Publié dans Papotage, Premiers pas de maman

La crotte de nez ou la prise de conscience

« Il n’y a aucune recette pour devenir une mère parfaite, mais il y a mille et une façons d’être une bonne mère. »
Jill Churchill

Hier, j’ai pris conscience que devenir mère, ou plutôt être mère, c’est devenir quelqu’un que jamais tu n’aurais pu croire devenir. C’est faire des choses que jamais tu ne t’aurais crue capable de faire. Malgré toi, tu fais des choses, qui d’extérieur peuvent paraître étrange voire bizarre, que tu n’aurais jamais pu supporter avant.

Cette prise de conscience a été faite grâce à une… Crotte de nez… Oui, oui une crotte de nez.

Pour mon Zarico , je suis prête à tout et même à n’importe quoi, ou plutôt, j’accepte tout et n’importe quoi, tant qu’il est bien et heureux, moi ça me va!

Ca va faire 7 mois et le constat est criant :

* J’accepte les pleurs et les cris malgré les migraines, la fatigue et mon impatience légendaire. J’apprends même à faire comme si je n’entendais rien à la manière du « je vais bien! Tout va bien! ».

* J’accepte d’avoir les doigts plein de caca parce que j’ai voulu vérifier si il y avait du popo dans la couche. J’ai voulu reproduire ce geste qu’accomplissait ma mère, sans aucun problèmes, sans aucun accidents, gardant toujours ses ongles d’un rouge impeccable… A croire que mes ongles préfère le « marron automnal » (d’ailleurs ça me fait penser : à quand les vernis à odeur?).

* J’accepte de partir au travail et de me rendre compte dans le bus que j’ai une grosse trace de lait-bave-grumeau-objets non identifiés sur mon épaule. Je relativise en me disant que mon Zarico a voulu me laisser une petit souvenir à la façon collier-de-nouille-pour-la-fête-des-mères. Le truc que tu trouves honnêtement horrible mais qui, dans ton cœur de mère, te fais légèrement sourire voire craquer.
Quand t’arriveras au boulot, il ne te restera plus qu’à faire croire à tes collègues que c’est la dernière mode top swaaaag à L.A.. Bien évidemment, ils ne te croiront pas, et ça finira en blagues potaches…

* Dans la même lancée, j’accepte d’avoir du vomis sur ma seule et unique robe Sinéquanone à 150€, sans broncher, sans pleurer, sans râler, en gardant la tête haute et avec le sourire. Non, non, je n’ai pas trimé pour avoir cette robe, je m’en rachèterai une autre dans 20 ans après des mois et des mois d’économies.

* J’accepte le bordel (oui, j’ai cherché mais il n’y a pas d’autres mots) dans le séjour : parc, poussette, tapis, jouets, chaise haute ; dans la salle de bain : baignoire, siège de bain, jouets again ; dans la cuisine : biberons qui traînent, lait, cuillères, bols…
Comment une si petite chose peut-elle prendre autant de place?
Tout ceux qui me connaissent vous le diront : je suis une maniaque du rangement et du ménage. Comme dirait le célèbre adage « chaque chose à sa place et sa place à chaque chose ».
Plus maintenant, maintenant, j’ai une crèche dans ma salle, une piscine dans ma salle de bain et une cuisine en bordel (j’ai pas encore trouvé sa nouvelle fonction).
Et dire que Noël arrive… Une nouvelle marée de cadeaux et de jouets encombrants arrivent à grands pas : Hip! Hip! Hourra!

* J’accepte que mon bambin me tire les cheveux, m’arrache les oreilles, me mâchonne,  me griffe, me morde et me pulvérise mes colliers… Mes colliers, mes chers et tendres colliers adorés… Disloqués en deux temps, trois mouvements. Du coup, terminé les bijoux, je n’en mets plus en présence du Zarico-Destructeur.
Qui aurait pu imaginer qu’un jour, on pourrait me croiser sans colliers d’uluberlu, ni boucles d’oreilles hors-normes?

* J’accepte de sortir pas maquillée, pas coiffée et parfois même pas lavée (oui je le confesse… Pardonne moi Ô Déesse de la Féminité!) dans la précipitation de la préparation du bambin,  « ne pas oublier le doudou », du sac à langer, de la poussette, « ne pas oublier le doudou », des affaires de rechange.
Et merde! C’est l’heure de partir!
J’ai oublié le doudou…

* J’accepte de faire l’imbécile, la tarée, l’abrutie, le clown pour faire rire mon fils, pour le voir esquisser un petit sourire ou carrément éclater de rire, je suis prête à tout. C’est ainsi que vous pourrez me voir imiter Dalida en louchant, faire des bruits étranges avec ma bouche, chanter « Coucou Hibou » à peu près 50 fois de suite parce qu’il adore cette chanson, m’allonger par terre et jouer avec lui sur son tapis ou sous son arche et m’amuser presque plus que lui .

* J’accepte mon rôle de lavandière. Un bébé, ça bave, mais au point du Zarico? Un enfant mi humain-mi escargot requiert 2 à 3 changements complets par jour, autant dire que ma machine à laver fonctionne plus que jamais. J’ai l’impression de ne faire que ça.

* J’accepte de ne plus me faire de plaisirs de serial-shoppeuse. Terminé les nouvelles fringues tous les mois, maintenant le budget passe dans les bodys, les pyjamas, les pantalons et autres ustensiles utiles à habiller le Zarico. A croire qu’il a été crée par le Géant Vert et la Fée OGM… Ce n’est pas possible de grandir aussi rapidement!
Désormais, je pleure devant le Naf Naf que j’ai le malheur de croiser, je m’arrache les cheveux quand je vois les grosses promos sur le Net, je souris jaune quand je vois mes copines se ramener avec leur dernière robe topissime…

* J’accepte de ne plus jamais être ponctuelle. C’est toujours quand tu es pressée qu’un caca s’invite à l’improviste dans la couche, que Mister Vomito dégobille sur ton chemisier fraîchement repassé, que le scratch du bavoir roule amoureusement une grosse pelle à ton collant tout neuf…

* Et enfin, le GROS point final de cette liste non exhaustive : j’accepte de décrotter le nez de mon Cagouillot et de l’essuyer sur mon tee-shirt parce que je ne peux pas faire autrement. Je pourrai la jeter par terre si cette saleté ne collait pas à ce point!

PicsArt_1384380051167Le joyeux bazar qui règne dans notre salle… Non! Je n’allais pas vous mettre de photos de mes doigts plein de caca ou de mon tee-shirt crotté!

Cette liste je pourrai vous la continuer à l’infini. Vous raconter des trucs tellement plus sérieux.
Mais en cette journée de la gentillesse, j’ai décidé d’essayer de vous faire rire ou au moins sourire!

Toutes ces choses normales à tous les parents ou mêmes bizarres (on n’oublie pas l’épisode de la crotte de nez) font justement de nous des parents.
On met de côté notre petit ou grand Ego, nos petits besoins personnels et nos trop grandes exigences pour procurer à notre progéniture tout ce dont ils ont besoin.

Il n’y a, en effet, pas de recettes pour être une mère/père parfait(e) mais en tout cas il y a des tas de choses comme ça que tu fais, que tu es capables de faire sans même y réfléchir parce que tu es mère/père, et peut être pourrions-nous pousser le vice à dire « une bonne mère »/ »bon père ».

On fait de notre mieux chaque jour, chacun à sa manière avec de gros moments de solitudes profondes quand on se rend compte à quel point on est devenu bizarre ou à quel point on est ridicule, mais c’est ça qui est fun!

Et vous, qu’est-ce que vous acceptez depuis que vous êtes devenus parents?

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8 commentaires sur « La crotte de nez ou la prise de conscience »

  1. J’accepte, sans trop avoir le choix, de me lever 2/3 fois par nuit en renonçant à mes nuits de marmotte… C’est pas franchement la partie que je préfère.

      1. Mais sinon c’est tout pareil : je redécouvre mes bijoux depuis que j’ai repris le boulot et je n’ai pas fait de shopping depuis…?

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