Publié dans Le parcours du combattant

Témoignages de Paranges : Survivre au Deuil Périnatal – Sabine

Aujourd’hui, nous retrouvons l’avant dernier témoignage de mamange. Il s’agit de celui de Sabine, une maman qui a dû, encore un fois, faire face à la terrible perte de ses bébés. 

Voici son histoire…

Je m’appelle Sabine, j’ai 41 ans et je suis maman de deux enfants de bientôt 10 et 7 ans. Au départ, je ne voulais pas d’enfants, ça crie, ça bave, ça sert ne à rien… Oui mais, comme on dit, il n’y  que les imbéciles qui ne changent pas d’avis!

Prise par mes études et le tourbillon de la vie, je n’ai eu que ma première fille a 31 ans. A la première échographie, nous avons appris qu’il y avait deux embryons! Nous attendions des jumeaux! Mais, malheureusement, à la deuxième échographie, il n’y en avait plus qu’un. Pourtant, je me suis dit qu’il me restait un bébé et que j’allais me battre pour lui! Ce fut une grossesse parfaite, et j’ai ressenti un état de plénitude totale.
Quand ma fille est arrivée, c’était le plus beau bébé du monde.

Nous souhaitions avoir des enfants rapprochés afin qu’ils puissent jouer ensemble. C’est pourquoi, lorsque ma fille a eu un an j’ai arrêté la pilule et je suis tombée enceinte très vite…trop vite, peut être.

Un matin je me suis réveillée pleine de sang. Une fois à l’hôpital, le verdict médical a été sans appel, j’avais perdu mon bébé. J’ai tout simplement cru que mon cœur mourrait et j’ai pleuré pendant des jours.

Malgré tout, nous avons repris les essais. Nous n’avons jamais vu arriver mon deuxième cycle, puisque le test était positif! Je me suis tout de suite dit que celui-ci, ce bébé, j’allais le chouchouter. Cependant, je ne pensait qu’a ça, qu’à la fausse couche, quel nom affreux…

Quelques temps plus tard, ça n’a pas manqué, je me suis de nouveau retrouvée face à une mare de sang. C’était très dur cette impression d’être une moins que rien, incapable de mener à bien une grossesse.

Le plus dur a sans doute été la réaction de mon entourage. Pour eux, je n’avais pas perdu un bébé, à un mois ce n’est même pas encore un embryon.
J’ai une phrase terrible qui me revient en tête, « ce n’est qu’une lentille ». Sans doute, mais c’était MA lentille, c’était MON bébé…

J’ai décidé de reprendre la pilule, c’était trop dur. Rien ne permet de ce remettre de ça.

Lorsque je suis tombée enceinte de mon deuxième enfant, nous avons attendu 3 mois avant de l’annoncer à la famille. Lui aussi aurait dû avoir un jumeau…

Aujourd’hui, mes deux enfants vont bien. Ils ne passent pas leur temps à crier, ni à baver. Et si ! Ca sert à quelque chose un bébé!!! Ca rend une femme maman heureuse et fière de leur progrès chaque jour.

Ces épisodes resteront à jamais difficiles. On apprend à vivre avec, on s’en remet comme on peut, mais on y pense souvent. Mais, heureusement, la joie de nos enfants sont un grand réconfort!

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2 commentaires sur « Témoignages de Paranges : Survivre au Deuil Périnatal – Sabine »

    1. Il n’y a pas de aussi dur ou de pas aussi dur, comme je le répète à chaque l’amour que l’on porte à un enfant ne se mesure pas au nombre de semaines qu’il a passé dans notre ventre. C’est toujours terriblement dur. Je te souhaite plein de courage et t’envoie tout mon soutien, si tu as besoin de parler n’hésite pas à me contacter, via ma page facebook, je suis là =)

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