Publié dans Le changement, c'est doucement

Le Défi Green Blog

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Comme vous le savez dorénavant, nous avons pris la grande décision de réfléchir à notre manière de mieux consommer, et surtout de moins consommer, afin de faire un geste, de notre petite hauteur, pour la planète (je ne dis pas « notre » planète, car ce n’est pas la nôtre, justement) mais aussi pour notre santé.

Un an après, le chemin parcouru a été grand et nous avons pu mettre en pratique bien des choses, mais tout n’est pas encore parfait, et certaines bonnes vieilles habitudes ont toujours bel et bien leurs places dans notre quotidien.

Lorsque j’ai vu le défi lancé par Maman Youpi, je ne pouvais que sauter sur l’occasion! D’une parce que nous pouvons encore faire davantage de gestes pour la planète.De deux, parce que cela permettre à quelques personnes de comprendre que, non ça ne prend pas tant de temps que ça, que non, ça ne coûte pas vraiment plus cher, et, que, non, ce n’est pas difficile. Il suffit d’un peu de volonté, et surtout de réfléchir à l’avenir que nous souhaitons léguer à nos enfants.
Rien ne sera jamais parfait, tout demande à sans cesse être amélioré, mais si chacun s’y met à sa hauteur, les choses peuvent bouger.

Le but de ce défi est de mettre en place des écogestes au quotidien, même minuscules, afin de protéger la Terre. Cela peut passer par les économies d’énergie ou encore par le changement de nos modes de consommation.

Chez les Stache pas mal de choses ont déjà bougé (je vous en parlerai au fur et à mesure) comme :
– dire au revoir à la surconsommation en réfléchissant à ce dont nous avons réellement besoin ;
la réduction des produits d’hygiène et de beauté, en se focalisant uniquement sur l’essentiel, le bio, le cruetly free et si possible  en utilisant des produits solides (donc sans emballages) ;
– la suppression des produits ménagers chimiques catastrophiques pour l’environnement (produits d’entretien, lessive…) ;
– l’achat des vêtements pour les enfants (et moi aussi d’ailleurs) en utilisant de la seconde main (de nombreux sites ont fleuri, je vous en reparlerai également) ;
– la réduction de notre consommation de viande : une fois par jour pour Mr. Stache et les enfants, plus du tout pour moi (je vous en reparlerai) ;
– la consommation de fruits et légumes de saison ;
– la consommation de produits bio au maximum ;
– la réduction de nos déchets (dans la salle de bain, produits ménagers…) ;
– la fabrication de gâteaux ou pâte à gâteaux que l’on congèle pour le petit déjeuner ou le goûter ;
– l’utilisation de débarbouillettes ou lingettes lavables fabriquées par une amie pour les petits ;
– la fermeture des prises multiples le soir au coucher ;
– les économies d’eau au maximum ;
– le ramassage de déchets dans les sites naturels, plages, etc. ;
– le plus important, l’apprentissage auprès de nos enfants du respect de la planète, de l’importance de l’eau et ne pas jeter n’importe quoi, n’importe où.

Bien entendu, il nous reste plein de choses à améliorer, et comme je le répète à chaque fois, le changement, pour qu’il soit durable, mérite que l’on prenne son temps et que l’on y aille à son rythme.

Pour l’année 2017, nous nous sommes fixés de nouveaux défis qui se lient à merveille au défi GREEN BLOG de Marie.
Ainsi, nous souhaiterions :
* Passer au zéro déchet total dans la salle de bain en arrêtant l’utilisation de coton tige, en passant au dentifrice solide, en stoppant totalement l’utilisation de coton ;
* Investir dans un lombri-composteur ;
* Retenter la coupe menstruelle (bon ça c’est pour moi, hein XD), les dernières tentatives ayant été…Comment dire… Sanglantes… ;
* Réduire toujours plus nos déchets ;
* Utiliser un peu plus le vrac, en ayant un Day by Day à côté de mon travail, cela facilitera les choses ;
* Investir dans des gourdes en inox ;
* Se débarrasser de nos boîtes de conservation, moules, plats en plastiques, pour passer au verre (nous avons commencé mais il y a encore du travail) ;
* Consommer des fruits et légumes de producteurs locaux, soit en commandant des paniers sur internet ou bien en allant dans une coopérative (une coopérative vient d’ouvrir près de chez nous).

Le chemin est encore long, mais le résultat n’en sera que plus beau. Je ne pense pas détenir la science infuse dans ce domaine, loin de là, et je ne jugerai jamais personne, mais j’espère vous donner l’envie de changer quelques « mauvaises » habitudes qui ont des conséquences pour la planète et pour notre santé. Et plus que tout, j’espère vous démontrer que ce n’est pas si compliqué et pas si onéreux!

Vous êtes partants? Et vous, quels gestes aimeriez-vous mettre en place?

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Peace & Boujoux

Mumcha

Publié dans Dans notre salle de bain, Le changement, c'est doucement

Du bio dans notre salle de bain (de hippies)

La semaine dernière, je vous parlais du changement « radical » de notre mode de vie. Pour se faire, nous avons commencé par une opération de nettoyage de grande envergure dans notre salle de bain et par le changement de nos habitudes en matière de consommation et d’utilisation des produits d’hygiène et de beauté. Nous avons pour cela banni les produits pouvant être dangereux pour notre santé mais aussi et surtout pour l’environnement, appris à consommer intelligemment et surtout à oublier l’excès provoqué par la sur-consommation.

Seulement quand on n’y connait rien, ce n’est jamais évident de se lancer dans le grand bain.

Le premier gros point a été d’apprendre avec quoi nos produits étaient fabriqués. La liste des ingrédients d’un produit, relève du Chinois et impossible de savoir, au début, si tel ou tel ingrédient était dangereux ou non pour notre santé. Ces noms ubuesques inscrits sur les listes d’ingrédients sont appelés « INCI ». Il s’agit de l’International Nomenclature Cosmetics Ingredients ou nomenclature internationale des Ingrédients Cosmétiques. C’est bien, pour les connaisseurs. Pour le consommateur lambda, c’est-à-dire, vous et moi, c’est juste du charabia.
Heureusement, il existe un super site pour nous expliquer ce que chaque INCI signifie. Il permet de vérifier chaque ingrédient de votre produit de beauté, ainsi que sa fonction et sa nature : c’est ici!.
La Vérité sur les cosmétiques m’a permis d’apprendre à reconnaître les produits à éviter totalement et ceux à qui l’on peut faire confiance, les yeux fermés.

Notations des ingrédients sur Laveritesurlescosmetiques.com

très bien

bien

satisfaisant

passable

insuffisant

déconseillé

 

Au début, j’ai pris le parti de :
* me séparer de tous les produits contenant plus de 2 ingrédients notés avec 2 ou 3 smileys rouges, pour nous, sinon nous les avons finis ou donnés ;
* me séparer de tous les produits contenant 1 ingrédient notés rouge et orange pour les enfants. Aucune concession n’a été faite.

Voici, pour exemple la composition de notre ancien gel douche, du gel douche familial que nous utilisons en ce moment et d’un gel douche que l’on trouve en hypermarché, Mixa bébé :

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Gel moussant ATODERM de BIODERMA
(« pas si mauvais », « seulement » deux ingrédients classés « insuffisant », mais suffisant pour le rayer de notre liste, surtout pour Zarico.)

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Gel lavant universel familial COSLYS 

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Gel douche Mixa bébé 

Au départ, je dois l’avouer, c’est plutôt fastidieux. Je dirai que c’est la partie qui prend le plus de temps. Il me semble me souvenir d’y avoir passé une journée complète pour lister tous les ingrédients présents dans les produits de beauté et d’hygiène que nous avions en notre possession. J’en avais énormément aussi… Le résultat fut alarmant.
Ce site est un indispensable pour commencer. Je l’utilisais tout le temps, pour chaque nouveau produit. Aujourd’hui, je parviens à faire sans. Au fur et à mesure, on retient les INCI les plus mauvais et on parvient à reconnaître ceux qui sont totalement inoffensifs. Il m’arrive encore d’y faire un tour lorsque j’ai un doute.

Je m’étais également aidée de cet article de notre-terre.info très bien fait pour mettre en place mon tri. A garder sous le coude à la moindre interrogation, il reprend les principaux ingrédients chimiques à évincer totalement de son quotidien. A consulter!
En attendant, voici la liste des grandes familles à éviter (plus de détails dans l’article de notre-terre) :
* Alkyphénols (tous les produits INCI finissant par « ___phénol ») => perturbateurs endocriniens / catastrophique pour l’environnement ;
* BHA : antioxydant => perturbateurs endocriniens ;
* Dioxyde de titane (oxyde de titane, titanium dioxyde…) : agent blanchissant ou pigmentant => cancérogène ;
* 2-phénoxyethanol ou ether de glycol : solvant => fort allergisant, risque cancérogène ;
* Formaldéhyde (connu sous le nom de formol) => cancérogène, allergisant, irritant ;
* Huile et cire de silicone => catastrophique pour l’environnement ;
* Iodopropyl : conservateur ;
* Lyral : parfum ;
* Parabènes : conservateur à large spectre => allergisant, vieillissement accéléré de la peau, perturbateur endocrinien (suspecté) ;
* PolyEthylène Glycol : agent tensioactif => tous les PEG peuvent contenir des métaux lourds et donc être cancérigènes ;
* Perfluorés => causeraient une diminution du nombre de spermatozoïdes ;
* Phtalates : parfum => perturbateur endocrinien (atteinte à la reproduction, malformation des organes, obésité, puberté précoce), certains phtalates sont interdits ;
* Sodium Laureth/lauryl Sulfate (SLS) Attention, ils peuvent être présents dans les cosmétiques bio! ;
* Triclosan : antibactérien => catastrophique pour l’environnement, perturbateur de la glande thyroïde… On en retrouve des traces dans le sang, les urines et même le lait maternel…

Au fur et à mesure, on découvre de nouvelles choses. On pense faire bien, mais on découvre un nouveau truc, et on se rend compte que ce n’est pas si bien. Je tiens à le rappeler, le changement est long, il prend du temps. On apprend au fur et à mesure, et il ne faut pas se décourager. Je pense également qu’il faut se fixer des limites au départ, à vouloir trop en faire, on s’y perd.
Pour le commun des novices, le bio, c’est sûr, on peut y aller les yeux fermés. Pas toujours… Exemple avec le sodium laureth sulfate.

Pour choisir mes produits, je me repère grâce aux labels. Les principaux étant ceux-ci :

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Bien entendu, il y en a d’autres. Mais je pense que pour commencer, c’est amplement suffisant (tu apprendras avec le temps que je ne suis pas une radicaliste du bio, et je préfère pour le moment, agir à ma hauteur et prendre mon temps dans mon « apprentissage »).
Par contre, on peut vite être amené à penser que les produits « bio » ne sont pas testés sur les animaux. Encore une fois, ce n’est pas toujours spécialement vrai…
Cette liste non exhaustive (en cours de mise à jour) est également à garder sous la main! Elle permettra de repérer en un coup d’oeil quelles sont les marques Cruetly Free (aucun test sur les animaux).

Autre article pouvant servir, un comparatif de substances toxiques dans les cosmétiques rédigé par l’UFC Que choisir. Il permet de repérer rapidement les produits et/ou les marques à totalement oublier. Il est simple d’utilisation grâce à ses raccourcis de recherches. 237 produits et marques (et l’on tombe de haut avec certaines…) ont été testés, ce qui fait déjà un bon panel.

Tout ça a de quoi foutre la chaire de poule et l’ampleur de la tâche, immense, surtout quand je raconte que j’ai passé ma journée à éplucher tous nos produits… Mais le constat est lourd et vite effrayant. Dans notre cas, il a été alarmant. Nous utilisions des produits, pourtant de « marques » (surtout achetés en parapharmacie, donc chers), plein de cochonneries. Il faut juste garder en tête, que d’après une étude, une semaine suffirait pour que le corps évacue tous les produits nocifs présents dans les cosmétiques.
Finalement, on apprend assez vite à vivre sans tous ces produits. Il suffit de s’y mettre pour se rendre compte que ce n’est pas du tout compliqué… Et que, c’est surtout économique!

Je m’explique, avant de passer au bio, une armoire de salle de bain ne me suffisait pas pour entreposer tous les produits cosmétiques que j’avais. Aujourd’hui, seulement deux étagères me suffisent. Passer au bio, signifie consommer intelligemment. Je ne pense pas que l’on puisse faire l’un sans l’autre. C’est pourquoi, le tri dans la salle de bain n’a pas seulement eu pour but d’évincer les produits nocifs pour notre santé, il a également permis de me rendre compte ce dont j’avais réellement besoin.
Par exemple, inutile pour moi d’avoir 34 vernis à ongles (oui 34), je n’en porte que rarement, voir même jamais, ou bien toujours les même teintes.
La surconsommation est également très nocive pour l’environnement, impact carbone, surproduction, épuisement des ressources naturelles, produits chimiques utilisés pour produire… Et, j’en passe.

Une petite année plus tard, voici ce que tu peux trouver dans ma salle de bain. Tout n’est pas encore parfait, nous limitons de plus en plus les produits, surtout les contenants en plastique et il nous reste encore des choses à changer (notamment des brosses à dents écolo, des oriculis afin d’arrêter notre consommation de cotons tiges…). Cependant, je pense qu’en un an de temps, nous avons déjà fait un grand pas. Notre prochain véritable objectif est de réduire nos déchets significativement.

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Pour la toilette quotidienne : 
* Gel lavant universel COSLYS => uniquement en gel douche pour moi, en gel douche et shampoing pour Z. ;
* Shampoing MELVITA (que je termine avant de passer au shampoing solide home made) ;
* Savon solide de Marseille fait maison par Jean-Michel DIY (recette à retrouver bientôt sur le blog) => désormais Môssieur se lave avec son savon, nous nous en servons également comme lave-main, détachant et lessive (recette à retrouver bientôt sur le blog) ;
* Sur la photo, il manque un savon au lait d’ânesse et au tea-trea, que j’utilise pour mon visage (ce savon est artisanal et fabriqué dans une petite ferme certifiée bio sur notre lieu de vacances) ;
* Déodorant solide fait maison ;
* Dentifrice MELVITA (nous allons passer au dentifrice solide LAMAZUMA).

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* Pour hydrater mon corps : huile végétale de coco ;
* Pour mon visage (acné) : je mixe huile végétale de noyau d’abricot et huiles essentielles de citron et tea-tree (arbre à thé) ;
* Pour me démaquiller : démaquillant pour les yeux AVRIL et des débarbouillettes faites par une amie.

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Maquillage : 
* Fond de teint BOHO (j’en ai testé plusieurs, mais c’est celui-ci que je préfère) ;
* Poudre libre BOHO ;
* 2 rouges à lèvre, 1 BOHO, 1 AVRIL ;
* 1 gloss BOHO ;
* 1 eye liner noir AVRIL ;
* 1 crayon noir BOHO
* 1 mascara noir BOHO (topissime!) ;
* 1 vernis BOHO ;
* Et, mea culpa, mes palettes urban decay…

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Pour L. : 
* Liniment oléo-calcaire fait maison et débarbouillettes (changement de couche, nettoyage du visage et des mains) ;
* Pour l’hydratation (je ne peux pas passer outre, elle a la peau très sèche) : huile végétale d’amande douce, à éviter avant 4 mois pour les risques d’allergie;
* Pour le lavage : un savon au lait d’ânesse artisanal certifié bio (idem acheté en vacances, j’en fais un stock) ;
* En cas d’érythèmes : crème pour le change au calendula (très peu servi, le tube en témoigne, je l’ai depuis juin).

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Peace & Boujoux, 
Mumcha

Publié dans Le changement, c'est doucement, Papotage

Le Réveil de la force (hippie)

Je suis le genre de personne qui déteste le changement. Bon, disons-le honnêtement, je fuis le changement. Ça m’insupporte, ça me file la gerbe et me colle de l’herpès. J’ai à peine 28 ans, et, je l’avoue, j’aime mon petit carcan quotidien, mes petites habitudes de mamies. Je ne suis pas le genre de fille qui fait les choses sur un coup de tête, qui organise quoique ce soit au dernier moment ou sans un long cheminement intellectuel. D’une parce que ça me déstabilise totalement. De deux parce que qui dit changement, dit sortir d’un longue et indéfectible habitude de « procrastination ».

Alors, si deux ans plus tôt, on m’avait dit qu’en 2016, on obtempérerait un si gros changement, je me serais tout simplement marrée. Et, si en plus, on m’avait sorti que tout partirait d’une résolution de nouvelle année, je me serai étouffée avec ma gorgée de bière/vin/champagne…
Je ne prends jamais de résolutions, pour la simple et bonne raison que j’ai pris la bonne résolution, il y a de ça 5 ans, de ne plus prendre de résolutions. D’ailleurs, bizarrement, c’est la seule résolution que j’ai réussi à tenir dans le temps.

Pourtant, cette idée me trottait dans la tête depuis un certain temps, les sujets polémiques se multipliaient au fur et à mesure des mois. Un scandale sur tel ou tel produit explosait d’année en année. Cependant, l’ampleur de la tâche, et surtout du changement me semblait beaucoup trop importants, peut être même, insurmontables. Mais, par dessus tout, il fallait passer au dessus des habitudes, et comme on dit, « les habitudes ont la vie dures ». Des habitudes que l’on avait prises, l’un comme l’autre, depuis que nous étions petits. Des habitudes, des manies auxquelles on ne réfléchissait même plus et qui étaient devenues machinales.

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J’étais enceinte de L. lorsque qu’un article (l’article de trop?) sur les ingrédients contenus dans les produits pour bébé est paru. Je ne pouvais plus faire comme-ci. Je me suis donc penchée sur le sujet et au fur et à mesure que je me renseignais, que je lisais, je tombais dénue (bon je me doutais déjà qu’il y avait anguille sous roche, mais peut être pas à ce point). Bien évidemment, je connaissais les vilains « paraben », « phtalates », « silicone », etc. Je les fuyais comme la peste. Je me sentais à peu près protégée. Sauf que, non. Malgré nos efforts, les produits que nous utilisions au quotidien, depuis notre enfance, comme une routine, nous empoisonnaient à petit feu. Et pire, empoisonnaient également notre planète. On peut se ficher de sa santé, mais pas de l’environnement et encore moins de la planète.

Il fallait que ça change. Il fallait que l’on change.

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Nous nous sommes alors dit, que le début d’année serait un parfait point de départ. Je dis « nous » car dans l’histoire, Mr Stache a suivi l’aventure. Je pense que c’est important d’être deux pour affronter un tel changement. On se dit que ce n’est rien, que ça va être simple. Aujourd’hui, je peux, je pense, affirmer le contraire. A chaque fois que l’on retournait une étiquette, la liste des produits à rayer de notre quotidien se multipliaient.

Janvier est arrivé, il était temps de faire du tri. L’ampleur de la tâche était assez inquiétante, et il allait falloir opérer cette aventure de manière méthodique.

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Nous nous sommes d’abord attelés à la salle de bain et plus particulièrement aux produits d’hygiène. Un an après, je ne regrette pas la méthode que nous avons mise en place.
Rien ne sert de vouloir tout faire en même temps, tout d’abord parce que ça prend du temps, mais aussi parce que, on ne va pas se mentir ça coûte de l’argent de devoir refaire son stock de produits.

J’ai d’abord fait un énorme travail de tri : d’un côté, jeter tous les produits périmés (et Dieu sait qu’il y en avait) et de l’autre donner les produits dont nous n’aurions plus l’utilité (oui je donne mon cancer en bouteille aux autres, je sais). Arrivé à ce stade, il ne nous restait pas grand chose. Après avoir terminé gels douche, shampoings, dentifrice et maquillage en cours, nous avons acheté des produits bio et sains. Et, surtout, nous avons réduit, bon ok, j’ai réduit (divisé par 5, je dirai) mes achats pour la salle de bain. Terminé les  12 shampoings à peine entamés qui s’entassent sur le rebord de la baignoire, bye bye laque, gel et autres produits aérosols… Désormais, je me pose la question suivante « en ai-je réellement besoin? ».

Dans notre salle de bain, on trouve – je ferai un article plus complet – :
Pour moi : 1 savon, 1 shampoing, un savon solide pour me laver le visage, 2 huiles végétales (visage et corps) et des huiles essentielles, un déo solide.
Pour le maquillage : un fond de teint, une poudre, un crayon, un mascara et du fards à paupière (pas bio, je l’avoue, mais à 50€ la palette, je ne me sentais pas de m’en séparer), un démaquillant et des débarbouillettes.
Pour Mr Stache : un savon, déo solide maison.
Pour les enfant : savon solide, une huile végétale d’amande douce, crème pour le siège (pour L.), du liniment oléo-calcaire maison, des débarbouillettes.

J’ai également énormément réduit ma consommation de médicaments « industriels » et préféré les médecines douces, et notamment l’aromathérapie qui marche étonnement bien sur ma SPA.

Les concessions ne sont pas toujours évidentes à faire et il faut dire au revoir aux habitudes/clichés bien ancrés. On oublie les odeurs de bonbons gélifiés dans le gel douche, de fleurs rose de l’Himalaya dans les cheveux. On dit bye bye aux gels douche et shampoings qui moussent, qui moussent! C’est une habitude à prendre, mais au départ, c’est un peu déconcertant, quand on a toujours été habitué à « si ça mousse, c’est que ça lave! ».

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Au tout début nous achetions, mais, avec le temps, Mr Stache c’est vraiment pris au jeu et s’est transformé en « Jean-Michel DoItYourself ». En juin, nous avons tenté l’expérience du déo maison (terriblement efficace), et, depuis septembre, nous nous lavons avec un savon solide qu’il fait maison. La semaine prochaine, on tente le shampoing solide home made. On fait d’une pierre, deux coups, par la même occasion : on réduit un maximum nos déchets, puisque tout est quasiment solide et donc contenu dans des bocaux soit en verre soit en métal, ou bien dans des bols (pour les savons).

Résultat : cela doit faire 7 ou 8 mois que je n’ai pas mis les pieds au rayon hygiène et beauté de notre supermarché.

Une fois que la salle de bain a fini de subir le joug de notre chasse aux produits chimiques et dangereux, nous sommes passés aux produits ménagers. Là, rien de bien compliqué, mais il faut bien se renseigner, et apprendre en lisant. Pour faire le ménage efficacement pas besoin de Mr Propre, juste d’huile de coude, de produits de base naturels et surtout pas chers!
Aujourd’hui, absolument plus aucun produits ménagers industriels ne traîne chez nous. Bon, Jean-Michel DoItYourself y est pour beaucoup : lessive, produits vaisselle et lave-vaisselle, produits « désinfectant », « anticalcaire », tout est home made, by Sir Jean-Michel, of course!

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S’en sont, par la suite, suivis de gros changements alimentaires, mais ça c’est une autre histoire (je vous en reparle très vite).

Le changement n’est pas simple mais avec un minimum d’organisation, il se fait facilement et coule de source, un petit changement en entraînant un autre, et ainsi de suite.
Il faut se mettre un bon coup de pied, mais, aujourd’hui, quasiment un an après, je ne regrette en rien notre décision. Les résultats sont là et on ne culpabilise plus de mettre ou d’utiliser des produits pas forcément clean sur nos enfants.
De mon côté, mon eczéma (que j’ai depuis la naissance) et mes allergies ont presque totalement disparu. E. et moi faisons beaucoup moins de crises d’asthme.

Beaucoup pensent que le « bio » coûte cher, je répondrai que non, en tout cas pour les produits d’hygiène. Tout simplement, parce que je pense que, quand on décide de faire la démarche du « mieux consommer » on doit mettre un énorme coup de frein à la surconsommation. Et, je pense que, de toute manière, il se fait naturellement. Avant janvier 2016, j’avais 3 fonds de teint, pourquoi? Je ne sais pas. Il y en a même un que je n’avais jamais ouvert… A présent, ça me paraît inconcevable.
A ceux qui pensent que c’est une mode, ben, là je n’ai pas grand chose à dire. Pensez-le si cela vous chante. Dans notre cas, en tout cas, le mieux consommer n’est pas une mode quelconque, de toute façon, je ne pense pas que ce soit une mode, je préfère penser que c’est une prise de conscience et non une conspiration du Larzac…

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(comment ma grand-mère me voit aujourd’hui, – sans les poils -)

Bref, notre cheminement est loin d’être terminé et il continue sont petit bonhomme de chemin au fur et à mesure. Nous prenons notre temps, car comme un régime plus on prend le temps de perdre ses vieilles habitudes, plus les chances qu’elles reviennent,  s’amenuisent pour mieux disparaître.

La suite au prochain épisode…

Peace & Boujoux,
Mumcha

Publié dans Le changement, c'est doucement

Le changement, c’est doucement

Je n’ai pas écrit depuis des lustres, depuis le 27 juillet pour être très exacte. Le dernier article que j’ai publié n’était pas des plus gais, et ce qui l’a inspiré encore moins. Suite à tous ces événements, il m’a fallu beaucoup, beaucoup, beaucoup (trop) de temps pour retrouver le chemin du blog. J’ai voulu me recentrer sur les essentiels, ma famille et la vie.

Depuis quelques mois déjà, je voulais créer un renouveau sur ce blog. Blog, qui ne me convenait plus, et, qui ne collait plus du tout à à notre nouvelle façon de vivre et de penser et, surtout, à notre quotidien. Je ne savais pas par où commencer, et, comme d’habitude, j’ai pris le pli de la procrastination. Sauf que, le temps a défilé, encore et encore, petit à petit, mais finalement trop vite, et ces changements ont eu le temps de s’installer, de prendre de plus en plus de place, jusqu’à devenir naturel.

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Désormais, je sais à peu près de quoi je parle, et j’aimerai vous le faire partager, tout en supprimant d’autres traits du blog, qui ne m’attire plus du tout et qui m’en ont d’ailleurs éloignée.

Par cet article, que j’ai bien du mal à rédiger, je vous annonce donc mon retour, ou mon arrivée, tout dépend du point de vue. Je tenais également à vous informer que le blog va changer, que de nouvelles rubriques vont apparaître alors que d’autres vont disparaître, pour que cela colle le plus possible à ma nouvelle « ligne » éditoriale.
Vous trouverez donc beaucoup (beaucoup beaucoup) moins, voir plus du tout, de concours. Ils ne m’attirent plus, je ne cherche plus les vues, ni les likes. Je ne veux plus être une vitrine publicitaire, ou alors, pour des marques que j’affectionne réellement, qui me tiennent à cœur et qui sont en adéquation avec nos convictions. Je souhaite que ce blog devienne, ou plutôt, redevienne un lieu d’échanges, avec de vraies personnes, de véritables habitués (ou pas), un lieu où l’on dialogue, et non des « clics » éphémères qui s’échapperont une fois les lots gagnés.
Je souhaite vous offrir un blog qualitatif et non quantitatif, je souhaite écrire des articles qui m’inspirent et non des articles répondant aux besoins des marques.

Bien sûr, je présenterai toujours des produits qui me plaisent, qui nous ressemblent et qui s’inscrivent dans notre nouveau mode de vie.

Je vous dis donc à très vite où, cette fois-ci, je vous raconterai tout!

Des bisous et des choux,

Mumcha

Publié dans Papotage

Je suis (de) Saint Étienne du Rouvray

Je m’étais toujours dit que tu n’aurais pas ta place ici, que jamais je n’écrirais pour toi. pour moi, tu ne mérites pas qu’on écrive à ton sujet. Tu ne mérites même pas que l’on s’arrête sur toi.

On te voit assez partout pour ça. Pas besoin d’en faire des tonnes. Tu as réussi à hanter certaines de mes nuits pour que je daigne perdre mon temps à parler de toi. De toute façon, je n’estime pas avoir la plume qu’il faut pour écrire à ton sujet. D’autres le font bien mieux.

C’est déjà bien suffisant à mon avis. Tu as déjà fait bien assez de mal, en arrachant la vie à des milliers d’innocents à travers le monde.

Oui, mais voilà, comme on dit chez nous, « Y’a qu’les cons qui n’changent pas d’avis » (soit dit en passant, toi, tu dois être sacrément con).

Et, de toute manière, il me semble bien que, là, tous mes principes, mes repères, foutent le camp.

Tu sais, enfin si tu sais quelque chose, je ne suis pas la fille qui montre vraiment ses émotions, au grand malheur de mes proches. Mais là, tu as été trop loin, mec/tas d’immondices…

Avant hier, je faisais ma maligne en scandant qu’il ne fallait pas céder à la peur, qu’il fallait [essayer] de continuer à vivre « normalement »(quoique tu fais disparaître, petit à petit, le sens de ce mot) même si, comme bien des gens, je fondais en sanglots devant l’horreur des images journalistiques vendant du scoop et du sensationnel à tout va. Comme la plupart, qui n’a pas vécu ton ignominie et tes actes abjectes, le lendemain, la vie reprenait son cours, avec un peu de vague l’âme, je reprenais le cours de ma vie. J’allais faire mes courses, j’emmenais mes enfants au parc, au zoo, je sortais, sans craindre grand chose. Je restais l’Humain lambda qui pense que ça se passera toujours chez les autres. Je voulais, par simple protection psychologique, rester à penser que tu n’étais qu’une ombre éloignée.

Avant hier, les « et si » n’étaient que pipi de chat. Ils étaient là, oui, c’est sûr, mais ils étaient bien vite balayés devant l’attrait de mon occupation. Oui, c’est vrai dimanche, lors d’une sortie familiale  , un petit « et si tu frappais, là, maintenant » est venu me hanter. J’ai eu un peu peur, pendant quelques secondes mon coeur s’est accéléré, jusqu’à ce que je me fonde dans la foule et me laisse emporter par l’ambiance générale.

Avant Hier, je me suis couchée, paisible et heureuse d’avoir vécu ce moment de joie, de convivialité.

Avant hier, j’étais naïve, ou humaine, au choix.

Sauf que…

Hier, tu m’as faite passer de l’autre côté.

Hier, alors que je dormais paisiblement, j’ai été réveillée par des explosions. Je me suis dit, naïvement, que ce n’étaient que des pétards.

Hier, mon fils est venu me rejoindre dans mon lit, pour me faire un câlin.

Hier, il m’a aggripé au cou, quand nous avons entendu une deuxième série d’explosions. Sauf que, j’étais bien éveillée. J’ai déjà entendu ce type d’explosion. Dans les films. Il s’agissait de tirs en rafale.

Hier, j’ai bondi du lit, comme jamais je n’ai bondi. Instinctivement, j’ai fermé toutes les fenêtres.

Hier, j’ai pris mon téléphone. J’avais 8 SMS, des tas de MP. 8 SMS où l’on me demandait où j’étais, si j’étais à l’abri avec les enfants, si ça allait.

Hier, j’ai d’abord pensé à une course poursuite dans le quartier, c’est déjà arrivé. Ça ne m’a pas plus paniqué

Hier, je n’ai pas.compris.

Puis, j’ai branché ma télé, machinalement, sur BFM. C’est presque devenu naturel comme geste, en fait.

Hier, mon père m’a appelé apeuré pour nous. Il m’a tout expliqué. Je n’ai pas compris tout de suite.

Hier, j’ai vu le nom de ma ville partout à la télé, sur des bandeaux, dans la bouche des journalistes.

Hier, j’ai compris

Hier, nous avons dû nous barricader chez nous, pendant 9h. Nous avons dû interdire à notre fils de s’approcher des fenêtres.

Hier, tu as privé mon fils de voir ses arrières grands-parents. Hier, toi, sombre con, tu as fait pleurer mon enfant à maintes reprises parce qu’il voulait simplement, du haut de ses 3 ans, aller jouer dans le jardin de son papy, comme on le lui avait promis la veille.

Hier, tu nous a forcés à devoir parler à ce trop petit Être du monde qui l’entoure. Tu as dû nous faire lui dire les atrocités qui règnent sur cette planète à cause de toi. Nous avons utilisé des mots simples pour te nommer même si bien d’autres, bien moins mignons, me venaient en tête. Il a compris que la police nous protégeait, que nous le protégions. Une fois tes sbires « neutralisés » et le déminage fait, il a passé son temps à aller voir par la fenêtre si la police était toujours là, parce que lui, il voulait s’en aller.

Hier, tu as volé l’innocence de mon fils. Et, pour ça, je te hais.

Hier, tu as entaché des souvenirs d’enfance dans cette église où l’on se pelait les os, à Noël, pour entendre les couacs musicaux de ma petite soeur clarinettiste. J’étais adolescente, ça me faisait grave chier d’y aller, surtout pour entendre « Le Pont de la rivière Qwai » pour la millième fois, mais on se marrait. C’était un truc de famille. Ma sœur, du haut de ses 12 piges était fière de montrer ses progrès. C’était beau à voir malgré tout ce que je pouvais dire à l’époque.

Hier, tu as égorgé un homme bon, généreux et simple. Un homme qui a bercé mon enfance et qui nous racontait des histoires sur un type chelou qui transformait l’eau en pinard, type, qui j’en suis encore plus sûr, aujourd’hui, n’existe pas. Mais bordel qu’il était gentil et bon.

Mais, putain, mec, t’as déconné sévère là, tu butes des gamins, des familles et un vieillard sans histoire de 80 ans. Tu le vis comment? T’as pas trop honte?

Hier, j’ai vécu l’horreur.

Hier, j’ai dû me contenir pour ne pas céder à la panique et faire peur à mes enfants.

Hier, j’ai vu des militaires en tenue de combat, armés jusqu’aux dents. J’ai vu des hommes, aussi musclés que la Montagne, encagoulés et vêtus de noir. J’ai vu des dizaines de policiers. J’ai vu des camions de pompiers par dizaine. J’ai vu la sécurité civile. J’ai vu la BRI. J’ai vu tout ça. J’ai vu tout ça, en bas de chez moi, putain. Mon fils a vu tout ça.

Hier, j’ai sursauté au moindre bruit suspect.

Hier, mon cœur s’est arrêté 12 fois au moins. Ma tension était proche de l’implosion. Mes mains tremblaient. Les larmes montaient.

Hier, j’ai réalisé.

Hier, je n’ai pas réalisé que c’était réel.

Hier, j’ai réalisé que je n’arrivais pas à réaliser.

Hier, mon cerveau a freezé devant tant d’émotions et de ressentis contradictoires. Il lui faudra du temps pour réaliser l’irréalisable.

Hier, le temps s’est arrêté.

Hier, tu m’as projetée en première ligne.

Hier, tu m’as fait comprendre que nous n’étions plus en sécurité nul part.

Hier, et je l’avoue, tu as bien réussi ton coup là dessus, tu m’as fait voir ce qu’était la peur.

Hier, tu m’as fait perdre à tout jamais ma naïveté et le peu d’insouciance qu’il me restait.

Hier, tu as touché ma ville.

Hier, tu as touché l’église située à 2 mètres de l’école de mon fils.

Hier, tu m’as fait comprendre que l’on pouvait mettre Paris en bouteille. Qu’enfin de compte, les « et si » étaient bel et bien réels.

Hier, tu étais à 50 mètres de chez moi.

Hier, tu es entré dans ma vie. Tu as violé mon quotidien, mes habitudes.

Hier, j’ai pris conscience de ce que tu avais fait quand les photos de profil de mes contacts se sont parés d’un « Je suis ». Sauf que, cette fois, il y avait le nom de ma ville, celle où j’ai grandi, celle où j’ai joué, ri, beaucoup, dansé, énormément, celle où mon amoureux a grandi, celle où mes enfants grandissent, jouent, rient et dansent, à leur tour.

Et, pourtant, hier, j’ai réalisé qu’il y avait  encore de l’humanité. J’ai réalisé que beaucoup de gens nous aimaient et s’inquiétaient pour nous. J’ai réalisé que même, malgré la distance, beaucoup se sont enquéris de savoir si nous allions bien. Beaucoup nous ont tenu compagnie  grâce aux réseaux sociaux et au téléphone. Des personnes qui, je le savais, seraient là, et d’autres à qui je ne parle pas (assez) régulièrement. J’ai été énormément touchée. Alors ne te leurre pas, sombre crétin, tu n’as pas totalement gagné la bataille.Toutes ces personnes m’ont montré que l’Amour, l’Amitié, l’Humanité, la compassion, l’altruisme, la solidarité existaient encore, et qu’il faut continuer à se battre pour ça.

Aujourd’hui, je réalise tout ça.

Aujourd’hui, je réalise que le monde devient fou.

Aujourd’hui, je réalise ce monde que nous sommes en train de léguer à nos enfants.

Aujourd’hui, je réalise que les « et si » peuvent se réaliser.

Aujourd’hui, je réalise que je suis fatiguée de tout ça.

Aujourd’hui, je réalise que nous avons eu beaucoup de « chance » de ne pas être blessés, ou pire. Je réalise le travail de tous ces hommes et femmes qui ont magnifiquement fait leur travail, et, qui nous ont permis d’être sains et saufs. Et du haut de cette petite missive, je les en remercie du plus profond de mon cœur.

Aujourd’hui, je réalise, plus que tout, qu’il faut s’aimer les uns, les autres, sans penser à demain, qu’il y a des gens qui nous aiment et que c’est tout ce qui compte.

Aujourd’hui, je réalise qu’il faudra travailler dur pour que la nouvelle génération change toute cette haine.

Aujourd’hui, je réalise que je suis concernée, que ça ne se passe pas que chez les autres.

Aujourd’hui, je réalise que tu es lâche, pleutre et sans vergogne.

Aujourd’hui, je te hais, bien plus qu’hier et bien moins que demain.

Aujourd’hui, je réalise qu’il y a eu hier, et, que plus rien ne sera jamais comme avant hier.

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PS : J’aurais aimé qu’il y ait une pronom neutre, comme en anglais, pour te nommer, hors, le français n’a pas cette particularité, à mon grand regret. À mon sens, tu ne mérites pas qu’on te tutoie. Ce n’est pas grave, je suis passée outre. J’ai utilisé le « tu », même si tu n’as pas de visage. En revanche, je n’utiliserai jamais ton nom, je ne te ferai pas le plaisir d’écrire ton nom.

Publié dans On n'est pas que des mamans!, Tests

LA robe des Merveilles – Alie Street

Si vous vous souvenez bien, il y a quelques temps, bon un bon bout de temps maintenant, je vous parlais d’une merveilleuse marque de robe de grossesse londonienne pour laquelle j’avais totalement craqué, Tiffany Rose. J’avais eu la très grande chance de pouvoir en tester une, et j’avais, pour l’occasion, immortaliser ma grossesse en photo en portant LA merveilleuse robe Tiffany Rose. Oui mais voilà, -et ce, à mon grand dam- on ne reste pas enceinte toute sa vie (quoique je porte encore ma robe, je dois l’avouer, et ça ne se voit même pas que c’est une robe de grossesse).

Toutes leurs robes me faisaient envie et je me serai bien laissée tenter par une nouvelle jolie robe, tant pis si elle était étiquetée « robe de grossesse »… Quant au jour, où, Anne-Sophie, cette merveilleuse femme si gentille (honnêtement, j’ai connu peu de CM aussi gentil) m’a fait savoir que Tiffany London, créatrice de la marque Tiffany Rose avait également crée une marque de robes habillées pleines d’élégance de cérémonie mais aussi de mariage, pour les femmes (hors grossesse), répondant sous doux nom de Alie Street.

Elle tire son nom, de la rue où était située l’entreprise familiale, Louis London & Sons, fondée par l’ancêtre de Tiffany London, en 1859.

En 1959, la Reine Elizabeth II a tenu à rendre visite à Louis London & Sons, à l’occasion du centenaire de la marque.

54 ans plus tard, en 2013, Tiffany London se voit remettre le Prix de la Reine pour les Entreprises (Commerce International), la plus haute distinction d’entreprenariat au Royaume-Uni.. Cette distinction, reçue des mains de la Reine Elizabeth II, est attribuée en reconnaissance du succès de la marque de prêt-à-porter britannique de Tiffany, Tiffany Rose.

Si la Reine Elizabeth II se déplace, c’est forcément qu’il y a quelque chose. Cette chose? Ou plutôt devrais-je dire ces choses? La Qualité, l’Élégance, la Sobriété, le Savoir-faire, bien des qualités qui sont connues et reconnues des produits britanniques! Je pense pouvoir affirmer sans crainte qu’il s’agit bien là de l’excellence à la britannique!

Toutes leurs robes sont fabriquées en Grande Bretagne leur conférant un rendu juste merveilleux. La marque travaillent avec cinq spécialistes de vêtements, elle est génératrice d’emplois, et permet de conserver un savoir-faire ancestral.

Le baptême de notre Lady approchant, et le thème trouvé (je vous en reparle très vite promis), je me lançais à la recherche de LA robe. Nous avions choisi Alice aux Pays des Merveilles pour égayer cette cérémonie.
Lorsque Anne-Sophie m’a proposé de tester une des magnifiques robes Alie Street, mon coeur n’a fait qu’un tour! Elle était là, juste sous mes yeux, la précieuse, la magnifique!

J’ai choisi une robe de mariée, blanche, tout en dentelle, pour allier le côté Reine Blanche et Reine de Coeur.
Leurs robes de mariées sont vraiment magnifiques et savent mettre les femmes en valeur. Elle permettent également de s’offrir une très jolie robe de mariée à un prix très raisonnable pour des robes de fabrication artisanale (entre 240€ et 800€). La qualité est totalement au rendez-vous.
La mienne tout en dentelle m’a juste faite vaciller quand je l’ai découverte! La dentelle? d’une précision rare! les finitions? Parfaite!

Je suis ronde, on ne va pas se mentir. Et bien, pour une fois (et depuis bien longtemps), je me suis sentie bien, je pourrai même dire que je me suis à peu près aimée ce jour là. Si je pouvais, je la porterai tous les jours!

Mais assez parlé! Place aux photos!

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Publié dans Papotage, Premiers pas de maman

Les Confessions intimes de César

Lorsque j’ai appris que j’attendais Zarico, je n’y pensais pas vraiment, d’une manière ou d’une autre, le résultat était le même pour moi. Le plus important à cet instant précis était qu’il arrive en bonne santé. Seulement, jamais je n’aurai pu soupçonner, ne serait-ce qu’un instant, que je pourrai ressentir ça un jour.

Il m’aura fallu du temps, beaucoup de temps, trop certainement, et un très long cheminement personnel pour en arriver à ce terrible constat.

L’évidence s’est imposée assez rapidement, pour diverses raisons. C’était le mieux pour Zarico. il le fallait, et, vu nos antécédents, il était presque irresponsable de tenter l’impossible et de jouer avec le feu. Puis ce fut pour moi que ce devint obligatoire, par urgence, il n’y avait plus d’autres issues possibles.

Dans un sens, et je le concède aujourd’hui avec humilité, je fus soulagée de cette prise de décision, bon gré malgré. J’étais jeune, on avait pris la décision pour moi, à l’époque, ça m’allait très bien comme ça. En revanche, je ne me doutais pas que je réaliserai, bien plus tard, que ce fut l’une des plus douloureuses expériences de ma vie.

Sur le moment, j’étais soulagée que mes pires angoisses de souffrances physiques ne s’envolent en un coup de bistouri et une bonne anesthésie. Oui, mais voilà, j’avais omis un autre type de douleur, la douleur psychologique, celle qui se pointe sans crier gare, celle qui reste latente, qui te mine et ruine ton quotidien jonché de merveilleux moments sans que tu ne t’en aperçoives vraiment.

Il m’aura fallu trois ans, trois longues, ou trop courtes, tout dépend de quel côté on se place, pour me rendre à l’évidence. Tout est devenu limpide, clair comme de l’eau de roche, lorsque Lady s’est invitée dans mon ventre, et bien plus encore, lorsque le grand jour est arrivé.

La peur au ventre j’entamais un périple dont je me souviendrai toute ma vie.

Cette fois-ci, on n’a pas eu à décider à ma place, cette fois-ci mon corps a parlé, cette fois-ci je me suis battue pour avoir ce que je désirai réellement. Et, sans crier gare, mon instinct et ma volonté ont pris le dessus sur tout le reste. Je ne voulais pas revivre ce traumatisme que fut ma première césarienne.
Pourtant, encore à cet instant, je me cachais derrière des angoisses qui avaient bon dos, mais qui restaient crédibles aux yeux de tous. Je ne voulais pas (re)vivre « ça » toute seule, je ne voulais pas ressentir de nouveau cette sensation hideuse et terriblement horrifiante de suffocation et d’étouffement,  je voulais être avec lui, je voulais que l’on vive « ça », ensemble .
Certes, tout ceci est vrai, mais, bien plus que ça, je ne voulais pas être la spectatrice passive, allongée là, à attendre, les bras étendus comme Jésus sur sa croix, les premiers cris libérateurs de 9 mois d’une longue et fastidieuse attente. Je ne voulais pas accueillir un deuxième enfant sans pouvoir le toucher, l’attraper, l’embrasser, caresser son visage, le serrer dans mes bras libres et non prisonniers, attachés pour ne pas faire bouger les aiguilles plantées dans ma chaire. Je voulais pouvoir le garder tout contre moi, des heures et des heures, et non « 5 petites minutes ». Je voulais que l’on reste là, à s’apprivoiser mutuellement, à se regarder intensément, à s’apprendre par cœur, et non sans quoi, patienter deux longues terribles heures, seule, dans une salle froide et aux insipides, que mes jambes daignent se réveiller.

Je ne me suis jamais sentie aussi seule qu’à ce moment précis. Je n’ai jamais autant scruté et fixé les aiguilles de cette ridicule horloge accrochée tout en haut du mur, à quelques millimètres du plafond, à croire qu’ils étaient effrayés que les patients ne se lèvent et n’avancent les aiguilles.

Quand je suis remontée dans ma chambre, ce 18 avril 2013, j’ai trouvé un bébé dans les bras de mon compagnon, mon bébé, le mien. Mais voilà, je me suis sentie totalement démunie, comme si il avait manqué quelque chose dans mon cheminement pour devenir mère.

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Il y avait eu « un avant » et « un après », mais il manquait « le pendant ». « Le pendant », celui que j’avais tant négligé,  égoïstement, de peur « d’avoir mal (physiquement) », celui qui ne me paraissait pas bien important. On m’avait tellement répété que « l’important était qu’il soit en bonne santé » que je ne voyais pas plus loin. Il était en parfaite santé, soit.

Quant à moi, non, je ne l’étais pas.

Je parle de ma santé psychologique. Ça n’allait pas, pas du tout même.  J’ai été frappé lorsque Zarico nous a demandé de revoir les films de lui bébé à la maternité. Je me suis vue, jusque là, ça ne m’avait pas réellement frappé mais, là, ça m’a sauté aux yeux. Te dire pourquoi maintenant, à cet instant précis. Je ne sais pas, peut être parce que j’ai fini par l’accepter et m’en faire une raison, peut être parce que je suis enfin prête à en parler.
Ce regard vide, ce teint blafard, ces larmes au bord des yeux retenus pour faire bonne figure, ces mains tremblantes lorsque je changeais sa couche, je me suis faite pitié, et, tout m’est revenu d’un coup, comme une énorme claque.

J’étais mal, terriblement mal. Et, à l’époque, jeune maman  pour la première fois, j’ai mis ça sur le dos du Baby Blues. Et voilà, soyons clairs, même si aujourd’hui on l’accepte un peu plus, aux yeux de la société, et de nos familles (ou du moins la majorité), une jeune maman EST une femme heureuse. Point barre. Comment cela pourrait-il en être autrement?

Sauf que, ce n’était pas mon cas à 100% et que cette croyance en a rajouté une couche. Elle est tellement ancrée en nous, en moi, qu’elle me faisait me sentir encore plus mal. J’avais enfin tout ce que j’ai toujours voulu avoir, surtout après tout ce que nous avions vécu. Il était là, bien là notre Zarico. Qu’est-ce que je pouvais bien demander de plus?

Alors il a fallu jouer un rôle, celui de la jeune maman épanouie et heureuse. Je n’ai pas pu mentir bien longtemps auprès de ceux qui me connaissaient vraiment, quoique je ne leur ai jamais révélé les tréfonds de ce mal être latent. Je mettais tout sur le dos de la fatigue, de l’angoisse, sauf que c’était bien plus profond que ça. Je ne réussissais pas à me l’avouer à moi-même. Et quand bien même, j’essayais de l’expliquer on me rétorquais que j’avais tout et qu’il ne fallait pas chercher plus loin.

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J’ai donc enfoui bien profondément cette histoire parce que l’on n’était pas prêt à comprendre, ce que moi-même je ne parvenais ni à comprendre, n à extérioriser.

Mais malgré tous mes efforts, des conséquences s’en sont suivies, de terribles conséquences. Des conséquences que je regretterai toute ma vie. Inconsciemment, j’ai très vite déléguer certaines tâches concernant Zarico à M’sieur Stache, ou quiconque le souhaitait. Non pas que je ne voulais pas m’en occuper ou que je n’en avais pas envie, mais parce que j’étais morte de trouille. Morte de trouille de mal faire, morte de trouille de le blesser ou tout simplement qu’il ne ressente ce mal être. Pour autant, je restais très fusionnel avec lui, et je l’aimais d’un amour inconditionnel, mais, malheureusement, je suis ce genre de fille qui se laisse bouffer la vie par ses angoisses.

M’sieur Stache a très vite pris les choses en main, et, aujourd’hui encore, alors que tout est rentré dans l’ordre, je ressens cette terrible culpabilité qui me ronge vis-à-vis de mon fils. Ce 18 avril 2013, on m’a arraché mon cœur de maman à grand coup de bistouri dans le bide. On m’a retiré ce lien indéfectible, ce « pendant ». Je suis passée de « jeune femme » à « mère », sans y être pour autant préparée. Jour après jour, je tente de le reconstruire, fils après fils, pelote après pelote. Seulement parfois, j’ai peur qu’il ne soit trop tard.
Mes proches me répètent que je suis une bonne mère, que je m’occupe parfaitement de lui, que je lui fais faire des tas de choses, que je l’aime profondément (trop même pour certain), que je suis une maman louve, que je le surprotège. Oui, mais au fond de moi, cette douleur et cette culpabilité me hante et me ronge, j’ai l’impression d’avoir manqué les premiers mois de mon fils, d’avoir pu profiter de ce bonheur, d’avoir été présente pour lui. Je vis avec la peur au ventre qu’un jour il le ressente et ne m’en veuille.

L’électrochoc fut terrible à la naissance de Lady Mogette. Elle, qui, sans crier gare est née naturellement alors que je m’apprêtais à vivre une seconde césarienne. Elle, qui, m’a permise de me réconcilier avec mon rôle de maman, m’a également fait comprendre beaucoup de choses. J’ai enfin pu connaître « le pendant », et crois-moi, pour moi en tout cas, il a toute son importance. Il m’a permis de ne pas être le spectatrice du plus grand rôle de ma vie, il m’a permis de prendre conscience que j’étais en passe de changer ma vie, une seconde fois. J’ai vécu le moment, je n’ai pas attendu bêtement, j’ai bossé pour, j’ai souffert pour, ça oui j’ai souffert, mais c’est de la bonne souffrance. Ce jour là, tout s’est éclairé.
Et, pendant les 13 heures de travail, je n’ai pensé qu’à une personne, mon fils, mon Zarico, celui qui a payé, bien malgré lui, les pots cassés de cette entaille dans ma chaire. Depuis, et même si les choses s’étaient grandement arrangé, ou du moins enterrées, depuis ses un an, j’ai repris les choses en main. J’ai repris à 100% mon rôle de maman.

Les gens ont vu la différence, tour à tour, j’étais la maman épanouie, la maman qui a de l’expérience. J’ai pu surprendre ou choquer, parfois même. Les gens m’avaient tellement vu déléguer aux premiers mois de Zarico, qu’ils n’ont pas de suite compris, et n’ont toujours pas compris, ce revirement de situation, laissant peu de place à mes proches qui voulaient prendre Lady pour la nourrir ou la changer.

Pour finir, certains ont mis ça sur le dos de l’accouchement par voies basses, que je m’en étais remise plus vite, que physiquement ça n’avait rien à voir, que j’avais « l’air » d’aller bien. Oui c’est sûr, mais ce qu’ils ont oublié, c’est le plan psychologique. Oui, je m’en suis remise plus vite, oui, j’allais bien, pas vraiment physiquement, ça non, j’ai quasiment autant souffert, même après (je vous épargne les détails), mais psychologiquement oui, j’allais bien, très bien même.

J’ai vécu cet accouchement comme une véritable délivrance, pas au sens où on l’entend, au sens psychique. Il m’a réconcilié avec ce rôle que j’ai toujours voulu tenir, LE rôle de MA vie, celui de maman.
Désormais, je me sens sans limites, ou presque, et, j’ai compris d’où venait ce mal être. J’ai compris qu’il ne m’avait pas empêchée d’être une « bonne » maman, mais qu’il m’avait empêchée d’être la maman que je voulais être, qu’il m’avait empêchée de vivre l’instant présent et m’avait interdit de savourer le bonheur d’être une mère en toute simplicité. Il m’a empêchée d’avoir la confiance nécessaire en moi-même. Il a mis la barre trop haute, bien malgré moi, comme si j’avais quelque chose à prouver, comme si je devais tout décupler pour rattraper ce manque du « pendant ».  Je m’étais alors persuadée que je ne savais pas faire ou alors que je le faisais mal, que je n’étais pas capable de m’occuper de lui correctement, et surtout, toute seule. Il m’a fallu du temps, beaucoup de temps, jusqu’à ses un an, pratiquement. Mais, aujourd’hui encore, je vois bien que ces mécanismes sont devenus notre quotidien. Zarico est très proche de son papa, déclenchant parfois un sentiment de jalousie en moi. Je suis profondément blessée lorsqu’il réclame son papa et pas moi, lorsqu’il demande à ce que ce soit son papa qui le couche et pas moi, lorsqu’il réclame son papa quand il se blesse et pas moi (bon, aux dires de mon cher et tendre, c’est kiffe/kiffe mais je ne retiens que les moments où il appelle son père), même si, je sais au fond de moi, que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même.

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Je me soigne petit à petit, nous nous ré-apprivoisons Zarico et moi, car même si nous sommes très très proches, j’ai toujours eu ce sentiment qu’il manquait quelque chose, qu’il manquait de quelque chose venant de moi.
De toute façon, quoique je fasse, je crois que j’aurai toujours cette peur indéfectible de ne pas l’aimer assez fort ou correctement, de ne pas faire ce qu’il faut quand il le faut, de manquer à mon rôle, mais d’après les croyances, il paraîtrait que c’est justement ça, être mère.