve Blanche de Weleda. Nous avons de suite adhéré à cette marque de produits tant elle répond à nos attentes. Leur charte correspond à notre façon de penser (produits 100% d’origines naturelles, des matières premières majoritairement issues de l’agriculture biologiques ou de cueillettes certifiées), une clarté, une transparence et une honnêteté sur leurs ingrédients vis-à-vis du consommateur (pas de noms barbares, tout est traduit en français, et l’on trouve même sur leur site un glossaire de leurs ingrédients pour expliquer de quoi il s’agit).
Weleda porte le label NATRUE qui garantit un composition 100% naturelle des produits : assurance d’ingrédients naturels et biologiques, sans parfums ni colorants synthétiques, pas de produits pétrochimiques (paraffines, PEG…), pas d’huiles de silicone ni dérivés siliconés, pas d’OGM.
Nous avons pris la crème lavante pour le corps et les cheveux au Calendula et le lait hydratant (uniquement au cas où) au Calendula, et la crème de change à la mauve blanche en cas d’irritations du siège.

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Pour nettoyer les fesses de bébé au moment du change, nous resterons sur le liniment oléo-calcaire, produit miracle que nous avons découvert à la naissance de Zarico. Il n’a jamais eu d’irritations du siège. C’est sans produits chimiques, c’est naturel et très efficace.  Il nettoie parfaitement les selles, qu’elles soient liquides, abondantes ou bien collées… J’ai longtemps acheté mon liniment en pharmacie (oublie ceux que l’on trouve en supermarché, bourrés de parfums), mais la marque que j’avais trouvé et qui n’utilisait aucun conservateurs a changé sa recette et des produits à la consonance douteuse sont venus s’ajouter à la liste.
Grâce à ma copine/double maman S., qui m’a transmis son super secret de recette de liniment, je le fabrique désormais maison! C’est un vrai jeu d’enfant et surtout super économique!
Et, en exclusivité mondiale, voici la recette!

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Niveau coût [si c’est ce qui te fait peur] je dirai que l’on s’y retrouve assez rapidement, avec un budget de 30/40€ (hors liniment, je vous fais le détail du prix dans l’article DIY), pour 3/4 mois (la crème pour le change me faisant largement plus de 3 mois ainsi que le lait corporel) – sachant que la crème lavante et le lait corporel servent également à Zarico, et l’huile d’amande douce à toute la famille.

J’ajouterai au niveau des indispensables : 

  • Du sérum physiologique pour le nettoyage des yeux ou des nez qui coulent,
  • Un ciseau adapté aux petits doigts de bébé,
  • Une brosse à cheveux (encore faut-il qu’il ait des cheveux),
  • Un thermomètre.

Rien de plus, rien de moins.

Et vous quels sont vos indispensables, et surtout les produits qui ne vous ont jamais servi?

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Publié dans Humeurs, Mumcha vous dit tout

Mon si petit grand…

Zarico,

Mon bébé, mon tout petit, ou devrais-je dire, mon grand… Parce que tu es grand maintenant, enfin c’est ce que tu me maintiens du soir au matin désormais.

J’aime encore à t’appeler mon bébé, c’est comme ça, je suis un maman, qui, malgré elle, voit son si petit garçon, grandir, évoluer, gagner en assurance de jour en jour, sans pouvoir rien faire. J’ai parfois l’impression d’être passive sur cette vie, sur notre vie, qui défile comme un TGV sous mes yeux paralysés par le temps qui passe. Je suis assise là, en 1ère classe, et je vois le paysage défiler, je te vois défiler, sans ne rien pouvoir faire. Je voudrais tirer sur la manette d’urgence. Stopper ce train fou.

Je voudrais arrêter le temps. Rien qu’un instant. Profiter de toi du plus fort que je puisse, plus que je ne le fais d’habitude. Prendre le temps d’observer chacun de tes gestes, chacune de tes mimiques qui me font tant rire, chacune de tes âneries qui amusent la galerie, chacun de tes cheveux blonds qui sentent encore si bon le bébé, d’observer tes yeux rieurs et pleins de vie, chacun de tes regards si lourds de sens.
Je voudrais que le temps se fige afin que je puisse plonger un peu plus longtemps que d’habitude mon nez dans ta nuque pour respirer ton odeur et la garder ancrer dans mon esprit.

Le temps file sous mes doigts incapables de retenir les jours qui s’échappent, et je te vois, toi, ma toute petite progéniture pleine de plis et de bourrelets, devenir ce petit garçon fin comme une asperge.

Tu grandis. J’en suis fière, tu sais. Je suis tellement fière du petit homme que tu deviens.

Tes progrès m’emplissent de joie. Et, à chaque nouveau pas que tu fais, c’est mon cœur de maman qui explose de bonheur, mais, qui, en même temps, se serre de te voir sortir de ta chrysalide petit à petit.

En un an, tu as tellement changé. Tu as raison, tu es devenu grand. Enfin, je préfère dire, un tout petit grand, si tu veux bien.

Tu as désormais 2 ans (presque et demi) et, je dois me rendre à l’évidence, les choses ont bien changé.

Tu parles de mieux en mieux, tu construis des phrases et nos conversations deviennent de plus en plus longues et plus riches de jour en jour. J’adore parler avec toi. Nos conversations n’ont parfois ni queue ni tête, mais qu’est-ce que l’on rit. Tu as toujours une expression bien à toi, une façon de dire les choses, un ton sur lequel dire un simple « Et oui! » qui me font fondre. J’aime ta petite voix qui ne gère pas encore son volume. J’aime quand tu chuchotes parce que je suis fatiguée, j’aime quand tu t’esclaffes en criant parce que tu es heureux de quelque chose, et souvent d’un rien.

Tu chantes les Beatles. Ce que tu les aimes ces Beatles. J’aime voir ton regard qui s’illumine quand papa met en route son tourne disque. J’adore t’entendre dire, lorsque tu regardes le vinyle, hurler « Ca touuuuuuurne! En route les Beatles! ».  Te voir remuer ta tête en accord avec la mélodie finit de m’achever.

Tu veux faire de plus en plus de choses tout seul. Et je n’ai pas intérêt à intervenir. Tu te déshabilles tout seul, t’habilles presque tout seul. Tu te laves tout seul. C’est certainement le plus dur pour moi. De te voir prendre de l’indépendance. De ne plus avoir tant besoin de moi que ça. C’est difficile pour une maman de ne plus avoir à aider son si petit à faire toutes ces choses.

Tu es désormais propre, nuit et jour. Un petit pas pour les autres, un grand pas pour toi. C’est surtout ça qui te fait te sentir si grand ces derniers temps. Tu me le répètes à longueur de journée.

Tu nous aides. Beaucoup. Tu aides à vider le lave-vaisselle, mets la table, vas chercher les yaourts pour le dessert. Des petites tâches du quotidien que tu es si fier d’accomplir et qui te rende « grand ». Je vois bien que tu es heureux quand tu les fais. Tu te sens responsable.
Quand je ne suis pas très en forme, tu te charges de porter le bac de linge sale, et m’interdit de m’en approcher. Tu remplis la machine et retournes poser le bac. C’est là que je vois que tu grandis. Lorsque tu participes à ce petit geste pourtant si anodin, en me répétant « non maman! A mal au dos! C’est Z. qui le fait! Et hop! », je prends alors conscience que, non, tu n’es plus un bébé, et que tu es très intelligent, que tu observes, que tu enregistres. 

Tu es tellement plein de joie. Tu cours, tu sautes, tu joues, tu bouges (trop), tu chantes (trop), tu parles (trop). Tu es souvent trop, mais ce que j’aime ça. Ce que j’aime voir le bonheur dans tes yeux, toujours un sourire accroché à ton visage. Je crois que je ne t’ai jamais vu bouder, ou du moins pas encore. Même lorsque l’on te dit non, tu trouves le moyen de rire (et de te jouer de nous avec ton charme irrésistible). Je crois bien, que je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi heureux que toi. 

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Je te regarde et je me dis que l’on a donné naissance à un merveilleux petit garçon. A un petit garçon plein de qualités. Plein de jolies qualités. Tu peux être parfois totalement insupportable, ça n’enlève rien à ton charme et à ta profonde gentillesse. 
Tu en as vécu des choses du haut de ton petit 2 ans. Tu as subi mes soucis de santé, mes baisses de moral, mes manquements à mon devoir quand mes articulations ne voulaient plus travailler. Ce n’est pas toujours facile pour toi, si petit bonhomme, du haut de tes 2 ans, de devoir faire « sans » ta maman parce qu’elle ne peut pas s’occuper de toi. Je m’en veux tellement, si tu savais, de ne pouvoir en faire plus quand mon corps me l’interdit. C’est ce qui me fait t’admirer encore plus. C’est ce qui me rend encore plus fière de toi. 

Ta vie va, encore une fois, être bien chamboulée d’ici quelques mois. Une petite chose va prendre place dans notre foyer, dans ce foyer que tu as rendu si merveilleux et si vivant. Tu vas devoir apprendre à partager du haut de tes 2 ans et demi. Partager ta maman, ton papa, ta chambre, tes jouets, tout cet univers, qui jusqu’ici t’était uniquement réservé. 
Ce ne sera pas facile, mais nous serons toujours là, papa et moi, et toute ta famille, pour t’aimer du plus profond de nos cœurs et pour t’aider à continuer de devenir la personne formidable que tu es déjà. 

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Ne change rien ou alors essaie de grandir un peu moins vite pour épargner le pauvre cœur de ta maman qui se tord dans tous les sens de te voir déjà si grand…

Publié dans Mumcha vous dit tout

Un secret de polichinelle

Des mois, des mois et des mois que je n’ai pas ouvert mon blog, que je n’ai pas cliqué sur Mumcha.

4 mois exactement.

4 longs mois, dépassée par les événements qui se sont accumulés au cours de cette année.

C’était trop, je n’arrivais plus à suivre. Je n’étais plus sure de ce que je voulais pour le blog, pour mon blog. Plus sure de ce que je voulais te faire partager.

Puis, j’ai ouvert les yeux, et je me suis rendue compte que je m’étais bien trop éloignée de la ligne de conduite que je m’étais fixée au tout départ.
Je voulais bloguer pour partager mes aventures avec toi, vider mon sac et échanger sur des sujets qui me tenaient à cœur.
Sauf, qu’il faut se l’avouer, à un moment, j’accordais bien trop d’importance aux chiffres (les blogueurs qui vous diront qu’ils n’y ont jamais vraiment prêtés attention, mentirons sûrement). Je passais un temps phénoménal à écrire des articles, à travailler avec des partenaires, à chercher des sujets qui plairaient au plus grand nombre, pour être lue, pour voir les chiffres grimper, pour atteindre une certaine notoriété (bidon). J’en étais arrivée à un moment de ma vie, où, face à l’annonce de la maladie avec laquelle j’allais devoir apprendre à vivre, j’avais besoin de reconnaissance. Purement égocentrique me diras-tu, surtout la preuve d’une détresse qui m’envahissait. En temps de crise, je ne pouvais rien faire, j’avais l’impression que je ne servais plus à rien, que j’étais inutile.
Je me suis égarée, écrire ne me procurait plus autant de plaisir qu’avant, j’écrivais sans vraiment écrire, sans vraiment me creuser la cervelle, sans vraiment y croire parce que je désirais être plus lue, parce que mes stats n’augmentaient pas ou peu. Le peu d’envie qu’il me restait pour taper sur mon clavier m’a quittée peu à peu, et, j’ai abandonné peu à peu.

Avec le recul, je repense au début. Je me suis rappelée de ce qui m’avait donné l’envie de créer ce petit monde virtuel, et j’ai eu envie de retourner aux sources, sans plus me soucier de ce que les autres pourraient penser, du succès qui m’attendrait ou  non. Au début, lorsque l’on crée un blog, on ne le sait pas tout ça, on le fait juste pour écrire, pour échanger, pour créer un univers autour d’un sujet qui nous touche. Je veux retrouver ces valeurs. Je ne veux plus attirer du lectorat juste par les cadeaux et les concours, parce que je me suis rendue compte avec le recul que ça ne m’intéressait pas.

J’ai voulu me relancer des dizaine de fois ces derniers mois, mais je ne trouvais pas le courage, je me sentais penotte de reprendre le clavier, de devoir t’expliquer tout ça, sincèrement, simplement et sans honte. Je n’y arrivais pas.

Mais la vie nous fait parfois un beau pied de nez.

Une surprise, un petit miracle totalement inattendu est venu surprendre la petite vie tranquille de notre famille. Quelque chose de pas prévu mais qui nous a tellement réchauffé le cœur que l’envie de  la partager avec toi est devenue trop forte. Comme un signe, elle m’a rappelé que la vie peut être faite de belles choses toutes simples et qu’il faut parfois savoir se contenter de ce que l’on a sans trop chercher ailleurs. Cette nouvelle m’a remise sur les rails et m’a montré à quel point le bonheur était là devant mes yeux!
Seulement, encore une fois, il m’a fallu du temps, je ne voulais pas m’emporter. Je voulais attendre un peu, être sure de sure.

Ça va faire 4 mois, bientôt 5 et on peut dire que l’on sort des mois les plus difficiles, alors, cette fois, je me sens prête à revenir, tout doucement, et à partager cette nouvelle aventure de folie le plus simplement du monde…

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Zarico va être grand frère…
Publié dans Mumcha vous dit tout

J’aurais voulu que cette journée dure mille ans

Il est de ces journées qui commencent simplement, de ces journées qui débutent comme n’importe quelle autre journée.

Des journées où je me lève, où je prépare le biberon de Z., puis ces céréales, où il prend son bain comme chaque matin, où je l’enroule dans sa cape de bain, comme un petit wrap, où l’on danse comme des perdus au son de la radio, où l’on fait de longs câlins à s’en étouffer.

Puis, il y a des appels, des appels imprévus en tout début d’après-midi. Un de ses appels de Tinou, sa marraine, qui peut se libérer plus tôt que d’habitude et qui nous propose de passer la journée avec nous, chez Mamizette et Papybou.

Le soleil est là, la chaleur aussi. La bonne humeur a pointé le bout de son nez dès le levé. Je le sais, cette journée sera particulière.
Zarico aussi a dû le sentir, il m’a réclamé sa Tatazuzu toute la matinée. Il a refusé de faire la sieste, il faisait certainement trop beau dehors pour ça.

Après l’avoir récupérée à la gare, nous nous sommes installées dans le jardin de nos grands parents, comme nous le faisons à chaque fois qu’il y a un brin de soleil. Je crois bien qu’on le fait depuis toujours.
Mamizette nous a installé un vieux drap sur la pelouse, comme elle le faisait quand nous étions petites. A l’ombre de l’érable, on refait le monde, on rigole (comme des dindes), on parle sans s’arrêter, on chante beaucoup trop fort des chansons américaines dont on ne connait même pas les paroles. On chahute, on joue à l’eau. Nous avons de nouveau 15 balais et des rêves pleins la tête, comme (trop) souvent.

A une exception près. Un nouvel élément s’est ajouté à nos moments de farniente. Une petite chose de 90 cm qui ne demande qu’à apprendre. Il est là, avec nous, assis entre nous deux, sur ce drap blanc et bleu tout droit sorti des années 90 qui sent bon la lessive de Mamizette.

On se regarde, Tinou et moi, il faut qu’on lui apprenne. On se doit de lui passer le gêne. Ce gêne qui met notre grand mère en panique, qui met les nerfs de notre mère en pelote. Il faut qu’on lui apprenne ce jeu qui se perpétue depuis des années chez nous, et qui énerve les adultes. Il faut qu’on lui apprenne ce jeu si simple que notre père nous a appris avant. Il faut qu’on lui apprenne à jouer à l’eau.

2 bassines d’eau plus tard, un bébé libéré de sa couche, et pas très sûr d’avoir le droit de toucher à ces seaux, scrutant du coin de l’œil, un quelconque « non » maternel, c’est parti. C’est un enfant plein de joie que nous découvrons, des paillettes pleins les yeux et de l’excitation plein le cœur.

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J’assiste à la scène, d’abord en retrait. J’observe, je veux emmagasiner le plus de souvenirs possible, garder ce moment bien ancré dans ma tête, appareil photo en main.

Je le vois avec sa marraine, ma sœur, ma toute petite,  lui montrer comment éclabousser, arroser, barboter. Je suis heureuse. Je la vois lui apprendre ces âneries, et je suis fière, si fière de cette famille unie, de ce petit bout de femme qui prend son rôle tellement à cœur. Je les regarde tous les deux partageant cette complicité si particulière à eux deux.

Il trempe ses pieds dans la bassine, s’assoit dedans, met la tête sous l’eau. Les gouttelettes explosent comme un feu d’artifices.

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Les éclats de rire fusent dans le jardin, et son rire plein d’échos retentit et résonne contre les murs de la maison. Ils emplissent nos cœurs de joie et de bonheur.

Il se lance seul, après quelques minutes d’hésitation, attrape une vieille bouteille, la remplit d’eau et vient me la verser dans le décolleté. Là, c’est sûr, il a compris. Je ris. Je ris et j’explose de joie de le voir si heureux, de le voir rire comme nous avons pu rire, de voir que dans nos têtes d’adultes nous n’avons pas tant grandi que ça. Je suis heureuse de prendre conscience qu’il ne grandira pas au milieu d’une famille qui a perdu son âme d’enfant. Je suis tellement heureuse de me rendre compte qu’on lui apprend les bêtises, que nos parents, avant nous, nous ont transmises. Je me sens tellement pleine d’émotions quand je le vois nous regarder avec son regard mutin, lui aussi rempli d’émotions, quand je le vois fier de nous faire rire avec des sottises que certains ne pourraient comprendre ou valider. On rit, on a 2 ans aussi.

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Les heures passent sans que l’on s’en rende compte. Car, oui, il y a bien une ombre au tableau. Le temps qui coule, comme les mares d’eau sur la terrasse, sans que l’on puisse l’arrêter.

Il faut se sécher, se changer et redevenir adultes, reprendre nos rôles respectifs. Il faut mettre ce moment de côté et recharger notre cerveau de tous les tracas de la vie quotidienne, de tous les impératifs que l’on doit suivre. Elle doit retourner à Paris, je dois retourner chez moi, étendre mon linge, rédiger et envoyer mes CV, nourrir le petit et le coucher.

On s’assoit ma sœur et moi. Une dernière fois. On se regarde, avec ce sourire indéfectible au coin des lèvres.

On se regarde et l’on se dit que l’on aurait voulu que ce moment dure au moins mille ans. 

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Tout ce que je voudrais te dire

10 ans…

10 ans! Tu te rends compte?

10 ans…

10 ans, c’est beaucoup et pourtant pas grand chose.
10 ans, c’est à la fois une éternité à 26 ans et un claquement de doigts pour toute une vie.

Je pourrais te dire que je n’en reviens toujours pas de tout ce temps passé à tes côtés sans le voir (dé)filer sous mes yeux, que notre premier baiser me semble être hier, que je t’aime toujours autant que le premier jour, mais ça ferait un peu romance à l’eau de rose, et tu sais très bien que ce n’est pas mon truc.

Alors, je me suis demandée comment te rendre hommage, toi qui nous supporte, mon sale caractère, ma boulettitude et moi, depuis 10 ans déjà, comment rendre hommage à notre histoire, à ce petit bout de nos vies à la fois immense et minuscule où j’ai vécu et grandi à tes côtés (ça fait un peu soap là, non?). Et la réponse, c’est que je n’ai pas vraiment trouvé.

Un mois, un long mois que je suis penchée sur ces quelques mots qui, pour toi, n’auront pas vraiment d’importance, mais qui, pour moi, veulent dire beaucoup. Tu le sais maintenant, j’aime beaucoup écrire et que, quand je commence, je ne peux plus m’arrêter. Alors si je le pouvais, je t’écrirais un livre. Sauf que, tu le sais aussi, je suis pudique et souvent bien incapable de coucher sur le papier (ne parlons même pas de les dire) mes sentiments. Quand je pense à notre histoire, plein de choses me viennent à l’esprit. C’est le bazar dans ma tête, comme souvent, tout est là mais aucun mot, aucune expression ne correspond à ce que je voudrais te dire.

J’aurais pu te dire que quand je repense à notre rencontre, un jour froid et enneigé de mars, j’ai le sourire au coin des lèvres, mais ça tu le sais déjà.

Je pourrais te dire que notre seconde rencontre à cette boom me rire avec nostalgie quand je repense à tes techniques de drague lamentables. Non, saupoudrer religieusement et généreusement ta salade piémontaise de vinaigrette n’est pas un met de choix, et non, entraîner une ado maigrelette dans un pogo endiablé ne fait pas partie des danses nuptiales, tes longs cheveux verts n’y sont pour rien non plus. Tu m’as plu au premier regard. Ton regard et ton sourire enjôleurs et plein d’expressions auront largement suffi à faire fondre mon cœur d’adolescente, mais ça tu le sais déjà.

J’aurais aussi pu te dire que j’ai hurlé de joie dans mon coussin à en faire sauter mes bagues aux dents, Indochine dans les oreilles,  quand tu m’as demandé pour que l’on se revoit, mais ça tu le sais déjà.

Je pourrais te dire combien je me suis accrochée à notre histoire quand ça n’allait pas, comment tu as été ma béquille dans des moments terriblement difficiles, laissant parfois même passer ma tristesse avant la tienne. Mais ça tu le sais déjà.

Je pourrai te dire que j’ai cherché des centaines de fois à m’excuser de mon comportement parfois distant et de mon mutisme face à ces sentiments trop grands pour moi. Je pourrais aussi te dire que j’aimerais tellement te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi. Mais ça tu le sais déjà.

Je pourrais te raconter que ce fameux 15 mars 2005, j’avais les mains moites, la boule dans la gorge et des papillons plein le ventre en attendant que tu te pointes, mais ça tu le sais déjà.

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Mais, à l’époque, pas moi, pas du haut de mes 16 piges en tout cas. Je ne savais pas que ce 15 mars résonnerait désormais à mes oreilles comme une douce mélodie nostalgique. Je ne savais pas que ce 15 mars marquerait à jamais le début d’une nouvelle vie, d’une vie à 2, puis à 3, où le « on » remplace peu à peu le « je » jusqu’à ce qu’il disparaisse totalement.

Je ne savais pas que ce premier baiser d’adolescents frétillants d’hormones donnerait, aujourd’hui, ce résultat. A 16 ans, « sortir » 6 mois avec la même personne relevait plus des Noces d’Or que d’un amourette éphémère.

J’étais loin de me douter que 10 ans plus tard, je serai toujours aux côtés de ce barbu-chevelu tout droit sorti des cavernes.
Je n’aurais jamais pu imaginer que nous passerions tout ce temps ensemble, que nous vivrions tous ces moments l’un avec l’autre, tristes comme heureux.Toutes ces choses que nous avons traversées, non sans turbulences, mais toujours main dans la main.

En 10 ans, jamais je n’aurais pu imaginer que l’on traverserait autant de choses tous les deux. De très belles et de très tristes. Des éphémères et des qui nous ont transformés à vie. Des drôles et des traumatisantes. Quand je vois tout ce que l’on a vécu déjà, tout ce que l’on a pu enduré, je me dis que notre couple est quand même super beau et fort.
Je n’aurais jamais pu imaginer que derrière cet homme si discret voir muet, si constant et parfois fermé à l’explosion de sentiments se cachait un homme plein de tendresse, d’amour, de soutien, de patience et de gentillesse parce que putain, on en a bavé, je t’en ai fait baver (calm down! T’es pas tout rose non plus!).

Toutes ces premières fois avec toi… Notre installation, notre indépendance, notre nid douillé, notre PACS, notre famille, nos amis, notre chien, la perte de notre fille, des pleurs, de la joie, des rires, de la peur et du bonheur, fonder notre famille, notre fils, notre merveilleux petit garçon.
Quand je le regarde, je me dis que tu m’as donné la plus belle preuve d’amour que l’on puisse donner à quelqu’un. S’il est à l’image de notre amour alors je dirais, en toute objectivité, que notre amour est parfait (ou presque). Lorsque je le regarde je repense à tout ce que l’on a vécu, enduré, célébré et je me dis que la seule chose que je sais et que j’ai toujours su sans concession c’est que je t’aime.

Alors, je n’ai qu’une chose à ajouter, ou plutôt à te demander, c’est de vivre, avec toi, encore des tas d’autres dizaines d’années comme cette première fournée car elle a été, à mes yeux, la plus belle.

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Ces chansons effrayantes que nous leur chantons – part 1.

Je ne sais pas pour toi, mais en ce qui me concerne, et comme beaucoup de petits Français, j’ai été bercée dans les chansons enfantines que nos parents, nos proches ou même la maîtresse nous apprenaient.

Je me souviens encore des soirées où, petites filles, Mamizette nous chantait, à ma sœur et moi, des comptines que nous adorions plus que tout. Nous les connaissions par cœur et, encore aujourd’hui, il nous arrive de les entonner pour le plus grand désespoir bonheur de M’sieur Stache. Au Clair de la Lune, Jean Petit qui danse, Une Souris Verte, Ne Pleure pas Jeannette, A la Claire Fontaine, La Mère Michèle, Il était une bergère
Sauf qu’aujourd’hui, nous avons compris les paroles, et le ton n’est plus le même…

T’es-tu déjà dit, en chantant « Ne pleure pas Jeannette » que quand même c’était pas très cool de la part des ses vieux de la « pendouiller » avec « son ami Pierre », ne t’es-tu déjà pas fait la remarque que c’est pas super sympa de tremper la souris verte dans l’huile?

Cet article est pour toi!

Quand on étudie d’un peu plus près les paroles de ces chansons, on se rend compte que ce qui est dit n’est pas aussi mignon que ce que l’on comprenait dans notre plus tendre enfance. C’est ça aussi l’enfance, la mignonnerie de la naïveté…
Quand adolescente, je me suis rendue compte de ce qu’elles voulaient réellement dire, je peux te dire que je me suis bien marrée comme une cruche… Faut dire que la plupart du temps, elles parlent en fait de sexe, de mort, de dépravation voir de bordels… Si, si de bordels!

Je ne te ferai pas le décryptage historique de ces chansons car des tas de sites l’ont fait ou bien je n’en donnerai qu’un rapide aperçu. Cet article c’est juste ma vision des choses d’un point de vu humoristique (pourri) de ces comptines qui ont bercé mon enfance.

Commençons par la fameuse Souris Verte :

Une Souris verte(uh) qui courait dans l’herbe(uh),
Bon, jusque là, ça va, la souris elle court dans l’herbe pépouse, certe elle est verte, mais rien ne dit que le mec qui a écrit la chanson n’avait pas fumé de l’alcool ou bu de la drogue…
Je l’attrape(uh) par le queue,
Alors, ça c’est pas très très gentil, mon papa m’a toujours dit qu’on ne devait pas attraper les animaux par la queue (pas de double sens dans cette phrase, s’il vous plaît… Trop tard…).
Je la montre à ces Messieurs,
Range ton zigouigoui, veux-tu?
Ces Messieurs me dise(uh)nt,
Attention, ça pue…
Trempez la dans l’huile(uh),
Hein? Quoi? Mais t’es malade?! Les écoute pas! Tu vas te foutre Brigitte Bardot, Green Peace et WWF sur le dos!
Trempez la dans l’eau,
Ok… J’abandonne…
Ca fera un escargot, tout chaud!
Well, vraisemblablement, eux aussi ont fumé de l’alcool ET bu de la drogue… Et, bien sûr, toi, tu vas le faire… Ben voyons! On te dirait de sauter d’un pont avec une plume dans le derrière, tu le ferais!

Cette chanson date en fait du XVII-XVIIIème siècle et serait une métaphore pour parler d’un officier vendéen capturé par un Républicain lors des guerres de Vendée. Il aurait subi quelques actes de tortures avant d’être zigouillé.

Et si on parlait de notre ami Pierrot :

Au Clair de la lune(uh), mon ami Pierrot,
Bon jusque là, ça va…
Prête-moi ta plume(uh), pour écrire un mot,
Sinon, achète toi un bic!
Ma chandelle est morte(uh), je n’ai plus de feu,
Ok, le pauvre, il est en dèche là… Faut l’aider!
Ouvre-moi ta porte(uh), pour l’amour de Dieu!
Fais quelque chose Pierrot, wake up!
Au Clair de la lune(uh), Pierrot répondit,
Ah bah, enfin!
Je n’ai pas de plume(uh), je suis dans mon lit,
Pierrot, ce mec feignasse…
Vas chez la voisine(uh), je crois qu’elle y est,
Prépare-toi ça devient coquin…
Car dans sa cuisine(uh), on bat le briquet!
Pierrot, petit cochon… « Battre le briquet » signifie faire des hum-hum, faire l’amour, quoi! Il est pas gêné le mec… D’une, il se lève pas de son pieux pour aider sa pote, la lune, mais en plus il l’envoie chez la voisine, pour tirer son coup!

Source : http://www.iletaitunehistoire.com/genres/comptines-chansons/lire/au-clair-de-la-lune-biblidcha_020

Et celle de la Bergère, tu la connais? Mais si, si je te dis Et ron et ron, petit patapon, ça te revient? On a souvent tendance à chanter uniquement les premiers couplets en se disant que cette chanson est trop trop cute… Oui, mais non… Attends de lire la suite…
Ce que l’on t’a chanté petit(e), se tenait à ça, et, sûrement, toi-même, tu ne t’en tiens qu’à ces paroles quand tu la chantes à tes enfants :

Il était une bergère
Et ron et ron petit patapon
Il était une bergère
Qui gardait ses moutons, ron ron
Qui gardait ses moutons

Elle fit un fromage,
Et ron et ron petit patapon
Elle fit un fromage
Du lait de ses moutons, ron, ron,
Du lait de ses moutons

Le chat qui la regarde,
Et ron et ron petit patapon
Le chat qui la regarde
D’un petit air fripon, ron, ron,
D’un petit air fripon

La suite, je te la fais rapide… Le petit chat est attiré par le fromage que sa bergère a fait, sauf que la bergère, elle, elle n’est pas trop chaude pour que le chat y mette sa patte… Du coup, elle le menace de coups de bâton. Du coup, le nigaud, il y met le menton, et comme les bergère, elle n’est pas contente, et ben, elle… Le tue… Comme, elle a quand même une conscience, elle décide d’aller au con’fesse auprès d’un gentil prêtre très très sérieux et qui suit la Bible à la lettre, ou pas… Comme pénitence, il lui demande de l’embrasser. Et comme ils ont kiffé, et ben ils recommenceront, ron, ron…

Continuons dans le grivois et passons maintenant au bois, avec la célèbrissime comptine entraînante et entêtante « Nous n’irons plus au bois » :

Nous n’irons plus au bois,
Les lauriers sont coupés,
La belle que voilà
Ira les ramasser

Entrez dans la danse,
Voyez, comme on danse,
Sautez, dansez,
Embrassez qui vous voudrez.

Cette chanson tire son origine d’un fait d’histoire plutôt marquant. En effet, un jour dans sa grand bonté, le roi soleil décide de faire fermer les maisons closes, lesquelles étaient facilement reconnaissables à leurs branches de lauriers suspendues aux portes. Cette comptine rappelle la fermeture des bordels afin d’éviter la propagation de MST sur les ouvriers censés construire le château de Versailles et non passer du bon temps avec Satine ou Berthe-la-dépravée.

Le furet dyslexique…

Il court, il court le furet,
En fait c’est une contrepetrie… Vas-y cherche bien, tu vas trouver…
Il est passé par ici, il repassera par là!
Ah, ben, oui, c’est tout de suite beaucoup plus clair… Cochon le cureton!

Source : http://jeunesse.casterman.com/albums_detail.cfm?id=37600

Changeons de sujet et terminons ce premier tour des chansons d’enfant avec le tube préféré de Z… Il s’agit de… Bateau sur l’eau!

Bateau sur l’eau, la rivière au bord de l’eau,
Le mec, il a dû en chier pour trouver une rime aussi riche, sans parler qu’une rivière généralement, c’est à base d’eau, donc si on prend le truc au pied de la lettre, il nous dit qu’il y a de l’eau au bord de l’eau…
J’ai perdu mon p’tit couteau à la porte du château,
Fallait pas traîner n’importe où aussi…
Qu’est-ce que maman va dire(uh)? Papa encore pire(uh)!
Tu vas prendre…

Ces chansons sont peut être débiles, pleines de sens cachées voir totalement vulgaires quand on les décortique. Cependant, je pense qu’elles font partie de notre culture. Alors même si, parfois, avec nos yeux d’adultes on se dit que chanter ça à nos enfants semblent déplacés, je pense qu’il est important de continuer à les transmettre.
Ce qu’il faut retenir et se rappeler, c’est que toi, moi, avant des les comprendre au sens caché du terme, on les a aimées, on les a chantées, à tue tête parfois. On doit continuer de les chanter pour préserver ce joli patrimoine oral, ce folklore qui fait partie de notre culture. Ce sont des chants traditionnels à part entière parlant pour la plupart de faits marquants de notre Histoire (j’ai le même avis sur les chansons grivoises, en moins historiques, mais je ne me voyais pas te parler de la b***e à Dudule sur le blog…).

Publié dans Mumcha vous dit tout

Quand un Moustachu rencontre un Zarico, ça donne des Chocapic!

Ça fait presque 10 ans que je suis avec lui. On peut presque dire que nous avons grandi ensemble, ou du moins, nous sommes devenus adultes ensemble. Quand j’y pense, 10 ans, c’est presque la moitié de ma vie. J’ai dit presque, ça va!

Nous avons évolué ensemble. Nous sommes passés d’adolescents à parents carrément matures presque matures.

Mon Moustachu, vois-tu, c’est un homme qui tient du Vicking métaleux sans la carrure et les muscles, qui fait saigner mes oreilles régulièrement depuis 10 ans avec sa musique qui dégomme mes neurones.
Mon Moustachu, c’est un homme qui ne parle pas beaucoup mais qui sous ses airs de bourrus cache un grand cœur, fort de sa grande patience.
Mon Moustachu, c’est un homme qui ne dit jamais ce qu’il ressent, qui se confie peu.
Mon Moustachu, c’est un homme qui pinaille sur les détails, qui discute de tout jusqu’à ce qu’il puisse prouver la chose, c’est un homme qui a toujours raison et ça ça m’énerve, c’est un homme très trop intelligent.
Mon Moustachu, c’est un homme cartésien. Il ne croit que ce qu’il voit. Il a des principes, que j’admire d’ailleurs.
C’est le genre d’homme à penser qu’il est inutile de mentir à des enfants, à leur parler comme s’ils avaient des doctorats en pagaille, qui trouve idiot de leur faire croire au Père Noël et autres mythes.

Alors, tu comprends, lorsqu’on s’est lancé dans l’aventure, qu’on a fait le grand saut comme on dit, de donner la vie à mini rockeur, je dois t’avouer que j’étais un peu perdue.

Quand le Zarico grandissait dans mon ventre, je lui demandais régulièrement s’il s’y voyait parce que moi, je n’y arrivais pas. Je n’arrivais pas du tout, lui qui tient plus de l’ours mal léché que de l’homme romantique et charmant, s’occuper d’un tout petit être.
A la fin de ma grossesse, je crois qu’il commençait même à flipper. Je me souviens le regarder, amusée, en train d’étudier scrupuleusement les bodies et autres pyjamas que j’avais eu le malheur d’acheter sans boutonnage par devant. Lui, si malin, avait l’air totalement nouille devant ces minuscules vêtements qui s’enfilaient par la tête. Voir mon Moustachu, si sûr de lui d’habitude, totalement perdu, m’a fait fondre, mais me perdait encore plus dans mes angoisses.

Jusqu’au jour où Zarico a éclos.

Ce jour là, j’ai vu mon Moustachu, simple bonhomme poilu que j’aime d’amour, se transformer en papa. Et quel papa! Sans doute le plus poule de tous les papas que j’ai pu connaître.
Le voir avec Zarico dans les bras, lorsque je suis remontée de la salle de réveil, restera sans doute la plus belle image de ma vie, un moment si particulier, cette micro-seconde gravée à jamais dans mon coeur.

A partir de ce moment là, j’ai découvert un nouvel homme. Cette naissance l’a transformé tout simplement.

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j’ai vu mon Moustachu prendre soin de ce tout petit être qu’il avait peur de casser quelques temps avant. Je l’ai vu le nourrir, le baigner, le changer alors que j’étais clouée au  lit. Dès ce moment, j’ai sû qu’il serait plus qu’à la hauteur, le jalousant même parfois, je dois l’avouer, de le voir si agile, si confiant, si parfait dans son rôle.

Cette homme qui ressemblait tant à un Vicking écoutant de la musique à réveiller les morts, chante maintenant à sa progéniture les comptines les plus douces qu’il soit, tout en éveillant les oreilles chastes de notre Zarico à sa musique.
Cette homme qui ne parlait pas beaucoup, se donne à 200% pour notre fils, s’en occupe comme jamais je ne l’aurai imaginé.
Cette homme qui était tant réservé, ne se prive pas d’envahir son fils de bisous, de lui glisser des « je t’aime » à l’oreille et de le câliner jusqu’à la limite de l’overdose de Bisounours.
Cette homme cartésien a décidé de laisser son fils croire au Père Noël.

Quand je les vois tous les deux, je me rends compte de leur complicité, je vois à quel point mon Moustachu aime son Zarico et ça me rend tellement heureuse.
Les regarder tous les deux, lovés l’un contre l’autre fait fondre mon cœur en un instant.

Tout le monde autour de nous pourra vous le dire, personne ne se doutait qu’il serait un papa aussi dévoué, lui qui est tellement timide de sentiments. On me fait souvent la réflexion d’ailleurs, et à chaque fois je ressens cette drôle de fierté.

Chaque jour, je me dis qu’il faudrait que je le remercie davantage. Le remercier, de se lever la nuit quand Z. fait un cauchemar, d’avoir mis en place ce système si ingénieux pour les premières nuits à la maison qui nous permettait de dormir plus que convenablement, de prendre le temps de jouer avec notre petit monstre, de lui apprendre tant, de s’en occuper tout simplement.
Ça paraît tellement normal, mais tellement rare à mes yeux d’avoir un homme qui s’investit tant avec toujours autant de patience et de dévouement. Je l’admire tous les jours.

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Mais tu vois, je suis quelqu’un de têtue, qui garde tout pour elle, et lui dire alors qu’il trouve ça normal me paraît tellement compliqué. Les mots ont parfois leur limite face aux sentiments que l’on ressent. Je m’en sors mieux quand j’écris, ça m’aura pris des mois, et ce billet est loin d’être parfait à mes yeux, il y manque encore bien des sentiments!