Publié dans Humeurs, Mumcha vous dit tout

Mon si petit grand…

Zarico,

Mon bébé, mon tout petit, ou devrais-je dire, mon grand… Parce que tu es grand maintenant, enfin c’est ce que tu me maintiens du soir au matin désormais.

J’aime encore à t’appeler mon bébé, c’est comme ça, je suis un maman, qui, malgré elle, voit son si petit garçon, grandir, évoluer, gagner en assurance de jour en jour, sans pouvoir rien faire. J’ai parfois l’impression d’être passive sur cette vie, sur notre vie, qui défile comme un TGV sous mes yeux paralysés par le temps qui passe. Je suis assise là, en 1ère classe, et je vois le paysage défiler, je te vois défiler, sans ne rien pouvoir faire. Je voudrais tirer sur la manette d’urgence. Stopper ce train fou.

Je voudrais arrêter le temps. Rien qu’un instant. Profiter de toi du plus fort que je puisse, plus que je ne le fais d’habitude. Prendre le temps d’observer chacun de tes gestes, chacune de tes mimiques qui me font tant rire, chacune de tes âneries qui amusent la galerie, chacun de tes cheveux blonds qui sentent encore si bon le bébé, d’observer tes yeux rieurs et pleins de vie, chacun de tes regards si lourds de sens.
Je voudrais que le temps se fige afin que je puisse plonger un peu plus longtemps que d’habitude mon nez dans ta nuque pour respirer ton odeur et la garder ancrer dans mon esprit.

Le temps file sous mes doigts incapables de retenir les jours qui s’échappent, et je te vois, toi, ma toute petite progéniture pleine de plis et de bourrelets, devenir ce petit garçon fin comme une asperge.

Tu grandis. J’en suis fière, tu sais. Je suis tellement fière du petit homme que tu deviens.

Tes progrès m’emplissent de joie. Et, à chaque nouveau pas que tu fais, c’est mon cœur de maman qui explose de bonheur, mais, qui, en même temps, se serre de te voir sortir de ta chrysalide petit à petit.

En un an, tu as tellement changé. Tu as raison, tu es devenu grand. Enfin, je préfère dire, un tout petit grand, si tu veux bien.

Tu as désormais 2 ans (presque et demi) et, je dois me rendre à l’évidence, les choses ont bien changé.

Tu parles de mieux en mieux, tu construis des phrases et nos conversations deviennent de plus en plus longues et plus riches de jour en jour. J’adore parler avec toi. Nos conversations n’ont parfois ni queue ni tête, mais qu’est-ce que l’on rit. Tu as toujours une expression bien à toi, une façon de dire les choses, un ton sur lequel dire un simple « Et oui! » qui me font fondre. J’aime ta petite voix qui ne gère pas encore son volume. J’aime quand tu chuchotes parce que je suis fatiguée, j’aime quand tu t’esclaffes en criant parce que tu es heureux de quelque chose, et souvent d’un rien.

Tu chantes les Beatles. Ce que tu les aimes ces Beatles. J’aime voir ton regard qui s’illumine quand papa met en route son tourne disque. J’adore t’entendre dire, lorsque tu regardes le vinyle, hurler « Ca touuuuuuurne! En route les Beatles! ».  Te voir remuer ta tête en accord avec la mélodie finit de m’achever.

Tu veux faire de plus en plus de choses tout seul. Et je n’ai pas intérêt à intervenir. Tu te déshabilles tout seul, t’habilles presque tout seul. Tu te laves tout seul. C’est certainement le plus dur pour moi. De te voir prendre de l’indépendance. De ne plus avoir tant besoin de moi que ça. C’est difficile pour une maman de ne plus avoir à aider son si petit à faire toutes ces choses.

Tu es désormais propre, nuit et jour. Un petit pas pour les autres, un grand pas pour toi. C’est surtout ça qui te fait te sentir si grand ces derniers temps. Tu me le répètes à longueur de journée.

Tu nous aides. Beaucoup. Tu aides à vider le lave-vaisselle, mets la table, vas chercher les yaourts pour le dessert. Des petites tâches du quotidien que tu es si fier d’accomplir et qui te rende « grand ». Je vois bien que tu es heureux quand tu les fais. Tu te sens responsable.
Quand je ne suis pas très en forme, tu te charges de porter le bac de linge sale, et m’interdit de m’en approcher. Tu remplis la machine et retournes poser le bac. C’est là que je vois que tu grandis. Lorsque tu participes à ce petit geste pourtant si anodin, en me répétant « non maman! A mal au dos! C’est Z. qui le fait! Et hop! », je prends alors conscience que, non, tu n’es plus un bébé, et que tu es très intelligent, que tu observes, que tu enregistres. 

Tu es tellement plein de joie. Tu cours, tu sautes, tu joues, tu bouges (trop), tu chantes (trop), tu parles (trop). Tu es souvent trop, mais ce que j’aime ça. Ce que j’aime voir le bonheur dans tes yeux, toujours un sourire accroché à ton visage. Je crois que je ne t’ai jamais vu bouder, ou du moins pas encore. Même lorsque l’on te dit non, tu trouves le moyen de rire (et de te jouer de nous avec ton charme irrésistible). Je crois bien, que je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi heureux que toi. 

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Je te regarde et je me dis que l’on a donné naissance à un merveilleux petit garçon. A un petit garçon plein de qualités. Plein de jolies qualités. Tu peux être parfois totalement insupportable, ça n’enlève rien à ton charme et à ta profonde gentillesse. 
Tu en as vécu des choses du haut de ton petit 2 ans. Tu as subi mes soucis de santé, mes baisses de moral, mes manquements à mon devoir quand mes articulations ne voulaient plus travailler. Ce n’est pas toujours facile pour toi, si petit bonhomme, du haut de tes 2 ans, de devoir faire « sans » ta maman parce qu’elle ne peut pas s’occuper de toi. Je m’en veux tellement, si tu savais, de ne pouvoir en faire plus quand mon corps me l’interdit. C’est ce qui me fait t’admirer encore plus. C’est ce qui me rend encore plus fière de toi. 

Ta vie va, encore une fois, être bien chamboulée d’ici quelques mois. Une petite chose va prendre place dans notre foyer, dans ce foyer que tu as rendu si merveilleux et si vivant. Tu vas devoir apprendre à partager du haut de tes 2 ans et demi. Partager ta maman, ton papa, ta chambre, tes jouets, tout cet univers, qui jusqu’ici t’était uniquement réservé. 
Ce ne sera pas facile, mais nous serons toujours là, papa et moi, et toute ta famille, pour t’aimer du plus profond de nos cœurs et pour t’aider à continuer de devenir la personne formidable que tu es déjà. 

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Ne change rien ou alors essaie de grandir un peu moins vite pour épargner le pauvre cœur de ta maman qui se tord dans tous les sens de te voir déjà si grand…

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2 commentaires sur « Mon si petit grand… »

  1. Tout pareil! Il est où le bouton pause?! Ca fait un moment que je le cherche mais au contraire j’ai l’impression que ça s’accélère! Tu veux qu’on parle maintenant du dossier école ou bien? 😉
    Bel article encore une fois!
    Des bisous

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