Publié dans Grossesse, Papotage

Les fées qui veilleront sur son berceau – le choix du parrain et de la marraine

La fonction de la charge de parrain ou de marraine crée un lien mystique bien plus puissant que certaines attaches consanguines. Dans bien des provinces, le parrainage donne naissance à une affection prononcée, souvent plus confiante que celle accordée au père, si bien que toute la vie, le filleul demande conseil ou confie ses secrets plus volontiers à son parrain ou à sa marraine qu’à ses parents.
Menon, Lecotté, Vill. Fr., 1, 1954, p.80.

Ah, les parrains et marraines, vaste question, et parfois un des premiers désaccords des futurs parents qui annoncent de longues discussions afin de trouver la perle rare  (pas chez nous, c’est d’ailleurs l’un des seuls sujets sur lequel nous avons été d’accord. Il est important de le noter, car c’est rare… L’un comme l’autre étant aussi borné qu’un âne qui aurait vu une carotte dans le champ d’à côté).

Chez les Stache, et admettons le, plus précisément pour moi, les parrains et marraines tiennent une place toute particulière, et, disons le carrément, primordiale (tremblez parrains et marraines des Féculents, seront révélés aujourd’hui mes exigences attentes pour ma si douce progéniture – Ben quoi? Faut bien leur mettre un peu la pression!). Ce doit être mon côté vieille France, ou truc du genre. Ou bien mon côté Lorie « Moi, j’ai besoin d’amouuuuur! Des bisous, des calins, j’en veux tous les jouuuuurs! Je suis comme ça, au fond de moi! ». J’hésite encore…

Bien loin du côté religieux de la chose, en bonne athée que je suis, ils ont pour moi ce rôle ou plutôt ce sur-rôle d’autres n’auront pas.

Il faut dire que si je place la barre aussi haut, c’est que mes parents ont fait fort en ce qui me concerne et m’ont dégoté un parrain et une marraine que l’on peut, en toute objectivité, qualifiés de « personnes qui déchirent sa mémé ». Ils ont toujours été là pour moi, à leur façon, que ce soit dans les moments heureux comme très difficiles. Ils ont toujours été à mon écoute et j’ai toujours pu tout leur dire. J’ai de merveilleux souvenirs avec eux. Je me rappelle souvent avec bonheur les vacances passées avec eux et les moments de fortes complicités qui nous unissent. Je ressens toujours la même excitation de mon enfance lorsque je sais que je vais les voir.
Je suis fière à 27 ans de pouvoir dire que j’ai toujours cette complicité avec eux. J’ai de la chance de les avoir et de pouvoir avoir ce lien particulier avec ces deux personnes

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Combien de personnes ai-je pu entendre dire qu’ils n’ont plus de nouvelles de leurs parrains et/ou marraines? Rien que dans mon entourage proche, c’est flagrant. Et c’est peut être bête, mais ça m’affecte.
Tout comme je suis triste de savoir que M’sieur Stache n’a ni parrain, ni marraine.

Alors, peut être que je suis naïve. Peut être que je vis au siècle dernier en attachant une importance si particulière au fait de donner à mes enfants des parrains et marraines dignes de ce nom. Peut-être que c’est idiot voir ridicule. Peut-être même que ça ne sert à rien. On me l’a déjà dit. Je m’en fiche. Je suis obstinée.
J’aime à penser que dans un monde où tout part en sucette et, où les sentiments et les personnes s’effacent de ta vie comme un coup de gomme sur un cahier griffonné au crayon à papier, ils auront au moins la chance d’avoir des personnes qui veillent sur eux tout particulièrement et avec qui ils auront une complicité différente.

Une marraine et un parrain c’est pour toute la vie. Ce n’est pas un choix à prendre à la légère, enfin, à mon humble avis. Il n’est pas question de choisir la cousine Machin parce que ça lui ferait plaisir ou le copain de foot qui vient partager une bière de temps en temps au moment de la Coupe du Monde. Pour nous, il n’est pas non plus question de choisir un tel ou un tel parce qu’il risquerait d’être froissé de ne pas avoir été choisi.
Ce que nous avons cherché, ce sont deux personnes présentes dans nos vies, des personnes sur qui nous, en tant qu’adultes, nous pouvons compter, des personnes qui ont toujours été là, dans les bons comme dans les mauvais moments, des personnes sur qui nous pouvons nous appuyer et qui auront une véritable complicité avec leur filleule.

Nous ne nous sommes pas trompés pour Zarico. Nous ne voulions pas nous tromper non plus pour Miss Mogette. Notre choix c’est donc porter sur notre meilleur ami à M’sieur Stache et moi-même, plus communément appelé Tonton Prout, et que nous considérons comme un membre à part entière de notre famille et sur ma tante paternelle avec qui j’ai une énorme complicité et qui est toujours partante pour s’occuper de notre Z..
C’est le genre de tonton et de tata que tous les enfants voudraient avoir.
Ce sont deux personnes en qui nous avons aveuglément confiance et qui sauront combler ce rôle avec beaucoup d’attention. Je sais qu’ils ont cette même vision et qu’ils n’apporteront pas leur pierre à l’édifice uniquement en la gavant de cadeaux, mais qu’ils l’accompagneront, s’en occuperont et seront toujours disponibles pour elle, comme ils le sont pour nous et pour Zarico. Quand je vois la patience, la complicité et la joie qu’ils partagent avec Zarico, je suis sûre et certaine de notre choix, et, je suis si fière que nous les ayons choisis ensemble, pour notre fille.

2015-09-24_17.07.19

2015-09-24_17.11.17Voici les petites lettres, écrites par notre Zarico (il est très très en avance pour son âge) aux futurs parrain et marraine de notre Miss Mogette pour leur demander s’ils voulaient bien jouer ce rôle…

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