Publié dans Premiers pas de maman

Mais ça, c’était avant…

Avant de devenir maman, j’étais le genre de personne méga psycho-rigide avec des préceptes et des habitudes à la con à la noix, relevant plus du TOC qu’autres chose.  J’étais cette fille qui rangeait tout au millimètre près, chaque objet avait sa place, et je ne pouvais pas me coucher tant que ce n’était pas bien ranger. Je passais l’aspirateur tous les jours et je ne supportais pas la poussière. Tout était impeccable, rien ne dépassait.
Mais ça, c’était avant…
Maintenant, notre appartement tient plus à Hiroshima après le passage de l’ouragan Katrina qu’à un appartement témoin. L’aspirateur est passé quand on a le temps, tant pis pour la poussière et les poils de chien, mon dieu je n’en crois pas mes yeux de ce que j’écris.
Ma nouvelle philosophie? Pro-cras-tiner! A quoi ça sert de passer l’aspirateur, puisque dans 5 minutes Zarico va renverser le paquet de farine? Sans parler du BN ou de la paille d’or parsemé façon petit Poucet et le verre d’eau en mode tsunami, autant te dire que c’est comme pisser dans un violon.
(âme sensible rassure-toi! : je passe quand même l’aspirateur 2 fois par semaine, mais tu comprends, pour moi, ancienne malade du ménage, ça équivaut à tous les 10 ans)

Avant de devenir maman, je sortais tous les samedis faire du shopping, une robe par-ci, un tee-shirt par-là, toujours utiles bien sûr! Hors de question pour moi d’aller à une soirée avec une fringue déjà portée! Non mais imagine si Monique est là! Elle m’a vu la semaine dernière avec mon nouveau petit haut Non, hors de question!!!
Mais ça, c’était avant…
Maintenant, la sortie familiale chez Ikea relève de l’événement people de l’année! Me retrouver au rayon salle de bain et choisir la prochaine couleur de mon balai à chiotte tient du Nirvana (rouge ou noir?). Je prends le temps de me préparer, je suis excitée comme une puce, on ne sait jamais, on va peut être y croiser du beau monde -pathétique-.

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Avant de devenir maman, je passais des heures à me pomponner, à me maquiller (à me quoi?), à choisir chacune de mes tenues avec le plus grand soin (comprendre essayer 46000 fringues avant de trouver la bonne, qui, en fait, une fois sortie, était atroce à mes yeux).
Mais ça, c’était avant…
Maintenant, je bats tous les records de préparation, en 30 minutes je suis capable de me laver les cheveux, de les sécher, de me coller un brin de fonds de teint et du rimmel (qui coule). Je choppe la première fringue qui me tombe sous la main et ça fait à peu près l’affaire. Au mieux ça va à peu près, au pire je me colle un manteau sur le dos que je ferme jusqu’en haut ni vu, ni connu! Je suis l’anti Christina Cordula ma Chééééérie!
Pourtant, ça j’en ai des robes, des tas même, mais je les garde propre, on ne sait jamais… Ne me demande pas pourquoi, je n’en sais rien. Je les garde on ne sait jamais je pourrai les tâcher.

Avant de devenir maman, j’avais des idées arrêtées, une conception des choses à la noix. Mes enfants ne changeraient rien, je continuerai de bien tout ranger. J’avais même mis un point d’honneur, à ce que le jour où un marmot rentrerait dans notre vie, il n’y aurait pas un jouet qui traînerait dans la salle.
Mais ça, c’était avant…
Maintenant notre séjour ressemble plus aux rues de Paris après la Saint Sylvestre (remplace le vomi et les canettes de bière par des jouets, hein!) qu’à un salon cosy. Il y a des jouets n’importe où tu voudras bien poser ton regard. Et bourdel! Je ne pensais pas le dire un jour, mais ces jouets sont un piège mortel pour les pieds!

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Avant de devenir maman, je ne supportais pas l’odeur du vomi, et encore moins de voir quelqu’un vomir. C’est simple, si c’était le cas, ça déclenchait une réaction en chaîne : tu vomis – je vomis – il vomit – nous vomissons – vous vomissez – je vomis… Ainsi de suite.
Mais ça, c’était avant…
En un an et demi de temps, je ne compte plus le nombre de fois où je suis partie travailler en sentant le lait caillé et de me rendre compte de l’énorme tâche qui trônait sur mon épaule dans le bus à 5 minutes de mon arrêt pour le boulot.
En un an et demi, j’ai essuyé trois jets de vomi : un en pleine face, un sur les pieds et un façon douche complète. Vis ma vie de maman : LE pied!

Avant de devenir maman, je trouvais ridicule les gens qui magnétaient tous les immondes dessins, qui ne ressemblaient à rien avouons-le, de leurs enfants sur le frigo. Ce qui m’insupportait le plus, c’était certainement les parents qui montraient à qui le voulait (ou pas d’ailleurs) les chefs d’œuvre de leurs amours « alors là tu vois, c’est moi! » (Ah ouai? Je pensais plutôt à Godzilla et un hamster qui aurait donné naissance à cette… Chose?). Mon frigo était d’un blanc immaculé, j’en étais fière, et les magnets de cordons bleus et autres nuggets, directement jetés à la poubelle sans concession.
Mais ça, c’était avant…
Maintenant, mon frigo est maculé  de traces de doigts chocolatés (cf. BN) et n’est même plus assez grand pour accueillir les gribouillis merveilles de mon mini-héros. Le pire? C’est que je les montre à qui veut (ou pas) que c’est Zarico qu’il l’a fait alors qu’il n’avait QUE 13 mois…

Ceci trône fièrement sur notre frigo…

Avant de devenir maman, je trouvais les parents dégoûtants à léchouiller la sucette tombée par terre, à épouster le doudou tout terreux avant de le recoller dans les bras de leur progéniture hurlante, et je ne te parle même pas de ceux qui essuyaient le coin de la bouche du petit dernier avec leur salive…
Mais ça, c’était avant…
Maintenant, je fais toutes ces choses… Même qu’il m’arrive, en panne de mouchoirs, d’essuyer la mornive de Zarico avec le revers de mon tee-shirt. Et je n’ai pas honte… C’est peut être ça le pire!

Avant de devenir maman, je pouvais regarder à peu près n’importe quoi à la télé sans trop verser de larmes.
Mais ça, c’était avant…
Maintenant, un rien me fait chialer comme une madeleine, je ne parle pas du sempiternel agitateur d’hormones de Baby Boom, non je parle d’Ours polaires mourant seul sur la banquise suite à un combat féroce avec un morse, je parle de Godzilla qu’on croit mort à la fin du film, je parle de tous ces bébés animaux que les reporters animaliers sur la 5 s’amusent à filmer abandonnés, je parle des relations amoureuses qui se terminent mal ou bien d’ailleurs, des maris qui meurent ou qui tombent au combat dans des films à 2 balles, des pandas qui mangent des feuilles de bambous… Je suis devenue une fontaine à larmes pitoyable!

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Avant de devenir maman, je faisais la chouille / la fête / la bringue comme une dingue, tant pis pour les conséquences. Je n’avais que moi à me préoccuper et si j’avais mal au cheveux le lendemain, je n’avais qu’à rester cloîtrée sous ma couette, à faire la morue échouée! Quand je pense au nombre de soirées entre amis à enchaîner les verres, à nous coucher à pas d’heures ou pas d’ailleurs.
Mais ça, c’était avant…
Maintenant, je fais gaffe, on ne sait jamais. Et chaque chouille est réfléchie à l’avance : « qu’est-ce que j’ai le lundi? » « Ah ouai, mais non demain on ça! ». En cas d’exception (les exceptions comprennent : mon anniversaire, l’anniversaire de M’sieur Stache, le réveillon du jour de l’an) j’attends que Zarico soit couché et endormi pour pousser mon cri de ralliement de mère désespérée « c’est parti! » en sachant très bien que je le regretterai du plus profond de mon cœur (et de ma tête). Et ça ne manque pas… Je m’en mords les doigts le lendemain, et le jour qui suit et un peu celui d’après. Et ouai, je vieillis, il ne me faut non pas un mais au moins deux jours pour me remettre d’une soirée « un peu arrosé ».

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24 commentaires sur « Mais ça, c’était avant… »

  1. A reblogué ceci sur TheMouse et les MouseCatchers…et a ajouté:
    Oh merci Mumcha d’oser avouer… Je désespérais… car je ne vois que des maisons témoin parfaites autour de moi… Et, si on remplace les jouets par le bazar de 2 ados (enfin 3 si je compte le papaado qui a oublié de grandir!… Non, je ne suis pas sa mère, les lessives, les courses, le rangement et le ménage… Il a largement l’âge de le faire!)!

    Alors le bazar des adoadorés… Les sacs de cours, les livres, les affaires de sport… Les petites culottes (strings) de l’adoadorée au milieu des affaires de cours sur le lit… Les chaussettes en boule dans la panière à linge de l’adoadoré (Coluche le disait bien qu’il faut la semaine pour défaire les nœuds quand ils sont mouillés sortant de la machine à laver non?)

    … Le lisseur de l’adoadorée qui traine par terre… Des balles de tennis de papaado et d’adoadoré qui traînent partout dans la maison (c’est joueur une balle de tennis… Ça sort du sac tout seul dans la maison… Les balles gagnent par 3 sets à 0!)

    Ah restent les paquets de BN qui sortent tout écrabouillés des sacs… Ils aiment toujours les BN les ados!

    Euh… Et les placards (qu’ils soient alimentaires, ou de linge propre…) qui ne se remplissent pas seuls, on en parle aussi?

    Te- Euh… Erreur, pour le linge il y a le « propre » parfois rangé (au bout du 2ème tee-shirt retiré « délicatement » de la pile par les « 3 ados », on ne peut plus dire rangé…)… Et le « sale » mis en boule pour cacher la misère, quand « mamanméchante » demande un rangement des chambres… Ou alors le « propre » qui a fini dans la panière a linge sale, toujours pour ranger!!!

    Re-re-euh… Les courses… Le mâle est tout fier de revenir de la chasse (ou plutôt du drive, qu’on a pris le temps de préparer entre 22 et 23h après avoir sorti une machine de linge à plier du sèche linge, et rangé la cuisine, mis en route le lave-vaisselle pendant que les 2 ados regardaient la télé et que le chasseur se reposait de sa partie de chasse (ronflait, j’ai le droit de le dire?)), et de jeter les poulardes (sacs de courses), dans la cuisine… Ah oui c’est vrai, j’oubliais, les victuailles courent toutes seules vers le frigo et les placards!!! C’est nouveau ça!!!

    Oui… Avant les enfants (et le papaado) on avait des principes… Mais c’était avant 😉

    Xoxo

    TheMouse

  2. M’en parle pas! En gros avant j’avais des principes maintenant je suis maman… avant je regardais de travers les gamins hauts comme 3 pommes qui se roulaient par terre dans les magasins… mainten je suis maman…

      1. Du vécu mais ça fait plaisir de voir que l’on traverse types ça…
        Par contre maintenant je « subit » le regard de travers des non parents

      2. Oh moi aussi, et ça me fait rire de penser qu’un jour ils seront à ma place et que d’autres les regarderont de travers… Ainsi de suite XD

  3. être maman, cela vous change la femme !
    courage les filles, attendez un peu que les petits petits deviennent des petits grands et mettez leur le chiffon et l’aspi dans les mains
    et puis, pensez que dans 25 ans (au moins!) ils quitteront la maison et alors on pourra à nouveau refaire la poussière (bah, non sans lunettes, on la verra plus), faire la cuisine en amoureux (« on va se faire un resto, chérie ?? »), faire des bringues de tous les diables jusqu’à des heures pas possible (oui, mais à 23h au lit, sinon on a du mal à s’en remettre)
    ne regrettez rien
    à chaque âge ses plaisirs et pour l’instant, c’est celui de la pagaille !

  4. Et oui ca c’était avant….!je me retrouve a 400% dans cet article!😊
    Maid la vie est tellement plus belle avec nos loulous. Ils nous font grandir!

  5. Excellent !
    Juste un oubli, ou ton petit bout ne t’a pas encore pissé dessus au moment du changement de couche !!! Moi, avec 4 gars, je peux te dire que j’ai eu droit à quelques douches mémorables ! Maintenant, ils ont 10, 14, 21 et 23, sont toujours à la maison et c’est autre chose, tu verras ! A chaque âge, ses plaisirs !

  6. D’accord avec tout sauf la totosse tombée. J’en emporte toujours en secours et j’ai testé toutes les marques d’accroches possible !
    Je rajouterais aussi : avant je prennais de haut les parents qui haussent le ton. Maintenant je sais très bien dire le prénom de mon fils avec une voix façon tonerre…

    1. Je ne peux pas te dire le mien n’a pas de sucette! C’est juste que je trouvais ça crado, maintenant je peux comprendre XD
      Oh ça oui! Je trouvais ça horrible les parents qui haussaient le ton, maintenant, je me rends compte que parfois on n’a pas trop le choix! (le truc qui marche? prononcer son prénom + ses deuxième et troisième prénom + nom de famille, là il sait que ça va puer!)

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