Publié dans Mumcha vous dit tout

Mon dernier jour de grossesse, c’était il y a un an…

Il y a un an jour pour jour je vivais ma dernière journée de FUTURE maman, ma dernière journée avec mon gros ventre, ma dernière journée avec mon bébé rien que pour moi.

Mais ça je ne le savais pas encore….

ventre

Je ne le savais pas, tout simplement parce que je devais subir une césarienne programmée quelques jours plus tard.  Notre Zarico devait arriver le 22, à 39 semaines d’aménorrhées, c’était comme ça, pas autrement.

La date était entourée en rouge sur notre calendrier.

Pour tuer toute folie inattendue, j’avais même l’heure de l’opération. Aucune place pour la surprise et, je dois avouer que ça me convenait. Tout simplement parce que j’étais morte de trouille mais aussi parce que je hais l’inconnu et l’imprévu vachement pratique quand t’es en cloque.

J’étais rassurée et j’avais hâte tout en étant morte de trouille, j’y courais tout en reculant. Ce sentiment là, tu ne peux pas le comprendre tant que tu n’as pas été à deux doigts d’accoucher. J’étais en phase Docteur Jekyll et Mister Hyde mais au moins j’avais une date et je m’y accrochais…

Je m’y accrochais, parce que chaque jour était un combat contre mon angoisse de perdre ce petit bout de Zarico qui grandissait en moi, parce que quand tu as connu la perte d’un bébé une fois, tu perds tout droit de mener une grossesse sereine façon licorne et poneys à paillettes, parce que j’ai passé 8 mois allongée et putin que c’est long et parce que j’avais hâte, bourdel  de crotte, de rencontrer ce petit être qu’on a eu tant de mal à avoir!

Bref, tout ça, c’était sans compter sur mon gentil foie qui n’en pouvait plus d’épurer la baleine échouée que j’étais devenue.
C’en était trop, et peut être (voire sûrement) parce que je suis fille de fonctionnaire et qu’il a dû en prendre un coup, il a décidé de se mettre en grève, pas totalement hein, mais juste ce qu’il faut pour que je devienne une boule de Noël rouge à paillettes…
Des boutons me sont sortis partout sur le corps, et j’ai commencé à me gratter, à me gratter, encore et encore. Les plaques s’étendaient de plus en plus. Du ventre, elles se sont ensuite étalées aux jambes, aux pieds, puis aux bras.

Je n’en pouvais plus de cette grossesse. Il fallait que ça s’arrête…

Je ne dormais plus à cause du stress et des séquences de grattage à sang. Je ne fermais plus l’œil tellement j’étais gonflée façon bonhomme de neige en tongs (oui l’an dernier, à cette époque, la neige venait tout juste de fondre à Rothomaville).

Je râlais.

Je grognais.

Je soufflais, je soufflais encore.

Je voulais que ça s’arrête, maintenant… Tout le monde me demandait de tenir encore un peu, juste quelques jours, c’est quoi quelques jours?
NON MAIS OH! TU M’AS VU??? Je ne ressemble plus à rien et ça me gratte! Je m’en fous je pousserai jusqu’à ce qu’il sorte… Biensûr ça n’a pas marché, hein!

Pendant ce temps les boutons continuaient de se répandre tranquillement, m’obligeant à prendre des douches d’eau glacée plusieurs fois par nuit , pour calmer les démangeaisons.
Après un petit passage aux urgences, le jour de l’anniversaire de M’sieur Stache (parce que je suis trop une chieuse), on me diagnostiquait un prurit gravidique et on me faisait repartir chez moi avec de la cortisone pour calmer les crises de gratouille.

Ca devait marcher, oui mais…. la suite ici!

 

Ce soir, je repense à tout ça, le cœur un peu lourd.

Le cœur un peu lourd parce que je me rends compte que je n’ai pas assez profité de mon ventre rond étant dans la sans cesse expectative de l’accouchement pour mettre fin à mon calvaire d’angoisses.

Le cœur un peu ramolli parce que je sais très bien que lorsque nous donnerons un petit frère/soeur à Zarico, le stress et les angoisses seront les même et que jamais je ne connaîtrai une grossesse sereine (bien que je m’y forcerai davantage).

Le cœur un peu triste parce qu’il y a un an tout pile, je portais mon bébé dans mon ventre pour la dernière nuit, que je ne le savais pas et que je n’ai pas profité de ces derniers moments avec mon bébé pour moi toute SEULE. A la place, je préférais râler et faire bouillir tout le monde avec mon horrible caractère de mégère!

Le cœur un peu lourd parce que tout simplement, je n’ai pas profité de ma grossesse.

Mais le coeur tout léger et plein d’amour parce que ça va faire UN AN demain que mon Amour, mon Trésor, mon Soleil… MON ZARICO est venu changer notre vie nous apportant toujours plus de joie et de bonheur.
Alors même si je ne l’ai pas bien vécu cette grossesse, même si je n’en ai pas profité, mon Zarico est là aujourd’hui et je peux te dire que poutin de bourdel, je l’aime mon petit monstre!

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2 commentaires sur « Mon dernier jour de grossesse, c’était il y a un an… »

  1. Juste pour te dire … ma troisième grossesse fut assez sereine. Malgré tout. Parce qu’e j’en avais mené une à terme et je me sentais plus forte. Malgré un cerclage et un arrêt forcé à partir de trois mois.Malgré tout cela. Qui sait ? Peut-être que la prochaine fois, tu verras les choses différemment. Je te le souhaite en tout cas.

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