Publié dans Mumcha vous dit tout

La blogueuse que je veux être

Clémence, une blogueuse que j’adore et qui tient le très joli blog Dansmabulle, a lancé une idée d’article participatif. Un article, dans lequel, chaque blogueuse pourrait faire part de ses envies, de ses désirs en tant que rédactice, de ce que nous voulons pour notre blog et de ce que nous ne voulons pas.
Lorsqu’elle m’a proposé d’y prendre part, j’ai de suite sauté sur l’occasion car ces questions, je me les suis très souvent posées…

La question du blog s’est posée à moi, avant même de tomber enceinte de Zarico.

Lorsque nous avons perdu notre premier bébé, j’ai longuement hésité, j’avais tellement besoin de parler. Je m’étais donc dit que j’ouvrirai un blog afin d’exorciser mon mal être mais je me suis vite ravisée. Je ne suis pas du genre à étaler mon malheur et je ne savais pas du tout comment m’y prendre.
Qu’est-ce que je pouvais bien mettre dedans à part mes pleurs et ma colère?
J’ai donc laissé tomber et enfouis cette idée au plus profond de moi-même.
J’ai tout de même écrit, car pour moi écrire est mon unique échapatoire.

Je peux écrire des floppés d’un coup d’un seul pour me soulager d’un mal. L’écriture est une merveilleuse thérapie en soi. J’ai donc écrit, des lignes et des lignes mais sans jamais les publier. Je les ai gardé pour moi.

Quand Zarico s’est niché au creu de moi, la question et l’envie de tenir un blog me sont revenues.
Je lisais énormément de blogs pour occuper mes journées, de « gros » blogs et de voir leur technicité, leur talent d’écriture et la passion avec laquelle les billets étaient rédigés m’ont encore une fois refroidie…

Ils m’ont accompagnée tout au long de mes 9 mois d’attente, m’ont rassurée, m’ont effrayée par fois, mais je ne pouvais m’empêcher de les lire, et de voir mon impatience à l’idée de  lire l’article du lendemain ont également été un frein à mon envie d’en tenir un…

Et si j’avais des lecteurs? Et s’ils avaient cette même impatience que moi à me lire? Pourrais-je tenir le niveau?

Non, définitivement, je n’étais pas prête et ne m’en sentais pas les capacités!

Puis Zarico est né, et deux mois après sa naissance, cette envie d’écrire, de déverser des flots de mots pour panser mes maux, mes craintes et mes angoisses est devenue plus forte que tout.

Je n’avais pas grand monde à qui parler de ce nouveau, seul et unique sujet, qui revenait dans chacune de mes conversations : être mère.
A qui en parler? A qui se confier?

Aucun de  mes amis n’avait d’enfants et j’avais cette insaciable sensation de les saouler avec mes longs discours sur le sujet (sensation 100% fausse, mais c’est dans ma nature).
Je me sentais très seule.

Je me suis donc lancée.

J’avais quelques bases de blogging grâce à un module obligatoire que j’avais eu pendant mes études.
Je me suis donc dirigée vers wordpress et j’ai crée mon petit blog, sans prétention aucune. Je ne cherchais pas les lecteurs, je ne cherchais pas le succès, je ressentais juste le besoin de parler et peut être de toucher des mamans qui pourraient se trouver dans mon cas : seules.

Au tout début, je n’avais aucun rythme d’écriture, ni de rendez-vous bien précis. J’écrivais comme bon me semblait.

Puis, je me suis très vite prise au jeu, j’ai crée une page facebook, un compte twitter, je me suis même mise à pinterest (même si je n’ai jamais compris l’intérêt).
Je me suis jetée à corps perdue dans la course aux likes, je voulais me faire connaître, chose qui n’est pas du tout dans ma nature. La petite Mumcha discrète était devenue une adepte des pouces levés, au point d’en perdre sa ligne de conduite.

Je me suis très vite rendue compte que cette course ne donnait pas grand chose, que ce n’était pas moi.
Bloguer peut très vite t’entraîner dans un tourbillon, que tu peux bien sûr apprécier, mais qui moi, me fait peur.

Tu commences à t’inscrire sur des groupes où d’autres blogueurs te donnent des conseils, te font même flipper parfois par leur connaissance pointue sur le sujet. Alors, tu t’accroches parce que tu veux faire comme les grands, connaître les grands et pourquoi pas devenir amie avec eux. Sauf que, la plupart du temps, tu ne pourras pas, ceux-ci te tirant dans les pattes ou t’attaquant parce que tu es trop petit et que tu dois encore apprendre…

Comme tout, bloguer ça s’apprend, avec le temps. On fait des erreurs, on progresse, on stagne, on avance, on revient en arrière, pour finalement trouver son rythme… Mais ça ne se fait pas du jour au lendemain!

Passé ce moment, j’ai mis en place une grosse introspection :
Quelle blogueuse je veux être?

Je veux être une blogueuse qui partage ses passions.
Quoi de mieux que de parler de son plus beau succès, être mère, en passant par sa plus grande passion : l’écriture?
Quand j’écris, j’oublie tout, je suis concentrée sur mon sujet, sur les mots. C’est une vértiable thérapie. Bloguer, me permet d’exorciser toutes mes peurs, de partager mes moments heureux et ceux qui le sont moins. J’écris pour le plaisir.

Je veux être une blogueuse indépendante, une qui n’a pas besoin des autres, une qui n’a pas besoin de la reconnaissance « des grands ».
J’avance en faisant mon bonhomme de chemin, qu’on m’aime tant mieux, qu’on me méprise tant pis. Je n’ai pas besoin de l’aval des grands .

Je veux être une blogueuse qui n’a pas peur d’écrire ce qu’elle a envie d’écrire.
Je parles de sujets diverses, je ne me tiens pas à un emploi du temps bien précis. J’écris comme ça vient.
Alors, oui, certains jours je peux parler d’IMG et, le lendemain, du premier caca au pot de mon Zarico, mais c’est comme ça que je pense. Ma tête est un énorme bazar, alors mon blog aussi!

Je veux être une blogueuse proche de « ses lecteurs ».
D’ailleurs je n’aime pas ce mot, « lecteur ». Que ce soit sur mon blog ou  sur ma page facebook, je m’attache à répondre à tout le monde, que les commentaires soient agréables ou pas. Les gens qui me lisent prennent cette peine, alors c’est la moindre des choses de leur répondre.
Bloguer, c’est aussi échanger, et rien ne me rend plus heureuse que de discuter, de lire d’autres avis, d’avoir une page facebook très active ou beaucoup participent!

Je veux être une blogueuse naturelle.
Oui, je dis « putin », oui je dis « bordel »! Mais ça je le dis dans la vie de tous les jours alors pourquoi pas dans mon blog?
Non, ce n’est pas parce que je cherche le succès et que ça fait le buzz.
Je garderai toujours mon humour pourri et parfois vulgaire parce que c’est ce qui fait mon blog (enfin je crois)!

Je veux être une blogueuse qui n’a peur de rien.
Bloguer c’est aussi affronter les copies, les sujets qui se rapprochent. Il y a des moments où les copines sont touchées par le plagiat, et, où toi, tu as très peur que ça t’arrive.
Bloguer, c’est flipper quand tu t’attaques à un sujet qui te tient à coeur et que tu sais que, peut être, une autre blogueuse s’y est attelée, que, dans ce cas, tu te risques à prendre des gnions dans la goule.
Je trouve le monde du blogging impitoyable. Lorsque tu traîtes d’un sujet assez répendu : le monde parental, tu te doutes pertinemment que d’autres blogueurs ont forcément dû parler du sujet que tu es en train de développer… Si tu tombes sur quelqu’un de cool, ça va! Mais alors si tu tombes sur l’argneux de service gare à ton moral!

Je ne veux pas être la blogueuse butée, et surtout, je veux être une blogueuse respectueuse des autres. 
Bloguer, je pense, c’est aussi respecter les avis des uns et des autres. Certains allaitent, d’autre non.
Certains utilisent des couches lavables, d’autre non.
Ce n’est pas pour autant qu’il faut être borné et ne défendre que son bout de gras. Je n’ai pas allaité, je n’ai pas utilisé de couches lavables, je ne suis pas pour autant butée à dire que c’est MA solution LA meilleure.
Je suis à l’écoute des autres et respectent leur choix. Quand je vois certaines blogueuses à la limite d’insulter les parents qui ne font pas comme elles, ça me tue… Chaque parent, et chaque blogueur fait à sa façon, et je pense qu’il est important, voir même primordial, de le respecter.

Je ne veux pas être une blogueuse pour moi et pour les autres.
Lorsque j’écris sur un sujet de société, c’est que j’ai envie d’écrire sur ce sujet. Il s’est posé le problème pas plus tard qu’il y a quelques semaines avec mon article sur le harcèlement de rue.
De gros blogueurs (ou pas d’ailleurs) ont accusé d’autres blogueuses d’avoir surfées sur le sujet du moment pour faire le buzz…. Je ne suis pas de ce genre, j’écris parce que ce sont des choses que je vis, des sujets qui me donnent envie d’écrire un billet. A croire que les sujets épineux n’ont pas le droit d’être touché du bout des doigts par les petites!

Je ne veux pas être une blogueuse donneuse de leçon.
Je déteste qu’on m’en donne alors pourquoi en donnerais-je?
Bloguer, c’est avant tout témoigner de son quotidien, de ses expériences, de ce que l’on aime ou pas, et surtout pas, à mon point de vue, pour donner des leçons.

Je ne veux pas être une blogueuse pour le succès.
Je blogue parce que j’aime écrire et que ça me défoule. Je ne suis pas (plus) là pour chercher à me faire connaître ou a me faire aimer par tous. Je dis ce que je pense, point.
Je ne cherche pas à me faire trois tonnes d’amis blogueurs, je ne lèche pas les bottes des plus grands pour me faire bien voir.

Et surtout, je ne veux pas faire partie de la cour d’école!
Je veux rester moi-même, indépendante, enjouée et passionnée par l’écriture. Je ne veux pas jouer avec les autres juste parce qu’il le faut. Je suis même prête à rester dans mon coin s’il le faut. Je ne cherche pas à être la fille populaire. Je suis plutôt la fille normale, celle qu’on ne remarque pas, qu’on oublie même, mais au moins, j’ai mes amis, les vrais, ceux qui ne vont pas me critiquer par derrière à la première occasion, ceux à qui je peux faire confiance!

Voilà, la blogueuse que je veux être!

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8 commentaires sur « La blogueuse que je veux être »

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