Publié dans Papotage

Aux Zouilles et Licornes à paillettes

La Fac. Un endroit par lequel passent beaucoup de personnes. Un fouilli. Un manège géant, incessant, où l’on se croise sans jamais faire vraiment attention. Un énorme univers, qui fourmille, dans lequel tu tournois la tête légère et bien pleine à la fois.

La Fac. Un endroit merveilleux (ou pas) où la chenille devient papillon, où le grand adolescent que tu es, deviens jeune adulte (ou pas), où tu gagnes en indépendance tout en vivant chez papa et maman.

La Fac. Un endroit où tu te forges tes propres idées loin de celles de tes parents. Celle où tu te construis, où tu mûris.

La Fac. Un endroit où, parfois, tu rencontres des gens formidables, qui deviendront tes amis pour la vie.

La Fac, en fait, ce n’était pas vraiment ce que je m’étais imaginée. Pour moi (que celui qui ne l’imaginait pas comme ça, me jette la première pierre), c’était un endroit magnifique, avec les meilleurs professeurs de France, des bancs reluisant à n’en pas finir, des soirées mémorables, des coups dans des bar où l’on devient habitué, avec notre table d’habitué.
Non, ce n’est pas vraiment ça la fac, enfin pas la mienne en tout cas. La Fac de MSA, c’est l’université où l’on envoie les rebuts de la société les littéraires. Un endroit charmant plein d’amiante, de table tellement petite que ta trousse n’y tient pas, des chaises avec pour déco, incrustés dans le bois des « Socrate est une pute », des « Zoroastre va te faire en**** » aussi confortables qu’un WC à la turque, des profs aussi bourrés que le voisin qui passe ses journées au PMU.

Non, la Fac, ce n’était vraiment pas ce que je pensais.

Ce n’était pas ce que je pensais, car je ne pensais pas y rencontrer des gens. Et pas n’importe lesquels. Des gens que j’appellerai un peu plus tard, amis. Ces amis sont entrés dans ma vie, pour ne plus en sortir. Ca fait presque 6 ans maintenant. On a appris à se connaître, on s’est apprivoisé, on a grandi ensemble. Peu à peu les amis de mes amis sont devenus mes amis. Aujourd’hui, nous formons un cercle qui me rend tellement fière et tellement heureuse.

Je crois que jusqu’à ce que je les rencontre, je ne savais pas vraiment ce que signifiait l’amitié. Grâce à eux je l’ai découvert.

Avec eux, je n’ai pas peur d’être qui je suis, une emmerdeuse aigrie et râleuse, parfois commandeuse (j’ai l’air d’une connasse hein?!)… Ce qui m’a valu ce célèbre surnom, LA commandeuse.

Avec eux, je n’ai pas peur de ce que je suis, une fille pleine d’angoisses, peu sure d’elle, totalement à l’Ouest et maladroite. Ils savent comme je suis, cette fille maladroite, blague à froid, à l’humour pire que douteux. Ils le savent pertinemment, et je n’ai pas besoin de me justifier et, bourdel ce que ça fait du bien!

Avec eux, j’ai passé les plus belles soirées de ma vie, je me suis prise les cuites les plus mémorables (ou pas), j’ai eu les meilleurs fous rires.

Avec eux, je n’ai pas peur de dire MERDE, quand ils me saoulent ou bien qu’ils chient dans la colle. Avant eux, jamais je n’aurai osé dire à quelqu’un qu’il était chiant, qu’il était habillé comme un pied, ou que son comportement n’était pas le bon à mon sens.

Avec eux, on parle de tout, sans tabou. On demande son avis, on en discute. Les grands choix de la vie, les envies, les peurs. Tout est dit. Sans concession.

Avec eux, je me sens à l’aise. Je me sens bien tout simplement. Dès qu’ils sont là, j’oublie tout.

Avec eux, on a affronté les pire tempêtes de la vie, les « couilles » comme on dit qui font bien mal, qui te mettent à terre et dont on ne se relèverait pas sans être bien entouré. Ils ont été là. Ils ont toujours été là, ils n’ont pas lâché. Ils ont su me soutenir mais aussi me bouger et me ramener à la réalité quand je m’enfonçais trop loin.

Avec eux justement, je reste dans le monde réel. Je suis du genre à m’enfermer sur moi-même, à tout garder, à me cloître dans cette coquille pour ne pas affronter la réalité qui parfois fait mal. Généralement, je me fais remuer, et c’est aussi pour ça que je les aime. Ca m’a valu des « interventions » mémorables pour me ramener à la réalité mais au fond je sais qu’ils ont raison. Et, je ne vais pas mentir, se faire engueuler pour ça, ça a du bon et surtout, ça me prouve encore une fois, que je compte réellement pour eux.

Avec eux, on peut rester assis par terre dans une cuisine à refaire le monde, toute la nuit, en enchaînant les clopes, tout en sachant qu’on le paiera pendant une semaine… mais on s’en fout. On le fait quand même.

Avec eux, il est impossible de prendre la grosse tête ou de devenir la maman gaga que je tends à devenir… Ce qui me vaut, encore de jolis surnoms… Maman-tu-veux-des-boulettes-mon-fils en fait partie.

Avec eux, Z. est choyé. Aucun d’eux, n’a encore d’enfant mais tous le choient, le gagatent, le boujoutent. Et de les voir s’en occuper comme ils le font, rende mon coeur de Maman-tu-veux-des-boulettes-mon-fils tout chamallow.

Avec eux, on se dit tout.

Avec eux, on rit.

Avec eux, on pleure parfois.

Avec eux, on s’aime sans se le dire parce qu’il n’y a pas besoin. On le sait, c’est tout.

A mes morues, Malice, Lulu (gniark), Elle-raccroche, L-Vure et Tinou.
Aux lourdingues et leurs blagues à deux balles (ou deux poils). 

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4 commentaires sur « Aux Zouilles et Licornes à paillettes »

  1. C’est marrant: j’y suis entrée comme toi, pleine d’illusions, et je me figurais que j’allais rencontrer des gens INTELLIGENTS qui m’éblouiraient. Gros fiasco au départ, mais en cherchant bien, on finit en effet par les trouver!

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